
Pédocriminalité Suisse. Partie 3 : L'Affaire Epstein
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Cette vidéo, partie d'une enquête en trois volets, révèle le rôle central de la Suisse dans les activités criminelles de Jeffrey Epstein, notamment en tant que criminel financier et pédocriminel. L'auteur, un journaliste citoyen, dénonce le silence et l'inaction des autorités et de la presse suisses, qu'il qualifie de "négationnisme forcené", comparant leur attitude à celle de J. Edgar Hoover face à la mafia. Il souligne que la Suisse, contrairement à d'autres pays, n'a pas voulu investiguer ou reconnaître la pédocriminalité organisée sur son territoire.
La première partie de l'enquête a mis en lumière la présence d'au moins six pédocriminels organisés au sein de la Radio Télévision Suisse (RTS), une multinationale payée par le contribuable. La presse suisse a qualifié cela de "hasard statistique", une explication que l'auteur rejette en l'absence de comparaison avec d'autres multinationales comme Nestlé. Le numéro 2 de la chaîne à l'époque, Raymond Zomsteg, était un violeur multirécidiviste.
La deuxième partie a montré que la pédocriminalité suisse est huit fois plus représentée que l'allemande dans le tourisme sexuel international, c'est-à-dire le viol d'enfants dans des pays pauvres.
La troisième partie se concentre sur Epstein et la Suisse, démontrant que la Suisse n'a pas servi de simple décor, mais de "base opérationnelle" en Europe pour ses activités. Epstein, qui se présentait comme représentant la branche suisse des Rothschild, était avant tout un grand criminel financier. La Suisse, capitale mondiale du crime financier, lui a fourni des moyens financiers, bancaires, réputationnels et une inertie institutionnelle qui ont rendu son entreprise plus durable, opaque et socialement acceptable, même après sa condamnation pour pédocriminalité aggravée en 2008.
L'auteur insiste sur le fait que la Suisse a rendu Epstein "fréquentable", une situation qu'il compare au cas de Raymond Zomsteg à la RTS, un violeur d'enfants multirécidiviste considéré comme un patron de chaîne de télévision respectable par l'État suisse. Il mentionne également la protection accordée par la Suisse à Roman Polanski et à un certain Gonia, condamné pour viol sur mineur à Madagascar.
Un mémo accablant indique que "l'écosystème suisse (banques, régulateurs, places privées, quant financiers et lieux de prestige) a apporté à Jeffrey Epstein et à son réseau une assistance objective, répétée et utile". Les services suisses ont accru l'opacité financière, la crédibilité sociale, la mobilité européenne et la capacité de contrôle matériel du réseau Epstein.
La Suisse bancaire est mise en cause à trois niveaux :
1. Des comptes et services de banque privée étaient rattachés à Epstein lui-même après sa condamnation en 2008, notamment trois comptes chez HSBC Private Bank Suisse, malgré des rapports d'activité suspects.
2. La banque suisse Edmond de Rothschild et sa dirigeante ont entretenu une relation professionnelle et personnelle intense avec Epstein de 2013 à 2019, après sa condamnation, y compris dans des dossiers juridiques sensibles.
3. UBS aurait servi Ghislaine Maxwell pendant des années, déplaçant même des fonds après l'arrestation d'Epstein.
La Suisse territoriale est également impliquée. Genève était une place bancaire privilégiée d'Epstein. Zurich est le lieu d'où provenaient des propositions de jeunes femmes sous le terme d'"assistantes", et la police suisse n'a pas suivi cet homme pourtant condamné. Verbier et Montreux étaient des lieux de séjour privilégiés d'Epstein.
La Suisse réglementaire est accusée de manquements graves. La FINMA rappelle que la loi suisse impose aux intermédiaires financiers des devoirs de diligence, de clarification, de documentation et de communication. Or, Edmond de Rothschild, HSBC Private Bank Suisse, Crédit Suisse et UBS ont été publiquement associés à des manquements graves ou à des conduites de dissimulation active. Cette répétition fait tomber toute défense basée sur l'accident isolé. La Suisse est qualifiée de "facilitatrice", ayant fourni au réseau Epstein l'infrastructure dont un trafic sexuel transnational a besoin : argent, secret, mobilité, statut et silence.
