
Lindsey Graham est mort : la thèse de Larry Johnson et le séisme politique à Washington
Audio Summary
AI Summary
Le 14 juillet, marqué par la liberté, l'égalité, la fraternité et l'introduction du QR code pour assister à la parade, a été le théâtre d'un débat houleux concernant les libertés publiques. Tandis que certains magistrats ont contesté la directive du QR code, d'autres, jugés soumis à la Macronie, l'ont annulée, créant un vide de protection des libertés.
Au-delà de cette actualité nationale, la discussion s'est portée sur la mort suspecte de Lindsay Graham, figure politique américaine controversée. Qualifié de "pire faucon" de l'histoire américaine récente, Graham était connu pour ses positions belliqueuses, allant jusqu'à prôner la troisième guerre mondiale. Sa mort, officiellement attribuée à une crise cardiaque, est entourée de doutes, notamment en raison de la présence de 20 agents du FBI à son domicile peu après son décès, une procédure jugée inhabituelle.
Larry Johnson, ancien analyste de la CIA, a soulevé des incohérences concernant le récit officiel. Selon lui, le calendrier du voyage de Graham en Ukraine rendait impossible son retour à Washington le samedi soir comme annoncé. Johnson estime que Graham est décédé à Kiev, probablement lors de la visite d'une usine de drones, et que son corps a été rapatrié, l'histoire de sa mort à domicile étant une couverture. Cette version alternative circulerait déjà dans certains cercles du Pentagone. L'invraisemblance d'une maladie cardiaque soudaine est également soulignée, étant donné les contrôles médicaux réguliers des sénateurs accrédités secret-défense. La thèse de Johnson suggère que les Russes auraient "refroidi" Graham, un moteur clé de la guerre en Ukraine, une information que Donald Trump ne pourrait admettre publiquement.
Félix Marcard, invité de l'émission, partage une certaine estime pour Larry Johnson, le considérant comme une voix crédible face aux narratifs officiels. Sans avoir d'informations précises sur les circonstances de la mort de Graham, Marcard insiste sur l'importance de son décès comme symbole des dérives du système politique américain. Graham incarnait le pire de ce système, notamment depuis le "Powell Memo" des années 70 et la décision "Citizens United" qui a légalisé la corruption aux États-Unis.
Pour comprendre Graham, il faut observer la démographie de son état, la Caroline du Sud, et le décalage entre ses électeurs et les intérêts qu'il défendait. Ses liens avec des lobbies sionistes, qui lui auraient versé des millions de dollars, sont cités comme exemple. La thèse d'un assassinat par le Mossad, évoquée par Alexandre Dougin, est jugée improbable, tout comme l'implication iranienne, faute de moyens et d'intérêt. En revanche, l'intérêt de la Russie est évident, Graham ayant été un fervent partisan de la guerre en Ukraine, allant jusqu'à déclarer vouloir se battre "jusqu'au dernier Ukrainien" et soutenant le coup d'État de 2014.
La discussion met en lumière la nature des "faucons" (War Hawks), ces personnalités politiques bellicistes qui contrastent avec les "colombes" (Doves), partisanes de la paix. Le terme, popularisé pendant la guerre en Irak, s'applique à des figures républicaines comme Dick Cheney ou Paul Wolfowitz, mais aussi à de nombreux démocrates. Marcard insiste sur le fait que le système politique américain ne repose pas sur deux partis fondamentalement différents, mais plutôt sur un parti unique avec des divergences sur des sujets secondaires (le "bac à sable" comme les pronoms ou la thérapie de genre), tandis que les sujets de fond comme le complexe militaro-industriel restent intouchables.
L'exemple d'Hillary Clinton, plus faucon que George Herbert Walker Bush, ou de Madeleine Albright, qui a justifié la mort d'un demi-million d'enfants irakiens sous embargo, illustre cette convergence. Le programme "pétrole contre nourriture" est rappelé, interdisant des produits essentiels comme les antibiotiques ou le lait en poudre pour bébés, créant un précédent aux actions actuelles à Gaza.
