
NFA Live! Bitcoin, AI, FOMC, SpaceX, World Cup
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Dans cette édition de NFA Live, Ben, Guy de Coin Bureau et Rob de Digital Asset News discutent de l'état actuel du marché de la cryptomonnaie, de l'impact de l'intelligence artificielle, de l'IPO de SpaceX et de la politique de la Fed.
La discussion débute par la constatation que le marché de la cryptomonnaie est dans une phase d'attente, en partie à cause de la lenteur du processus législatif pour le Clarity Act aux États-Unis. Un point majeur soulevé est la blurring line entre les cryptomonnaies traditionnelles et les actifs numériques tokenisés. Coinbase, par exemple, étend son support pour les actions tokenisées, permettant même le paiement de dividendes en stablecoins. Cela soulève la question de l'avenir des altcoins, dont beaucoup manquent d'utilité réelle face à cette nouvelle flexibilité des actifs numériques. Guy souligne que les actifs numériques ne se limitent plus aux cryptomonnaies, et que l'émergence d'alternatives plus excitantes détourne l'attention du secteur. De plus, la cryptomonnaie fait face à une opposition puissante de la part d'institutions et d'entités qui souhaitent limiter son influence, comme en témoigne l'exclusion de Binance de Grèce. Rob ajoute que la saisonnalité, le cycle de quatre ans typique du Bitcoin, ainsi que des événements comme les effondrements de Voyager et Celsius, le FUD général, les questions macroéconomiques, la quantité de calcul et l'incertitude autour du Clarity Act contribuent à la situation actuelle. Il anticipe cependant un potentiel rebond du marché en octobre.
La conversation se tourne ensuite vers l'intelligence artificielle (IA) et son potentiel à générer des gains de productivité. Ben partage son expérience personnelle, constatant une amélioration de la qualité de ses miniatures YouTube grâce à l'IA, et attribue ce succès à un ami dans le domaine de l'IA. Il pose la question de savoir si l'IA livrera réellement ces gains de productivité ou s'il y aura un décalage entre les attentes et la réalité. Rob, rappelant que les marchés baissiers sont des périodes propices à l'accumulation, compare l'arrivée de l'IA à celle des premiers ordinateurs personnels et d'Internet, soulignant que les technologies évoluent souvent de manière imprévue. Il réfute l'idée que l'IA va remplacer les emplois, affirmant plutôt qu'elle va "supercharger" les employés et les propriétaires d'entreprises, leur permettant de travailler plus efficacement et d'augmenter leurs revenus. Rob illustre cela avec son propre exemple : il a réussi à réduire considérablement ses coûts d'hébergement web et de services associés en utilisant des outils comme Claude, Firebase et Google Cloud, transformant des dépenses annuelles de plus de 2500 dollars en environ 1 dollar par mois. Il explique comment l'IA peut automatiser des tâches complexes, comme la recherche de subventions pour une association à but non lucratif, ou l'optimisation de la gestion financière d'une entreprise. Il met en avant le concept de "Self Software as a Service" (SSaaS), où les utilisateurs peuvent personnaliser et utiliser des logiciels sans avoir besoin d'équipes de développement coûteuses. Il partage également un cas d'usage où l'IA a permis d'augmenter de manière spectaculaire la visibilité d'une vidéo YouTube en optimisant son titre, sa description et son format.
Guy, bien qu'il n'exploite pas autant d'entreprises basées sur l'IA que Rob, confirme que l'IA a effectivement augmenté sa productivité, lui permettant de gagner du temps pour des activités plus enrichissantes. Il exprime une préoccupation concernant l'impact de l'IA sur les jeunes générations, craignant qu'elle ne prenne les emplois que les jeunes pourraient autrement occuper pour gravir les échelons professionnels. Il mentionne les huées lors de discours de remise de diplômes lorsque l'IA est évoquée, soulignant la peur et la réticence que cette technologie suscite chez une partie de la population. Rob ajoute que les entreprises qui proposent des versions premium de leurs services basés sur l'IA pourraient devoir justifier leurs valorisations massives en générant des revenus plus concrets à l'avenir, remettant en question la durabilité du modèle actuel de "token subsidisé".
La discussion aborde ensuite l'IPO de SpaceX. Rob, qui a produit une vidéo sur le sujet, suggère qu'il ne faut pas être contre Elon Musk. Il note la volatilité des actions, comparativement aux cryptomonnaies, et pense que l'IPO pourrait être une opportunité d'achat à terme, mais pas immédiatement. Il anticipe une baisse potentielle lorsque l'enthousiasme initial s'estompera et que les valuations seront réévaluées. Guy partage cet avis, qualifiant les chiffres de SpaceX d' "insensés" (130x revenus) et le marché adressable estimé à 28 trillions de dollars comme basé sur des prédictions optimistes. Il pense qu'il y aura un bon moment pour acheter SpaceX, mais pas maintenant, anticipant une possible baisse après l'engouement. Cependant, il considère cet événement comme historique, marquant un pas tangible vers une civilisation multi-planétaire. Il mentionne également l'intérêt de SpaceX pour les centres de données dans l'espace et les initiatives chinoises de centres de données sous-marins. Ben fait le parallèle avec l'IPO de Tesla, qui a connu une forte hausse initiale suivie d'une chute. Il souligne que 90% des IPO se négocient sous leur prix initial, suggérant une volatilité potentielle pour SpaceX.
La dernière partie de la discussion porte sur la politique de la Fed et la Coupe du Monde. Guy interprète les récentes déclarations de Kevin Warsh comme un changement de régime à la Fed, avec une méfiance envers les "forward guidance" et une tendance hawkish. Il estime que les hausses de taux avant la fin de l'année restent probables. La question de la Coupe du Monde suscite des réactions variées. Rob avoue ne pas suivre le football et avoir quitté X (anciennement Twitter) pour éviter la perte de temps, à l'exception de l'appréciation des commentaires positifs sur l'Amérique de la part des visiteurs étrangers pendant l'événement. Guy, quant à lui, exprime son étonnement face aux personnes qui ne regardent pas la Coupe du Monde, la considérant comme le meilleur événement de l'année. Il choisit l'Iran comme outsider pour remporter le tournoi, soulignant leur résilience et leur force. Ben, pour sa part, soutient l'équipe des États-Unis, appelant à la mobilisation pour la soutenir. La discussion se conclut sur une note légère avec des réflexions sur la difficulté de prédire les résultats sportifs et sur l'importance de profiter de l'événement. Les intervenants annoncent leur présence sur les chaînes respectives la semaine suivante.