
Forcés de vendre leurs bitcoins ? Ce pays va mettre cela en place
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Le 5 avril 1933, Franklin Roosevelt a rendu illégale la possession d'or aux États-Unis, obligeant les Américains à vendre leur or à la Réserve fédérale sous peine de prison. Près d'un siècle plus tard, le 17 avril 2026, l'Afrique du Sud a publié un projet de loi basé sur une législation de 1933, visant cette fois les cryptomonnaies. Ce texte, s'il est adopté, permettrait à l'État de saisir les cryptos de ses citoyens au prix du marché.
Concrètement, tout résident sud-africain détenant des cryptos au-dessus d'un certain seuil devrait les déclarer au Trésor public et les proposer à la vente. Le Trésor pourrait alors les racheter en rands sud-africains. L'article 25 du texte est crucial : il obligerait les personnes ciblées à fournir leurs mots de passe, codes PIN et clés privées, sous peine d'une amende d'un million de rands et de 50 ans de prison. Le seuil de déclaration serait fixé et modifiable par le ministre des Finances sans vote parlementaire.
Ce projet est inédit car il attaque la souveraineté individuelle sur l'argent, principe fondateur des cryptomonnaies. Bien que Bitcoin soit conçu pour résister à la censure, la loi sud-africaine cible directement les citoyens et leur droit de refuser. Ce précédent est dangereux car d'autres pays pourraient l'imiter, d'autant plus que la France envisage déjà de déclarer les portefeuilles crypto auto-hébergés.