
Bitcoin Dynamic DCA: How I Navigate Crypto
Audio Summary
AI Summary
Dans cette vidéo, l'intervenant aborde le concept de DCA dynamique (Dollar-Cost Averaging dynamique) pour l'achat et la vente de Bitcoin, une stratégie qu'il a développée il y a six ans. Il souligne l'importance de faire la distinction entre avoir raison et gagner de l'argent sur les marchés, insistant sur le fait que la majorité des gains ne proviennent pas de la tentative de « timer » le point bas exact du marché, mais plutôt de suivre les tendances.
Il compare les conditions actuelles du marché à celles de 2019, mentionnant des similitudes telles qu'un sommet du Bitcoin atteint par apathie plutôt que par euphorie, l'absence de rotation vers les altcoins, et des réductions de taux d'intérêt par la Fed. Ces similitudes l'incitent à revisiter sa stratégie de DCA dynamique.
La stratégie repose sur une métrique de risque développée il y a environ six ans, basée uniquement sur le prix du Bitcoin et tenant compte de la diminution des rendements d'un cycle à l'autre. Cette métrique, représentée par une ligne orange sur un graphique où la ligne bleue est le prix du Bitcoin, varie de 0 à 1.
Concernant la vente de Bitcoin, l'approche initiale était de diviser la position totale en 15e et de vendre progressivement à mesure que le niveau de risque augmentait : 1/15e entre 0,5 et 0,6 de risque, 2/15e entre 0,6 et 0,7, 3/15e entre 0,7 et 0,8, 4/15e entre 0,8 et 0,9, et 5/15e (soit un tiers) entre 0,9 et 1 de risque.
Pour l'achat, la stratégie était inverse : augmenter le montant du DCA à mesure que le risque diminuait. Par exemple, si l'on souhaitait investir 100 $ par semaine, on achèterait 100 $ de Bitcoin entre 0,4 et 0,5 de risque, 200 $ entre 0,3 et 0,4, 300 $ entre 0,2 et 0,3, 400 $ entre 0,1 et 0,2, et 500 $ entre 0 et 0,1. Cette approche exige beaucoup de discipline et de patience, car elle va à l'encontre de la tendance à vouloir investir massivement lorsque le marché est euphorique. L'idée est que même sans « timer » parfaitement le point bas, un DCA étalé sur un an ou deux en période de baisse permet de profiter du marché haussier suivant.
L'intervenant met à jour sa stratégie pour le cycle actuel, en devenant plus averse au risque. Alors qu'il y a deux cycles, il faisait du DCA en dessous de 0,5 de risque, puis en dessous de 0,4, il considère que pour ce cycle, le DCA en dessous de 0,3 de risque est le plus pertinent. Actuellement, le risque est à 0,296, ce qui signifie que le marché est dans une phase d'accumulation potentielle.
Il explique que l'objectif n'est pas de « timer » le point bas exact, mais de capitaliser sur les niveaux de risque bas. Sa stratégie actuelle consiste à diviser son investissement mensuel en six parties. Par exemple, s'il investit 100 $ par mois, il mettrait 100 $ en juin si le risque est entre 0,2 et 0,3, puis 100 $ de nouveau le mois suivant si le risque reste entre 0,3 et 0,4. Mais si le risque descend à 0,1-0,2, il investirait 200 $, et si le risque est entre 0 et 0,1, il investirait 300 $. Cela permet de pondérer les achats vers des prix plus bas.
Il insiste sur le fait que même acheter à 0,3 de risque, bien que cela puisse sembler élevé à court terme, s'avère souvent être un bon prix sur le long terme, comme l'ont montré les cycles précédents (par exemple, acheter à 6 000 $ en 2018 ou 40 000 $ en 2022). La prédiction du point bas exact est souvent sans importance.
Le DCA dynamique est présenté comme une approche supérieure au DCA simple pour ceux qui ont de la patience à long terme. Il permet de maintenir un coût moyen d'achat relativement bas en investissant davantage lors des baisses importantes.
L'été des années de mi-mandat (midterm years) est considéré comme le meilleur moment pour développer ces stratégies, car le marché est souvent ennuyeux, permettant une réflexion claire, contrairement aux périodes d'euphorie ou de forte baisse. L'intervenant a commencé à accumuler du Bitcoin après le point bas de juin en 2018 et 2022, une stratégie qu'il envisage de réappliquer pour ce cycle.
