
JRE MMA Show #187 with Robert Whittaker
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Dans cet épisode de "The Joe Rogan Experience", Joe Rogan s'entretient avec Robert Whittaker, le champion de l'UFC, pour discuter de divers aspects du monde du MMA, de la vie personnelle, et de l'évolution du sport.
La conversation débute sur la polyvalence de la vie de Whittaker, qui jongle entre sa carrière de combattant, sa famille nombreuse (six enfants), et ses entreprises, notamment une ligne de suppléments. Il souligne l'importance de rester actif dans un sport où la menace d'une fin de carrière est constante, comparant cela à la nécessité pour un requin de nager pour ne pas couler.
Ils abordent ensuite la longévité exceptionnelle de certains combattants, citant Jared Cannonier, 42 ans, toujours en pleine forme physique et mentale, capable de remporter des combats acharnés malgré les difficultés. La discussion dérive sur d'autres combattants comme Michael "Venom" Page, dont le style "point fighting" est jugé difficile à contrer, surtout à des poids plus légers. Whittaker souligne que la clé pour battre ce type de combattant réside dans le grappling et la capacité à marquer des points efficacement, une compétence qui, combinée à une bonne frappe, pourrait être dévastatrice. L'importance des petits gants dans le MMA moderne est également mentionnée, rendant chaque coup plus dangereux.
Le style de Whittaker, caractérisé par sa rapidité, son agilité, et sa capacité à "blitzer" (attaquer et se retirer rapidement), est comparé à des styles plus statiques où les combattants s'affrontent en "pocket" (zone de combat rapproché). Ils évoquent ensuite Kevin Holland et sa capacité à parler et à rester détendu pendant les combats, un trait qu'ils trouvent déconcertant. Whittaker mentionne que pour lui, le combat est un "montagne russe de douleur", alors que Holland semble s'amuser.
La conversation se tourne vers Carlos Ulberg, dont le style relax et agressif est attribué à son expérience massive en Muay Thai et kickboxing en Thaïlande. Il semble avoir transcendé la peur et le stress du combat, vivant dans un état d'acclimatation permanente. Une anecdote amusante est partagée concernant Ulberg qui fume des cigarettes juste avant ses combats, un comportement qui déconcerte le personnel de l'UFC mais qui semble lui conférer une forme de sérénité psychologique. La question de savoir si cela a un impact physique négatif est soulevée, mais le caractère imprévisible et unique du MMA est souligné, où des combattants moins "parfaits" physiquement peuvent surprendre.
L'idée d'"ignorance est bliss" (l'ignorance est une bénédiction) est évoquée, où des combattants moins expérimentés peuvent réussir des coups imprévus grâce à leur audace. Ils discutent ensuite de la "puissance bizarre" de certains combattants, comme Alex Pereira, et de l'importance d'avoir une stratégie claire, illustrée par le combat de Yuri Rodolfo, où une blessure à la jambe a limité ses options.
Le sujet de la préparation physique est abordé, notamment la manière dont le vieillissement affecte les athlètes. Whittaker partage une anecdote personnelle sur une blessure survenue en soulevant son enfant, soulignant que même les athlètes professionnels ne sont pas à l'abri des blessures banales. Il mentionne que Muhammad Ali s'échauffait pendant une heure avant chaque entraînement, soulignant l'importance d'une préparation méticuleuse.
La discussion s'étend à la philosophie d'entraînement de Manny Pacquiao, qui consacre beaucoup de temps à son échauffement et à son programme abdominal. La polyvalence de Pacquiao est mise en avant, avec son implication dans le billard et les échecs, même pendant qu'il signe des autographes, démontrant une capacité mentale impressionnante.
Les combattants qui jouent aux échecs sont une source de surprise pour Whittaker, car ils semblent souvent brutaux physiquement mais possèdent une intelligence stratégique sur l'échiquier. Il évoque Josh Barnett, un ancien champion des poids lourds, connu pour sa grande intelligence et sa culture générale.