Les victimes du réseau Epstein seraient fondées à demander des réparations à l'État suisse et aux sociétés impliquées, notamment devant la Cour européenne des droits de l'homme. Les preuves incluent des courriels (gmail.org/world), des documents des "Epstein Files", des communiqués officiels du Department of Justice (DOJ), de la FINMA et de Fedlex, ainsi que des enquêtes de presse internationale.
L'entreprise Epstein avait besoin de banques, d'avocats, d'intermédiaires, de lieux pour loger et former des femmes, et de salons pour paraître respectable, tout ce que la Suisse a fourni après sa condamnation. L'auteur souligne l'ironie de la Suisse qui protège des criminels comme Polanski et Gonia, tout en persécutant des lanceurs d'alerte et des figures comme Kémi Séba ou Jacques Baud.
La chronologie des faits montre que la Suisse est devenue une base d'opérations pour Epstein dès 1996. Après sa condamnation en Floride en 2008, toute banque privée sérieuse aurait dû le traiter comme un client à risque extrême, ce qui n'a pas été le cas. De 2013 à 2019, la relation entre Epstein et Ariane de Rothschild a continué, avec des échanges professionnels et personnels, et un projet de contrat de 25 millions de dollars. En 2015, le DOJ annonce un accord avec Edmond de Rothschild Suisse pour avoir aidé des clients américains à commettre des crimes fiscaux. En 2016, des sources rapportent qu'Epstein détenait trois comptes chez HSBC Private Bank en Suisse. La même année, un courriel propose à Epstein une "assistante" à Zurich, terme utilisé pour des jeunes femmes exploitées sexuellement. En 2018, la FINMA constate de graves infractions aux règles anti-blanchiment chez Rothschild Bank AG et Rothschild Trust Suisse. En 2019, au moment de l'arrestation d'Epstein, une de ses "assistantes", Karina Chouak, était en Suisse pour des études payées par Epstein, et il lui fut conseillé de rester sur place. De 2019 à 2020, Reuters rapporte qu'UBS a géré jusqu'à 19 millions de dollars pour Ghislaine Maxwell, déplaçant même de l'argent après l'arrestation d'Epstein. En 2024 et 2025, la FINMA et le DOJ continuent de sanctionner des banques suisses pour des manquements graves liés au blanchiment et à la dissimulation d'actifs.
L'auteur dénonce l'absence totale d'enquêtes ou de perquisitions en Suisse concernant l'affaire Epstein, contrastant avec l'ouverture de procédures en France. Il insiste sur le fait qu'Epstein n'était pas un simple client ou une connaissance lointaine, mais un conseiller informel, introducteur et confident d'une dirigeante de banque privée suisse, ce qui est "le fait le plus destructeur pour la défense suisse du hasard". Ce statut lui a conféré une "utilité sociale" et une respectabilité.
Les défenses anticipées de la Suisse ("relations sociales", "absence de connaissance des crimes", "entités privées", "décisions Finma et DOJ portent sur d'autres affaires", "aucune demande d'entraide judiciaire américaine") sont réfutées. L'auteur souligne que le droit pénal commence au soupçon sérieux, aux "red flags", et non au verdict final. Epstein, après 2008, était un délinquant condamné, et Maxwell, après 2019, le centre financier et humain d'un dossier mondial de crime contre l'humanité.
L'auteur exige des mesures d'enquête immédiates : production de tous les dossiers bancaires (KYC, évaluations de risque, bénéficiaires effectifs), revues de réputation, signalements MROS, correspondances, registres d'aéroports, dossiers d'hôtels et d'instituts, communications des autorités, et une revue indépendante par la FINMA. Il demande l'ouverture d'une enquête fédérale indépendante, la création d'un fonds de réparation financé par les institutions suisses impliquées, et l'examen de l'aptitude des cadres bancaires.
Il conclut que la Suisse n'a pas été un simple pays de passage, mais un "multiplicateur de puissance" pour le réseau Epstein, lui offrant l'apparence d'un monde respectable. La justice suisse n'a engagé aucune des procédures pénales, administratives ou patrimoniales possibles contre les banques, dirigeants et intermédiaires impliqués, ni même des enquêtes pour gestion déloyale ou faux dans les titres. Cette inaction est d'autant plus choquante que l'auteur lui-même a été mis sous enquête en Suisse en 2019, alors que Ghislaine Maxwell ne l'était pas. La Suisse a laissé les faits se disperser, sans aucune mise sous enquête, laissant impunies des actions qui constituent des crimes contre l'humanité.