Le "Powell Memo", rédigé par l'avocat de Philip Morris à la demande de Nixon, est présenté comme le point de départ de cette dérive. Ce mémo préconisait que les corporations américaines ne soient pas soumises aux rébellions populaires et puissent imposer leur loi. La nomination de Powell à la Cour suprême a permis l'émergence de la "théorie unitaire de l'exécutif", selon laquelle tout ce qu'un président fait est légal, ouvrant la voie à des pratiques comme le waterboarding. La décision "Citizens United" a ensuite légalisé la corruption en permettant aux entreprises d'investir sans limite dans les élections, sous couvert de liberté d'expression.
L'hypocrisie de ce système est soulignée : les entreprises sont considérées comme des personnes avec des droits, mais ne sont pas tenues responsables de leurs actes, comme Gilead qui a causé la mort de 300 000 Américains avec la crise des opioïdes sans être dissoute.
L'émergence de figures comme Glenn Greenwald, qui dénoncent cette hypocrisie, est une source d'espoir. La tentative de "compromat" contre Greenwald, suite à ses révélations sur Edward Snowden, a échoué, montrant un changement de mentalité aux États-Unis, où le "wokisme" est en déclin.
Le cas de Lindsay Graham, dont l'homosexualité était un secret de polichinelle, est également évoqué, certains suggérant que l'AIPAC aurait pu le faire chanter. Cependant, Marcard estime que Graham était sincèrement sous l'emprise du pouvoir, une drogue pour de nombreux sénateurs, des figures majeures de l'État américain.
La trajectoire de Graham est retracée : élu à la Chambre des représentants en 1994, il se fait remarquer lors de la procédure de destitution de Bill Clinton en 1998, puis entre au Sénat en 2003, rejoignant le cercle influent des "Three Amigos" avec John McCain et Joe Lieberman.
La recomposition politique américaine est un sujet central. L'élection de Trump a bouleversé les lignes, Graham passant d'un féroce critique à un fervent soutien, affirmant vouloir influencer Trump de l'intérieur, mais l'influençant en réalité à adopter des positions encore plus faucons. Le programme initial de Trump, axé sur le non-interventionnisme et la fin des guerres, a été dévoyé par des figures comme Graham, Marco Rubio et Ted Cruz.
La Chine, avec ses messages diplomatiques audacieux, comme le gâteau d'anniversaire pour les 250 ans des États-Unis représentant les guerres américaines, marque un changement d'ère. La guerre contre l'Iran, dont Graham était un fervent partisan, est vue comme un accélérateur du déclin de l'empire américain.
La mort de Graham est interprétée par certains comme un message de la Russie, montrant sa capacité à frapper avec précision et à cibler ceux qui poussent à l'escalade. La présence de 20 agents du FBI à son domicile, ainsi que les déclarations confuses de Trump sur les causes de sa mort, alimentent les spéculations.
Le népotisme et le manque de transparence sont des caractéristiques des "démocraties" occidentales, qui sont en réalité des oligarchies. La nomination de la sœur de Graham à son poste de sénateur en est un exemple.
L'influence de figures comme Nick Fuentes est croissante aux États-Unis, même si ses propos sont jugés problématiques. Son intelligence et sa capacité à pointer les problèmes, notamment les liens entre l'ultra-capitalisme, le sionisme et les oligarques juifs américains, lui valent une écoute grandissante.
En conclusion, la mort de Lindsay Graham, figure controversée de la politique américaine, est bien plus qu'un simple fait divers. Elle symbolise les dérives d'un système politique corrompu, l'emprise du complexe militaro-industriel et la marginalisation des voix dissidentes. L'analyse des circonstances de sa mort et de son héritage offre une perspective critique sur la géopolitique actuelle et les recompositions en cours.