
The Most Urgent Need of the Hour | Ian Somerhalder & Sadhguru | 4K UHD
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Le discours souligne l'importance vitale du sol et la nécessité pour l'humanité de se reconnecter à la Terre. Il aborde la crise de la dégradation des sols, l'impact sur la santé humaine et l'environnement, et propose des solutions concrètes, notamment l'agriculture régénératrice et des changements de politique.
L'orateur principal, Sadguru, met en lumière le fait que l'expérience humaine, qu'il s'agisse de la douleur ou du plaisir, de la joie ou de la misère, provient de l'intérieur. Il insiste sur l'idée que si nous cherchons le bien-être, il est naturel de se tourner vers l'intérieur. Cependant, il existe une idée fausse selon laquelle se tourner vers l'intérieur signifie abandonner sa vie et se retirer dans une grotte himalayenne, une image qui, selon lui, découle de périodes d'invasions cruelles en Inde où les personnes engagées dans des processus spirituels ont dû fuir pour survivre.
Pour Sadguru, le premier objectif de l'être humain est l'agrément de la vie, qui se manifeste par la santé, le plaisir, la paix, la joie, l'amour et la compassion. Ces niveaux de bien-être, une fois atteints, peuvent conduire à la recherche de la profondeur de l'expérience. Il critique l'idée que le bonheur se trouve au ciel, affirmant que cette conception est le résultat d'une "publicité" pour le paradis comme lieu agréable.
Un point fondamental est que toute expérience humaine est générée de l'intérieur. Pour que cela se produise, certaines bases externes doivent être établies, la plus essentielle étant la nourriture. La nourriture est un besoin fondamental, et 97% de nos aliments proviennent du sol. Sadguru insiste sur le fait que le sol n'est pas une matière inanimée, mais le plus grand système vivant connu dans l'univers. Une poignée de terre contient des milliards d'organismes, soulignant que la vie fondamentale est micro-organique.
Il déplore que nous, en tant qu'êtres humains, ne sachions pas "être". Si nous savions être, nous nous maintiendrions à un niveau de plaisir élevé. La conversation aborde la baisse de la consommation d'alcool, mais note que les gens transportent désormais "quelque chose d'autre dans leurs poches", faisant allusion à des formes de dépendance non embouteillées.
La dégradation des sols est une préoccupation majeure. Depuis l'après-Seconde Guerre mondiale, le monde a perdu environ 60% de sa couche arable et 90% de la valeur nutritive de nos aliments. Cette dégradation est directement liée à la dégradation des aliments. La population humaine est passée de 1,6 milliard au début du XXe siècle à 8,4 milliards aujourd'hui. Bien que la longévité soit une bonne chose, l'accroissement démographique et la consommation excessive posent problème. Sadguru plaide pour une reproduction et une consommation conscientes.
Il souligne des chiffres alarmants : 84% de la population d'insectes a disparu en 70 ans, 73% de la population de vertébrés et 92% de la vie en eau douce. Ces pertes massives menacent l'avenir de nos enfants. Des scientifiques responsables préviennent qu'au-delà de 2045, il sera extrêmement difficile de vivre sur cette planète en raison des défis pour la santé mentale et physique. Sadguru critique la fierté de sauvegarder des espèces "comptables" comme les tigres ou les pandas, tout en ignorant les microorganismes, fondement de notre existence.
Un plan est proposé : l'agriculture régénératrice. Ce système non seulement préserve les sols, mais les reconstruit. Il est en train de prendre de l'ampleur aux États-Unis, avec 100 millions d'acres convertis, ce qui représente environ 10% des terres agricoles américaines. L'abandon du labourage et la réduction des intrants chimiques permettent aux agriculteurs d'économiser des milliards de dollars et améliorent la santé des sols, la valeur nutritive des plantes, la santé humaine et réduisent les coûts de santé mentale.
Sadguru insiste sur la nécessité d'un changement de politique. Il propose une loi exigeant un contenu organique minimum de 3% à 6% dans les terres agricoles. Il note que l'agriculture actuelle est excessive, produisant de la nourriture pour plus de 15 milliards de personnes, alors que nous en gaspillons une grande partie. La majeure partie des terres agricoles (41 millions de km²) est utilisée pour les animaux et leur alimentation. Une réduction de 25% de la consommation de viande libérerait 10 millions de km² de terres.
