
Amalia MATTAÖR passe de la haute couture à la médiumnité
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Amalia Mataor se présente comme une médium inclassable, une personnalité atypique qui a eu un parcours de vie singulier. Avant de se consacrer pleinement à la médiumnité, elle a évolué pendant près de 20 à 25 ans dans le monde de la mode, en tant que styliste et créatrice pour de grandes maisons de couture et pour sa propre marque de sacs de luxe. Elle a même réussi à lever un million d'euros pour lancer sa marque, preuve de sa détermination.
Ce don de médiumnité, elle l'a depuis l'enfance. Elle voyait des choses sur les gens, même sur ses parents et sa sœur. Elle explique que cette capacité lui a été utile dans la mode, où l'anticipation des tendances est cruciale. Pour elle, la médiumnité ne se limite pas à voir l'avenir, mais englobe aussi l'anticipation, l'harmonie et une hyper-empathie envers autrui. Ces qualités l'ont aidée dans ses rencontres professionnelles et dans la gestion des relations au sein des équipes.
Amalia souhaite dépoussiérer l'image des médiums et voyants, souvent connotée négativement. Elle déplore que la spiritualité soit parfois perçue comme le "parent pauvre" et que les médiums soient accusés de manipulation ou d'exploitation de la faiblesse humaine. Elle admet que des charlatans existent, comme dans tout domaine, mais insiste sur l'importance de l'éthique et de la bienveillance dans sa pratique. Elle ressent parfois une gêne à se présenter comme médium, face aux préjugés.
Pour contrer ces clichés et assurer une pratique éthique, Amalia établit des règles claires au début de chaque séance :
1. **Le libre arbitre :** Elle transmet des informations qu'elle reçoit, mais insiste sur le fait que la personne conserve toujours son libre arbitre. Les informations sont des "potentialités", comme un "cloud d'information", que chacun peut choisir d'activer, de retarder ou même de rater. Elle ne prend jamais la main sur le destin des autres, se considérant comme un simple canal.
2. **La peur :** Elle encourage à ne pas avoir peur des médiums. Son rôle est de donner des clés et d'anticiper les événements pour faire gagner du temps aux consultants, que ce soit en amour, pour l'argent, le travail ou la santé. Elle donne l'exemple d'une situation où elle a perçu un problème de santé grave chez le père d'une cliente, ce qui a permis un diagnostic précoce et un traitement rapide, faisant ainsi gagner un temps précieux.
3. **La "blurry zone" (zone floue) :** Amalia explique que certaines informations qu'elle reçoit peuvent être floues ou incompréhensibles au moment de la consultation. Pour cette raison, elle demande toujours aux consultants d'enregistrer la séance. Souvent, en réécoutant l'enregistrement des mois ou des années plus tard, les personnes réalisent la pertinence de ces informations, qu'elles n'avaient pas saisies sous le coup de l'émotion ou de la projection.
4. **La connexion énergétique post-séance :** Elle mentionne rester connectée énergétiquement avec les personnes pendant environ deux mois après une séance, recevant parfois des flashs supplémentaires. Elle explique que les consultants pensent aussi beaucoup à elle durant cette période, ce qui est normal, l'énergie étant encore présente. Les confirmations des prédictions se manifestent souvent après cette période.
Amalia insiste sur la lourdeur de sa responsabilité et la charge mentale et énergétique que représente son métier. Elle limite son nombre de séances à deux par jour pour maintenir la qualité de son travail et donner le maximum d'elle-même.
Elle aborde la notion de temps en médiumnité, affirmant que le temps n'est pas une ligne mais un point, et qu'elle a accès à des informations sans le vouloir. Pour elle, la médiumnité relève de la physique quantique, impliquant une interaction directe et constante avec les réalités des gens, y compris les aspects les plus difficiles comme la mort, la souffrance, l'abandon ou la maladie.
Son activité a pris une dimension internationale, avec 98% de ses consultants vivant à l'étranger (États-Unis, Angleterre, Inde, Afrique du Sud, Singapour, Corée, Canada, Australie). Elle y voit une richesse humaine, constatant que, quelle que soit leur culture ou religion, les gens se posent les mêmes questions fondamentales. Elle souligne que ses voyances ne sont pas uniquement sombres ; elle voit aussi de nombreuses histoires merveilleuses et positives, comme des rencontres amoureuses improbables, des réussites financières inattendues ou des grossesses après des difficultés.
