
Joe Rogan Experience #2485 - John Fogerty
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L'invité de Joe Rogan, John Fogerty, partage des anecdotes de sa carrière légendaire, de ses démêlés avec l'industrie musicale et de sa vie personnelle. Il commence par démystifier une rumeur sur son départ de l'armée, expliquant qu'il a perdu beaucoup de poids et fumé de l'herbe, mais pas dans la séquence racontée.
Fogerty évoque les débuts de sa carrière, signant un contrat à 19 ans. Il est l'un des premiers artistes de rock and roll à écrire des chansons critiquant l'industrie musicale, comme "Zance Can't Dance", dont le titre a été modifié par sa maison de disques. Il raconte avoir été poursuivi en justice pour avoir "sonné comme lui-même", une expérience qu'il qualifie de "blessing to the world" car il a finalement gagné le procès, établissant ainsi un précédent important pour la liberté artistique des musiciens. Il explique que le bassiste de Credence Clearwater Revival l'a incité à se faire poursuivre par Saul Zaentz, le propriétaire de Fantasy Records, par jalousie de son succès post-Credence. Ce procès a été une épreuve de plusieurs années et a coûté énormément d'argent.
Il compare sa situation à celle d'autres artistes comme Prince, qui a dû changer de nom pour conserver ses droits sur sa musique. Fogerty déplore la nature "hyène" de l'industrie musicale, où les dirigeants profitent du travail des artistes. Il souligne l'importance pour les jeunes artistes d'être conscients de ces pièges.
Fogerty révèle qu'il a traversé une période sombre après la dissolution de Credence, abusant de l'alcool et se sentant amer. Il attribue son rétablissement à sa rencontre avec sa femme, Julie, qui l'a aidé à retrouver la joie de vivre. Il admet que ses problèmes étaient liés aux trahisons et aux nombreux procès qu'il a subis, notamment celui concernant le plan d'évasion fiscale "Castle Bank" dans lequel Credence a perdu ses économies. Il a découvert plus tard que cette banque était utilisée par la CIA pour financer des opérations militaires secrètes. Fogerty a été le seul membre du groupe à vouloir se retirer de ce plan, et peu après, la banque a fermé et son président est décédé. Il a même craint d'être la cible de la CIA.
Il raconte que seul un de leurs avocats a été contraint de payer les 8,1 millions de dollars perdus, car les autres parties ont réglé à l'amiable. Il exprime sa passion pour la musique, qui dépasse l'aspect financier, et la joie qu'il tire de la création.
Fogerty partage des souvenirs de son enfance, de l'environnement musical de ses parents et de l'influence d'Elvis Presley, qui l'a inspiré à devenir musicien à l'âge de 10 ans. Il évoque son rêve d'enfant de devenir un joueur de baseball et comment cela a inspiré sa chanson "Centerfield", qui est maintenant au Baseball Hall of Fame.
Il décrit le processus de composition de "Proud Mary", né d'une explosion d'inspiration après avoir reçu sa décharge honorable de l'armée. Cette chanson, qu'il a écrite en une heure, a marqué un tournant dans sa carrière, le faisant passer d'un auteur-compositeur compétent à un créateur de classiques.
Fogerty explique que toutes les chansons de Credence Clearwater Revival, à l'exception du dernier album, ont été écrites par lui. Les autres membres du groupe, n'ayant jamais écrit de chansons auparavant, ont insisté pour participer à l'écriture et au chant, ce qui a mené à l'album "Mardi Gras", unanimement critiqué. Il a cédé à leurs demandes, craignant la désintégration du groupe, et son frère Tom a même quitté le groupe peu après.
Il regrette la décision de ne pas participer au film "Woodstock", estimant que la performance de Credence n'était pas à la hauteur à cause des circonstances (le Grateful Dead avait joué avant eux sous LSD, laissant le public épuisé). Il joue maintenant avec ses fils et d'autres jeunes musiciens, une expérience qu'il décrit comme "magique" et sans les jalousies et les conflits de personnalités qu'il a connus par le passé.
Fogerty partage un souvenir touchant de sa mère qui, lorsqu'il était enfant, lui a fait écouter des chansons de Stephen Foster et lui a expliqué que des personnes écrivaient de la musique, ce qui a été une inspiration majeure pour lui. Il se considère comme un artiste "ringard" et revendique sa joie et son optimisme, contrairement à l'image sombre souvent associée au rock and roll.
Il insiste sur l'importance de l'authenticité et de la fidélité à soi-même dans le processus créatif, soulignant que les idées viennent souvent d'une source extérieure, comme une "muse", et qu'il faut être digne et réceptif pour les recevoir. Il admire la puissance de la musique, capable d'inspirer et de changer des vies, et cite "Fortunate Son" comme exemple de chanson qui donne de l'énergie.
Il raconte l'histoire de Johnny Thunder, un artiste qui, malgré une chanson incroyable ("I'm Alive"), n'a pas connu le succès qu'il méritait, illustrant la nature "glissante" de la réussite dans l'art.
En conclusion, Fogerty insiste sur le fait que l'amour de la musique et le travail acharné, combinés à l'ouverture à l'inspiration, sont les clés de la réussite artistique.