Il critique l'appellation de "saleté" (dirt) pour le sol, soulignant que la façon dont nous valorisons quelque chose dans notre esprit détermine la façon dont nous le traitons. Le sol, en tant que matériau créateur de vie, devrait être appelé "terre mère". Il rappelle que l'Arabie Saoudite, aujourd'hui un désert, était une riche forêt tropicale il y a 8 000 ans, un exemple de la rapidité avec laquelle les paysages peuvent changer si le sol n'est pas entretenu.
La perte de micronutriments dans les aliments est un autre problème majeur. Une orange californienne de 1920 contenait autant de nutriments que huit oranges aujourd'hui. Cette carence contribue à la déstabilisation mentale et physique. Sadguru met en contraste l'opulence des États-Unis, avec leur vaste choix de nourriture et de modes de vie, avec un budget de santé de 5 250 milliards de dollars, ce qui indique une alimentation de mauvaise qualité.
Il dénonce le fait que les dirigeants élus se concentrent sur des résultats à court terme (4 à 5 ans), négligeant les problèmes à long terme comme la dégradation des sols. En Inde, la population bovine a diminué, et les agriculteurs ne veulent plus que leurs enfants suivent leurs traces, menaçant la transmission du savoir-faire agricole.
Sadguru met en avant l'importance du cycle de la vie : ce que nous consommons doit retourner au sol. Il n'y a que deux sources de matière organique : les déchets végétaux et animaux. Il rejette l'idée que l'intelligence artificielle puisse remplacer la vie. Il mentionne l'utilisation excessive d'engrais et de pesticides aux États-Unis, qui a créé une "zone morte" de plus de mille miles carrés dans le Golfe du Mexique.
Le corps humain est le sol sur lequel nous marchons ; ils ne sont pas deux choses différentes. Pour renforcer le corps, il faut renforcer le sol en nourrissant les microorganismes avec de la matière organique. Nous nous sommes éloignés de la Terre, et cette déconnexion a des conséquences graves. Le corps humain n'est sain que si son microbiome intestinal l'est, tout comme le sol n'est sain que si son microbiome l'est. C'est le même processus biologique.
L'orateur explique comment une grande entreprise chimique, Monsanto, a influencé les programmes d'études agricoles universitaires pendant 40 ans par le micro-financement, limitant la diffusion des connaissances sur les pratiques régénératrices. Il encourage à regarder le film "Common Ground" pour comprendre cette réalité.
L'agroforesterie, rebaptisée "agriculture basée sur les arbres" pour éviter les obstacles administratifs, est présentée comme une solution prometteuse. Elle peut stopper l'expansion du Sahara et du Sahel. Les arbres modifient les vents, augmentent la transpiration (qui représente 40% du cycle de l'eau sur Terre) et améliorent la sécurité alimentaire et la santé mentale.
Sadguru partage son expérience de plantation de millions d'arbres en Inde, qui a réduit les températures locales de 4 à 5 degrés. Il souligne que de petits efforts peuvent avoir un impact significatif. Il insiste sur le fait que la solution réside dans la politique, garantissant que personne ne puisse dégrader le sol, non seulement aujourd'hui, mais aussi demain.
Il mentionne les bienfaits du contact avec la nature pour la santé mentale et le système immunitaire. Les enfants qui grandissent dans des environnements verts ont une meilleure résilience mentale. Il raconte comment son propre système immunitaire est cinq fois plus fort que la normale, attribué à son contact quotidien avec la Terre et à la consommation de feuilles non lavées.
La discussion se tourne vers l'eau chlorée, qui tue les bactéries nécessaires à la vie et à la digestion. Sadguru critique la tendance à tout stériliser, soulignant que nous empoisonnons notre eau et notre nourriture, ce qui entraîne des problèmes de santé neurologiques et intestinaux.
Enfin, il exhorte à une prise de conscience de notre place dans le cosmos. Nous sommes un "micro-point" sur la Terre, et notre corps est constitué du sol que nous avons consommé. Nous ne sommes pas séparés de notre environnement. Cette compréhension est essentielle pour changer notre relation avec la planète. Il conclut en disant que le véritable "message à retenir" est qu'il n'y a rien à "retenir", car nous n'avons rien apporté à cette Terre.