
Time Is Real. The Block Universe Is Wrong.
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L'argument standard pour l'univers-bloc est simple : la relativité restreinte implique que les surfaces spatiales ne sont pas préférées, donc un univers-bloc. Cependant, la relativité générale, et non la restreinte, décrit l'univers. Contrairement à l'idée qu'il n'y a pas de surfaces de temps préférées, chaque modèle cosmologique a des sections spatiales et temporelles préférées, comme les cosmologies de Robertson-Walker. Cela est ignoré par ceux qui soutiennent l'univers-bloc.
Mon modèle est un univers-bloc en évolution. L'espace-temps grandit, propulsé par les équations de champ d'Einstein, notamment les équations ADM, qui décrivent la gravité comme un espace-temps évoluant avec le temps. L'univers a commencé il y a 13,87 milliards d'années et continue de vieillir. Cette évolution établit une direction globale du temps, du début immuable au présent en constante évolution.
Un paradoxe est que les équations fondamentales de la physique sont symétriques dans le temps. Les flèches locales du temps (thermodynamique, électrodynamique, gravitationnelle, sonore) dérivent de cette direction globale du temps, qui brise la symétrie temporelle. Les équations sont symétriques, mais leur contexte ne l'est pas. Nous vivons dans un univers-bloc en évolution, et la direction du temps vient de son expansion.
La transition quantique-classique est un problème majeur en théorie standard. La plupart des théories ne clarifient pas comment les fluctuations quantiques deviennent classiques. Avec Barbara Drossel, nous proposons le « contextual wave function collapse », où l'effondrement de la fonction d'onde est réel et déterminé par le contexte.
L'idée d'une fonction d'onde de l'univers entier est un non-sens. Les équations de Dirac et de Schrödinger sont linéaires, mais l'univers réel ne l'est pas. La solution réside dans la relativité générale : il n'y a pas de système de coordonnées unique pour l'espace-temps, mais un atlas de coordonnées locales. De même, il n'y a pas de fonction d'onde globale, mais des fonctions d'onde locales qui couvrent l'espace-temps. Cela mine l'idée du multivers quantique.
Je suis sceptique quant à l'existence de multivers non observables ou testables, les considérant comme de la métaphysique plutôt que de la physique. En tant que scientifique conservateur, je me base sur des fondements théoriques et expérimentaux solides. La cosmologie pose un problème fondamental : l'unicité de l'univers. Nous ne pouvons l'observer que d'un seul point de vue, ce qui rend difficiles les arguments de réglage fin ou les principes anthropiques basés sur des distributions de probabilité a priori. Nous ne disposons que d'un seul exemple. L'univers pourrait se refermer sur lui-même à une échelle plus grande ou plus petite que l'horizon, ce dernier étant ma préférence philosophique, car il changerait notre relation observationnelle avec l'univers.