
Livrer un outil IA à 5 000 € à une PME avec Claude Code (De A à Z)
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Ce contenu présente une méthode complète pour livrer des outils basés sur l'intelligence artificielle à des entreprises, même sans être développeur. L'auteur, Simon, fort de trois ans d'expérience dans l'IA et d'un accompagnement de nombreux consultants et entreprises, insiste sur le fait que le développement technique n'est pas le principal obstacle ; c'est plutôt la gestion du projet de A à Z, de la prise de contact client à la livraison et à la facturation, qui constitue le véritable défi.
La démarche est structurée en quatre étapes clés avant même de commencer le développement :
1. **Idéation :** Cette phase s'appuie sur le compte-rendu (transcript) d'un rendez-vous client, idéalement enregistré par une IA comme Fireflies ou Fathom. Ce transcript est ensuite soumis à Claude (un modèle d'IA) pour un brainstorming. L'objectif n'est pas d'inventer une solution, mais de s'appuyer sur le contexte et les problématiques spécifiques de l'entreprise cliente, tels qu'exprimés lors de la rencontre, pour générer une idée de solution IA pertinente.
2. **Cadrage du projet (PRD) :** Une fois l'idée générée, il est crucial de définir précisément le périmètre du projet. Cela passe par la création d'un "Product Requirement Document" (PRD), similaire à un cahier des charges. Le PRD détaille ce que l'outil doit faire, pour qui, dans quel contexte, comment il doit être utilisé, et surtout, ce qu'il ne doit pas faire. Pour élaborer le PRD, un "rapport d'audit" est d'abord créé à partir du transcript de la conversation client et de l'idée initiale. Ce rapport clarifie le contexte de l'entreprise, le problème actuel, les processus en place et les outils déjà utilisés. Après validation de ce rapport par l'IA, le PRD est rédigé.
3. **Création du fichier de contexte (cloud.md) :** Ce fichier agit comme la mémoire de l'IA pour le projet. Il est généré à partir du PRD et donne à Claude Code toutes les instructions et règles nécessaires pour développer la solution. Il permet de transformer un outil de développement générique en un développeur spécialisé pour la tâche à accomplir, en définissant les missions et les contraintes. Le PRD sert de plan d'architecte, tandis que le cloud.md est une décomposition détaillée de ce plan avec toutes les règles à suivre par le développeur IA.
4. **Développement de la solution (MVP) :** Une fois la documentation prête, le développement peut commencer en utilisant Claude Code. En glissant le fichier cloud.md dans l'interface et en donnant une instruction claire (par exemple, "construis le MVP pour créer des devis"), l'IA génère rapidement une première version fonctionnelle de l'outil (Minimum Viable Product). Cette version, bien que fonctionnelle, n'existe alors que sur l'ordinateur du consultant.
L'étape suivante concerne la mise à disposition de l'outil pour le client. Pour cela, trois outils sont indispensables :
* **GitHub :** Sert de coffre-fort pour le code, permettant de stocker l'historique des modifications et de faciliter la récupération du code en cas de changement d'ordinateur ou pour le transfert vers d'autres plateformes.
* **Supabase :** Fonctionne comme une base de données sécurisée pour stocker et structurer les données du client (devis, catalogues, pricing, etc.) et pour gérer les comptes utilisateurs (espaces clients avec identifiants).
* **Vercel :** Permet de déployer l'application en ligne à partir d'une adresse web dédiée (par exemple, www.nomdelentreprise.fr), rendant l'outil accessible au client.
Une fois l'application fonctionnelle et accessible, la question de la livraison et de la facturation se pose, avec deux modèles principaux :
* **Modèle 1 : Le consultant garde tout.** Le consultant possède et paie les comptes GitHub, Supabase, Vercel. Le code développé lui appartient. Il refacture ensuite ces outils à son client sous forme d'abonnement, en plus du coût de développement. La responsabilité du consultant est plus élevée, car il détient les données du client. Ce modèle est adapté aux petits clients ou projets, et s'apparente à un modèle SaaS.
* **Modèle 2 : Tout est migré chez le client.** Le client devient propriétaire du code et paie directement les abonnements aux outils tiers (Supabase, API, etc.). Le consultant est rémunéré pour le développement et peut proposer une maintenance. La responsabilité du consultant est plus faible, car le client gère tout. Ce modèle convient aux grandes structures souhaitant 100% de propriété ou pour des données très sensibles. Il est comparé à la vente d'un appartement, tandis que le modèle 1 est la location d'un appartement meublé.
L'auteur recommande le modèle 1, car il permet de conserver la main sur l'outil et de justifier un abonnement mensuel plus élevé, tout en offrant au client la possibilité de devenir propriétaire ultérieurement. Il souligne que le coût des outils pour le consultant est minime (GitHub gratuit, Supabase et Vercel avec des plans abordables).
La procédure de livraison et de facturation se décompose en huit étapes :
1. **Cadrage :** Création d'un cahier des charges validé par le client, définissant le périmètre du projet. Les demandes hors périmètre seront facturées en supplément. Un acompte est pris, et un nombre d'allers-retours est fixé.
2. **Contractualisation :** Mise en place d'un contrat incluant des clauses RGPD. Pour le modèle 2, une clause de cession est incluse. Pour le modèle 1, une clause de réversibilité permet au client de récupérer le code.
3. **Connexion des outils :** Connexion des outils du client (CRM, boîte mail, agenda) à l'application développée. Le consultant peut être invité en tant que collaborateur ou recevoir les identifiants. Il en va de même pour les API.
4. **Construction de l'application :** Développement de l'outil en prêtant attention à la confidentialité des informations sensibles (clés API, mots de passe).
5. **Présentation de la première version :** Le consultant présente l'outil au client.
6. **Tests et itérations :** Le client teste l'outil via des liens de test Vercel, fournissant des retours pour les versions successives (V2, V3, etc.).
7. **Mise en production :** Une fois l'outil validé, il est déployé en production.
8. **Livraison et maintenance :** Le consultant livre l'application, souvent accompagnée d'une documentation créée par IA (Claude) et d'une vidéo explicative (Loom). La maintenance inclut les débugages, l'hébergement, les mises à jour et les évolutions, avec un délai de réponse garanti.
L'auteur insiste sur l'importance de la validation des contrats par un avocat, car il ne fournit pas de conseils juridiques. Il rappelle que ce processus est une vulgarisation des fondamentaux, et que les étapes peuvent varier en fonction du client et du projet, soulignant l'aspect sur-mesure du métier.
En résumé, le véritable métier du consultant IA ne réside pas dans la maîtrise technique de l'IA, mais dans la compréhension approfondie du business du client, le cadrage précis des projets, la gestion des livrables et la capacité à résoudre les problèmes de manière pragmatique. Le client achète une solution à son problème, un outil fonctionnel et adapté, avec un accompagnement continu. Le lien de description permet d'accéder à une session IA et à un document de feuille de route.