Il nuance sa stratégie de DCA en dessous de 0,3 de risque, reconnaissant que pour d'autres, un DCA en dessous de 0,4 ou 0,5 pourrait être plus approprié en fonction de leur tolérance au risque. L'objectif est de ne pas « chasser » le rallye haussier, mais d'accumuler pendant les phases de faible risque.
Un problème courant chez certains influenceurs est d'être toujours haussiers, ce qui peut pousser les investisseurs à acheter aux sommets et les laisser sans liquidités pour acheter lors des baisses. La discipline de ne pas acheter agressivement aux sommets et de constituer une position de trésorerie pour la déployer dans la seconde moitié de l'année de mi-mandat est cruciale pour le DCA dynamique.
Une simulation de DCA est présentée pour illustrer les avantages du DCA dynamique. Avec un DCA simple de 30 $ par semaine depuis 2014, le portefeuille vaudrait environ 705 000 $. En revanche, avec un DCA dynamique (où l'on n'achète qu'en dessous de 0,3 de risque, mais avec des montants plus élevés lors des baisses), pour le même montant total investi (18 300 $), la valeur du portefeuille atteindrait près de 2,1 millions de dollars. Cela met en évidence la puissance de la patience et de la discipline.
Il est également mentionné que, historiquement, le meilleur jour pour faire du DCA sur le Bitcoin est le lundi, car le prix est généralement moins étendu par rapport à la moyenne mobile simple sur 7 jours.
L'intervenant reconnaît qu'il n'avait pas la patience pour cette stratégie dans sa vingtaine, ayant développé cette approche à 30 ans. Il met en garde contre la tentation de « top blast » les sommets et d'acheter toutes les altcoins, une erreur qu'il aurait pu commettre s'il avait eu une chaîne YouTube plus jeune.
La métrique de risque initiale a été améliorée il y a trois ans pour inclure non seulement le risque de prix, mais aussi le risque on-chain (basé sur des indicateurs comme le multiple de Peel, MVRV Z-score, frais de transaction, etc.) et le risque social (basé sur Google Trends, le classement de l'application Coinbase, les abonnés et vues YouTube, les abonnés Twitter des analystes). La combinaison de ces trois éléments donne un « risque sommaire » plus complet.
Il est noté que lors des cycles précédents (2011, 2015, 2018), le risque est descendu en dessous de 0,1. Lors du dernier cycle, cela n'a pas été le cas pour le risque sommaire, mais si l'on ignore le risque social (qui est resté élevé en raison de l'intérêt pour des événements comme la chute de FTX), le risque de prix et on-chain combiné est bien descendu sous 0,1. Actuellement, le risque social est plus bas qu'en 2022, ce qui pourrait indiquer un point bas plus profond si le marché continue de baisser.
L'intervenant a également ajusté sa stratégie de vente : au lieu d'acheter et de vendre fréquemment autour de 0,5 de risque, il a adopté une approche de « zone grise » où il achète jusqu'à un certain niveau de risque (par exemple, 0,3), ne fait rien entre ce niveau et un autre (par exemple, 0,6), puis commence à vendre progressivement au-dessus de ce dernier. Cela évite le trading excessif.
Il mentionne que le Bitcoin, évalué par rapport à d'autres actifs comme l'or, a atteint un sommet en décembre 2024 (pour le cycle précédent), suggérant que 2025 (et 2021) était une phase de distribution massive.
Sa stratégie actuelle inclut une « capitulation basée sur le temps ». Il n'a pas acheté en février, même si le risque est brièvement passé sous 0,3, car il estimait que c'était trop tôt dans l'année de mi-mandat pour un point bas, d'autres indicateurs (comme le croisement offre/perte de profit ou le prix réalisé) n'étant pas encore atteints. Il anticipe un point bas plus probable en octobre, mais reste flexible. Si le risque devait chuter à 0,1 demain, il changerait d'avis instantanément.
La conclusion est qu'il faut élaborer une stratégie et s'y tenir, sans essayer de « timer » le point bas exact, car la vie personnelle et les imprévus rendent cela difficile. Le DCA dynamique est présenté comme une stratégie gagnante dans le monde des cryptos, permettant d'obtenir le coût moyen le plus bas possible avant le prochain marché haussier.