La dureté du catch professionnel est également mentionnée, avec les athlètes subissant des blessures chroniques malgré leur statut d'athlètes d'élite. Hulk Hogan est cité comme exemple de la dégradation physique due à ce sport.
La conversation aborde ensuite la question des blessures et de la longévité dans le sport. Yoel Romero est présenté comme un autre "outlier" (individu exceptionnel) en raison de sa résilience physique malgré son âge et ses blessures. L'importance de la génétique et du talent est soulignée, avec Jon Jones comme exemple de la fusion parfaite entre ces éléments.
L'efficacité du grappling et du contrôle au sol est discutée, avec l'exemple de Khabib Nurmagomedov, qui a dominé des adversaires comme Dustin Poirier et Conor McGregor grâce à sa capacité à les maintenir au sol. La frustration de ne pas pouvoir se relever est décrite.
La question de la coupe de poids et de son impact sur la performance est un thème récurrent. Whittaker explique que sa transition vers la catégorie des poids mi-lourds a été motivée par la difficulté de ses anciennes coupes de poids et le désir de retrouver le plaisir de combattre. Il souligne que la capacité à manger et à récupérer correctement pendant les camps d'entraînement est cruciale pour la performance.
La discussion se prolonge sur les différentes méthodes d'entraînement, y compris la pliométrie, le travail de gainage, et l'importance de la force du tronc pour la stabilité et la puissance dans les mouvements dynamiques du MMA. L'influence de la gymnastique et de la danse break dance sur la mobilité et le contrôle corporel est également mise en avant.
La stratégie d'entraînement de BJ Penn, axée sur le développement d'un réservoir d'énergie exceptionnel par des exercices cardiovasculaires intenses, est mentionnée. Whittaker compare cela à son propre entraînement actuel, qui met l'accent sur la fluidité, le mouvement léger et le travail sur le jiu-jitsu en kimono (gi), qu'il considère comme bénéfique pour le MMA car il impose une plus grande précision et une meilleure gestion des positions.
Le débat sur la pertinence du gi dans le jiu-jitsu moderne est soulevé, avec des opinions partagées sur sa transition vers le no-gi. La philosophie de Marcelo Garcia, axée sur les étranglements, est citée comme un exemple de maîtrise technique.
Le rôle de la science dans le sport est également interrogé. Whittaker se demande si une approche trop scientifique ne dilue pas l'essence brute du combat. Il contraste cela avec des combattants comme Sean Strickland, dont l'approche semble plus intuitive et moins axée sur la science.
Le style de Sean Strickland, caractérisé par son imprévisibilité, sa capacité à encaisser et à frapper, et sa tendance à parler pendant les combats, est analysé. Sa résilience et sa capacité à obtenir des combats pour le titre malgré des déclarations controversées sont soulignées.
La conversation aborde ensuite la division des poids légers et les combats potentiels entre Justin Gaethje et Arman Tsarukyan, ainsi que la perspective d'un combat entre Gaethje et Islam Makhachev. La puissance des athlètes est mise en avant, avec une discussion sur la différence entre la "puissance" et la "frappe de la mort" (touch of death).
Le sujet des poids lourds et de l'époque de la Pride FC est évoqué, où la taille et la puissance des combattants étaient souvent plus importantes que la technique. La question des stéroïdes dans le sport est soulevée, avec l'idée que la Pride ne les testait pas, ce qui a conduit à des combats spectaculaires mais potentiellement dangereux.
La discussion se termine par une analyse de la gestion des blessures, de la longévité dans le sport, et de l'importance de la santé mentale. Whittaker lance son application "Ascend Fitness by Rob", axée sur la science du sport et la longévité, et partage ses réflexions sur l'importance de parler et de construire des réseaux de soutien pour les hommes et les combattants. Il évoque également la controverse autour du départ d'Israël Adesanya de City Kickboxing. La conversation se conclut sur les particularités géographiques de l'Australie et la diversité de sa faune dangereuse, ainsi que sur l'importance de la culture du rire et de la convivialité.