Concernant le contexte géopolitique anxiogène, elle a déjà perçu des éléments. En janvier, avant la guerre au Moyen-Orient, elle avait senti une année 2026 difficile avec un contexte politique et de guerre, et la disparition d'une figure spirituelle. Plus récemment, elle ressent un danger planant sur une figure spirituelle importante, sans pouvoir donner de détails précis, car l'information lui parvient sous forme d'énergie ou de "blurry zone". Elle est prudente dans l'expression de ces visions délicates, consciente de leur impact potentiel et de la difficulté d'interprétation.
Lorsqu'elle perçoit des événements difficiles comme la mort ou des accidents, elle se doit de transmettre l'information avec la plus grande délicatesse et humanité, sans jamais mentir. Elle a vécu des expériences où elle a pu prévenir des accidents ou apporter des messages d'apaisement de défunts, soulignant que ces derniers ne sont pas toujours malheureux et cherchent parfois à s'exprimer via un canal. Elle ne voit pas les défunts comme des fantômes, mais reçoit des mots, des phrases et des images. Elle a pu décrire des objets personnels de défunts que personne ne pouvait inventer, ce qui conforte les personnes cartésiennes.
Le point de bascule de sa carrière de médium est survenu en deux étapes. La première, autour de 2010-2011, alors qu'elle dînait avec des amis à Paris, un couple américain l'a approchée. À l'époque, elle n'avait pas encore ses règles éthiques et a donné des prédictions très directes, notamment un divorce imminent et la naissance de jumeaux. Deux mois plus tard, elle les a revus à New York et est devenue amie avec eux. Des années après, tout ce qu'elle avait prédit s'est réalisé, y compris le divorce, le choix de l'avocat et la naissance des jumeaux. Cette expérience a conduit l'amie à l'inviter à New York en 2019, où elle a commencé à faire des voyances pour un cercle très varié de personnes, du personnel de maison aux personnes très fortunées. Cela a ouvert des connexions à l'échelle mondiale.
Le deuxième point de bascule est plus récent, l'année dernière, lorsque deux influenceurs très connus, dont Vex King (auteur de livres sur la spiritualité avec 2,5 millions de followers), ont parlé d'elle et l'ont remerciée publiquement. Cela a rendu sa visibilité exponentielle, alors qu'elle fonctionnait auparavant principalement par le bouche-à-oreille. Elle exprime une grande gratitude envers eux, car ils l'ont reconnue pour la qualité de ses guidances, sans se soucier de sa notoriété. L'évolution de son don l'a également menée vers la guidance, où elle aide les gens à gérer des projets ou à transcender des situations complexes en fonction des éléments qu'ils lui fournissent.
Amalia maintient le même processus avec tous ses consultants, quelle que soit leur culture ou religion, insistant sur le fait que l'énergie du consultant doit être en accord pour que la lecture soit possible. Elle ne se considère pas comme un "phénomène de foire".
Elle aborde la question de l'argent dans la spiritualité, déplorant le jugement et le sentiment que les médiums ne devraient pas être rémunérés. Elle justifie ses tarifs (111 € pour 30 minutes, 222 € pour 1 heure, chiffres symboliques liés aux numéros des anges) en soulignant que la moitié est reversée à l'État et que la qualité de son travail, la générosité de son temps et le service après-séance justifient ces sommes. Elle compare cela aux dépassements d'honoraires de certains spécialistes. Elle se permet le "luxe" de ne faire que deux séances par jour pour garantir la qualité, ce qui implique des tarifs plus élevés.
Son vrai nom est Amalia Mataor, un nom d'origine austro-hongroise qu'elle a légèrement modifié. Son grand-oncle, Joseph Mataor, a travaillé avec Einstein sur la physique quantique, ce qui ajoute une dimension particulière à son héritage.
Elle incarne pleinement ce qu'elle dit et fait, un alignement qu'elle considère essentiel. Elle souhaite que l'on retienne d'elle qu'elle est une "gentille voyante" et que les médiums ne sont pas le "parent pauvre de la spiritualité". Elle regrette de devoir justifier constamment sa légitimité et la valeur de son travail, contrairement à d'autres professions spirituelles. Elle a parfois regretté son don dans des contextes professionnels où il était incompris.
Elle n'a aucun regret concernant sa vie passée dans la mode, un milieu qui a beaucoup changé. Ses sacs existent toujours mais ne sont plus produits. Elle aimerait que le monde de la mode ait le courage de travailler avec elle malgré sa reconversion, soulignant la difficulté de faire accepter la transversalité des parcours professionnels. Amalia propose des consultations en visio, ce qui facilite son travail avec une clientèle internationale. Elle est prête à faire de la médiumnité en public si cela peut aider.