
Charli xcx Breaks Down Unreleased Track "Card Declined" ft. A. G. Cook & Finn Keane
AI Summary
La création de la chanson "Card Decline" de Charli XCX a été un processus inattendu et plein de rebondissements. Initialement, l'idée était de créer quelque chose de très "haché". Une première version de la chanson a été enregistrée à un tempo rapide, avec une énergie telle que l'équipe pensait avoir "cloué le bec", s'attendant à ce que Charli soit époustouflée.
Cependant, la réaction de Charli fut tout autre : elle a trouvé la version rapide "vraiment mauvaise" et a déclaré qu'elle ne pouvait pas chanter dessus. C'est alors, par pure plaisanterie, que l'idée de ralentir la piste est apparue. En utilisant Logic Pro, un ralentissement drastique de "minus neuf" a été appliqué, un réglage considéré comme "dangereux" car il est généralement trop extrême et peut faire "planter" le logiciel.
À la surprise générale, ce ralentissement radical a transformé la chanson. Charli a trouvé le résultat "plutôt cool", appréciant le son plus "planant", en particulier la partie avec la batterie. Elle a trouvé que cela rappelait le style du Velvet Underground et a aimé l'ambiance "sombre" et "triste" qui en émanait.
Cette nouvelle sonorité a inspiré les paroles de Charli. Elle avait initialement envisagé une chanson explicitement sur le shopping, mais sans angle précis. Le son de "Card Decline" l'a amenée à réfléchir à la façon dont les possessions matérielles, comme les vêtements, peuvent transformer une personne, débloquer de nouvelles facettes de la personnalité, mais aussi créer une performance et une superficialité. Ce thème a résonné avec leur expérience à la Fashion Week, où ils "s'habillaient bien" même pour aller au studio.
La chanson évolue ensuite vers une section plus "pleine d'espoir", une sorte de "rebondissement" que Charli apprécie particulièrement. C'est comme si "on enfilait la veste et on devenait qui on est censé être", un moment qu'elle trouve "très doux" et "émotionnel".
Le processus de production a impliqué un travail détaillé sur la version ralentie. Des harmonies vocales statiques ont été ajoutées en utilisant le mode "robot" d'AlterBoy, et la seconde moitié a été traitée avec BitSpeak pour un son encore plus compressé.
Plus tard, des problèmes techniques sont apparus avec le fichier Logic ralenti, nécessitant une exportation et une réimportation complètes. La seconde moitié de la chanson a été construite autour de deux accords simples, rappelant le style de "Venus in Furs". Un son de synthétiseur PPG, déjà présent dans la démo originale rapide, a été réintégré. Finn a généralement géré les parties de clavier les plus élaborées, tandis que l'autre musicien s'est concentré sur les sons plus "bruyants". Le synthé PPG, un ancien synthétiseur numérique, est connu pour sa difficulté à obtenir un son précis et son caractère "charismatique". Son son, qui "dérivait" en hauteur, a créé une progression d'accords étrange, enrichie par les harmonies vocales, donnant naissance à une nouvelle mélodie d'une "douce tristesse".
Des parties de guitare supplémentaires ont été ajoutées, avec un son de fuzz "plasma", qui se résout de manière étrange à la fin. Le synthé PPG final passe par un filtre inhabituel, disparaissant dans une "morphose" plutôt qu'une simple extinction. Les batteries ont été réalisées avec une Vermona DRM, un instrument simple mais avec un son "lourd et craquant".
La chanson est divisée en deux parties distinctes. Une section "jolting" a été ajoutée, provenant d'une démo plus longue qui était initialement envisagée comme une face B. Cette partie, plus rapide et "joyeuse", offre un contraste avec la lourdeur et le ralenti de la première moitié. Elle a été réalisée avec des réglages de pédales très simples, comme une Boss Super Drive et une Rat, donnant un son "brut et immédiat", évoquant le post-punk des années 70. Les sons de basse sont également simples, filtrés et minces, contribuant à la palette sonore générale de l'album.