
S'expatrier à Dubaï en 2026 : encore une bonne idée ?
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L'actualité récente au Moyen-Orient a soulevé des questions sur l'opportunité de s'expatrier à Dubaï. L'orateur, ayant vécu cette période sur place, propose de clarifier la situation. La vidéo abordera les faits, les changements concrets et l'intérêt de l'expatriation aux Émirats Arabes Unis (EAU) en 2026, révélant notamment la possibilité de devenir résident fiscal en seulement trois mois.
Le conflit a débuté en février 2026 avec des frappes israélo-américaines contre l'Iran, suivies de représailles iraniennes sous forme de missiles balistiques et de drones sur plusieurs pays du Golfe, dont les EAU, qui furent les plus touchés. Selon le ministère de la Défense émirien, au 1er avril 2026, l'Iran avait tiré plus de 438 missiles balistiques, environ 2000 drones et 19 missiles de croisière. La plupart furent interceptés, mais des débris et drones ont touché des zones habitées. Le détroit d'Ormuz a été temporairement bloqué, créant des tensions économiques.
Sur place, les alertes aux missiles étaient quotidiennes, même la nuit, créant un climat anxiogène. De nombreux expatriés se sont précipités vers les aéroports. Un point crucial est le contrôle strict de l'information par les autorités émiriennes. Des personnes ayant filmé des incidents ont vu leurs téléphones confisqués et leurs vidéos supprimées, certains ayant même été convoqués pour avoir partagé du contenu sur WhatsApp. Cela rappelle que les EAU ne sont pas une démocratie et qu'il existe des règles spécifiques en matière de liberté d'expression.
Le calme est revenu rapidement, les frappes sur les EAU ayant cessé en avril. Les alertes ont pris fin et les expatriés partis sont revenus, notamment pour ne pas payer de loyer inutilement. La vie quotidienne a repris son cours normal. En termes de sécurité, l'indice Numbeo 2026 place Dubaï à 16/100 pour la criminalité, contre 58 pour Paris, suggérant une sécurité statistiquement plus élevée à Dubaï.
Concernant l'expatriation, les raisons fondamentales de s'installer aux EAU demeurent. La fiscalité, en particulier, n'a pas changé. L'impôt sur le revenu est toujours de 0%, sans déclaration annuelle ni prélèvement sur les gains personnels. Les dividendes et plus-values sont également à 0%. La TVA locale est de 5%. Il n'y a pas d'impôt sur la fortune ni de droits de succession.
L'impôt sur les sociétés, inexistant auparavant, a été introduit en juin 2023 à 9% sur les bénéfices dépassant 375 000 AED (environ 93 000 €) par an. En dessous de ce seuil, c'est 0%. Cependant, la plupart des entrepreneurs français aux EAU créent une société en zone franche et facturent des clients étrangers. Dans ce cas, ils bénéficient du statut de "qualifying free zone person" et restent à 0% d'impôt sur l'intégralité de leurs bénéfices, quel que soit le montant. Pour cela, une présence physique aux EAU, des revenus principalement étrangers ou d'autres entreprises en zone franche, et une conformité comptable sont requises. Le taux de 9% s'applique surtout aux sociétés vendant majoritairement sur le marché local sans substance économique réelle sur place. En pratique, la fiscalité reste donc à 0% pour la majorité. Il est crucial d'établir sa résidence fiscale aux EAU et de ne plus être résident fiscal français pour en bénéficier.
Au-delà de la fiscalité, la qualité de vie est intacte. Dubaï reste une ville très bien infrastructurée (routes, transports, hôpitaux, écoles internationales). La sécurité, en dehors des bombardements, est très élevée. La position géographique est un atout majeur, entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique, avec un hub aérien actif.
Le marché immobilier a été le plus visiblement impacté. Après une forte hausse de 70% des prix en 5 ans jusqu'en 2025, le conflit a entraîné une correction de 5,9% en mars et une chute de 37% des volumes de transactions. Pour les locataires, la situation s'est améliorée : les propriétaires acceptent désormais des paiements trimestriels, voire mensuels, et de nombreux biens vacants sont négociables. À long terme, les fondamentaux restent solides, avec 150 000 nouveaux logements attendus entre 2025 et 2027. Goldman Sachs évoque une correction potentielle de 7% par an d'ici 2028 dans un scénario défavorable, mais la plupart des analystes restent positifs.
Les prix du quotidien (courses, restaurants) n'ont pas subi de changement structurel majeur, malgré de légères hausses sur certains produits importés dues à la fermeture temporaire du détroit d'Ormuz. Les locations courte durée (Airbnb) ont fortement baissé pendant les tensions, mais se corrigent déjà. C'est une fenêtre intéressante pour tester la vie sur place.
Pour devenir résident aux EAU en 2026, le conflit n'a pas compliqué les choses, au contraire. La création d'une société en zone franche est la voie la plus courante. Les coûts varient entre 11 500 et 50 000 AED (2 800 à 12 000 €) selon la zone, auxquels s'ajoute le visa de résidence (3 000 à 6 000 AED). Le budget total pour deux ans de résidence est de 4 000 à 15 000 € pour une personne seule, avec des tarifs dégressifs pour les personnes à charge. Le visa est renouvelable indéfiniment si la société est active.
La voie immobilière a connu des changements significatifs depuis avril 2026. Il n'y a plus de montant minimum d'investissement pour obtenir un visa de résident. Posséder un bien immobilier livré, quelle que soit sa valeur, suffit. Le visa est renouvelable tant que l'on reste propriétaire. Cette flexibilité, combinée à la correction des prix, offre une opportunité potentiellement intéressante. Le Golden Visa, pour une résidence longue durée de 10 ans, est aussi une option pour ceux qui cherchent une stabilité et la possibilité de s'absenter plus de six mois des EAU.
Concernant la résidence fiscale, la plupart pensent qu'il faut passer 183 jours aux EAU. C'est le critère automatique. Cependant, pour les non-citoyens, la loi émirienne permet d'obtenir un certificat de résidence fiscale (TRC) à partir de 90 jours de présence physique sur 12 mois, à condition que ce soit le lieu de résidence habituel, principal et le centre des intérêts financiers et personnels. Pour les détenteurs d'une free zone,