
OVNI : le plus grand secret technologique des États-Unis ?
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Dans cette émission de "Silicon Carnet", Carlos et ses invités, François Mats, investisseur dans la défense, et Baptiste Friscour, chercheur en phénomènes aérospatiaux non identifiés, plongent dans le monde fascinant des OVNIS, ou plus précisément des Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés (PAN). L'émission débute par un fait marquant : la vision par deux agents du FBI d'un triangle noir aux performances extraordinaires au-dessus d'un site sensible de l'Ouest américain, un événement qui coïncide avec la publication d'un rapport du Pentagone. Ce rapport soulève la question de l'origine de ces technologies : américaine, chinoise, ou autre.
Baptiste Friscour explique le passage de l'appellation OVNI à PAN. Le terme "orbe" est utilisé pour décrire des observations où l'objet n'a pas de structure visible, se manifestant comme une boule de lumière ou un engin sphérique. Un cas précis est relaté : un hélicoptère poursuit un orbe à très courte distance, pour finalement abandonner, incapable de suivre l'objet. Le témoignage provient d'un haut responsable du renseignement américain, dont le récit fait partie des dossiers déclassifiés par le Pentagone, une initiative lancée sous l'administration Trump.
Baptiste détaille le processus de déclassification. Historiquement, des efforts existaient aux archives nationales et au département de la Défense. L'administration Trump a mis en place un troisième système, sous l'autorité directe du président, pour accélérer la divulgation des archives relatives aux PAN. Traditionnellement, le Pentagone, via le bureau ARO (All-domain Anomaly Resolution Office), expliquait ces phénomènes par des ballons météo, des satellites, ou des oiseaux. Cependant, cette approche évolue. Le changement majeur réside dans l'admission par l'administration qu'elle ne sait pas. Auparavant, les cas inexpliqués étaient considérés comme sans enjeu pour la défense. Désormais, la pression des activistes a rendu le sujet incontournable, soulignant que ces objets sont observés sur des sites d'entraînement, violent des espaces aériens sécurisés, et représentent donc un enjeu de défense. Le Pentagone reconnaît désormais les observer sans savoir ce qu'ils sont.
François Mats évoque la possible influence de la volonté de Donald Trump d'obtenir des réponses, tout en considérant la thèse d'une "distraction massive" avancée par certains députés républicains, le sujet des OVNIS étant populaire aux États-Unis. Il confirme cependant une tendance de fond, alimentée par la pression du Congrès, des médias, et de la population, qui exigent des explications face à la multiplication des observations et aux aveux d'ignorance de l'administration.
Une théorie intrigante est abordée : le "besoin d'en connaître" dans les secteurs sensibles. Des lanceurs d'alerte suggèrent que le président des États-Unis pourrait ne pas avoir accès à certains programmes liés aux PAN, faute d'habilitation suffisante.
L'émission aborde ensuite des cas concrets comme l'observation de triangles par le FBI, d'une envergure de 3 à 4,5 mètres, détectés en infrarouge. Ces objets ont été observés dans un canyon où aucune trace n'a été trouvée après fouilles. Il est suggéré que le FBI pourrait enquêter sur des programmes secrets de la même administration, faute de pouvoir accéder aux informations, une situation déjà observée historiquement avec des programmes comme le U2, le SR71, ou les avions furtifs des années 50-80, où des agences ignoraient les activités d'autres.
La guerre en Ukraine est citée comme un contexte où les militaires filment fréquemment des objets non identifiés. Il est souligné que ces observations se concentrent autour de sites militaires ou de zones d'opérations. Un biais de perception est expliqué : les zones sécurisées étant plus surveillées, elles génèrent plus d'observations. Cependant, même en tenant compte de ce biais, il y a une surreprésentation des PAN sur les champs de bataille. Les vidéos qui fuient révèlent des "plateformes non attribuables temporairement", qui ne correspondent à aucune force connue et semblent observer passivement. Des rapports historiques, remontant à l'Empire romain avec les "boucliers flamboyants", font écho à ces observations sur les champs de bataille.
La question d'une intervention extraterrestre lors de conflits humains est posée, mais le débat se recentre sur des faits établis : une corrélation statistique, bien que non exacte, existe entre les observations de PAN et les sites nucléaires ou les essais nucléaires. La "théorie du vivarium terrestre" est évoquée, comparant l'humanité à des fourmis observées par une civilisation supérieure, intervenant lors de crises.
Une vidéo d'un drone américain tirant un missile sur un orbe au Yémen, montrée au Congrès, est analysée. Bien que son authenticité soit confirmée, la qualité médiocre des vidéos américaines est pointée du doigt. François Mats explique que les images sont volontairement dégradées pour des raisons de confidentialité technologique, afin de ne pas révéler les capacités des capteurs. L'interprétation de la vidéo du Yémen est complexe : un missile Hellfire est utilisé, et malgré le contact, les deux objets continuent leur trajectoire. L'explication sceptique d'un ballon d'espionnage touché par le souffle du missile est jugée peu probable, compte tenu de la vitesse supposée du ballon.
Des images de la NASA, remontant à la mission Apollo 17 en 1972, montrant des points lumineux triangulaires sur l'horizon lunaire, sont également mentionnées. La NASA, qui a longtemps nié posséder de telles archives, a récemment déclassifié des documents sous pression, admettant détenir des images depuis les années 50-60.
La piste chinoise est explorée comme une explication possible à ces phénomènes, dans le contexte d'une guerre technologique et de renseignement avec les États-Unis. La Chine est soupçonnée d'être derrière certaines vagues de drones observées au-dessus de bases militaires américaines, visant à tester les limites de la défense américaine. L'hypothèse d'une supériorité technologique chinoise est jugée inconfortable pour les États-Unis, qui préfèrent laisser planer le doute sur une origine non humaine plutôt qu'admettre être technologiquement dépassés par leur rival.
Une vidéo d'un avion furtif chinois, ressemblant à un triangle, est montrée, évoquant un "moment Spoutnik" pour les Américains. La signature thermique des engins est présentée comme un élément clé pour déterminer leur anormalité : une température uniforme sur l'ensemble du corps de l'engin, contrairement aux avions conventionnels.
La communication de la Chine sur le sujet est également abordée. Dès les années 70, le Parti communiste chinois a encouragé le signalement d'observations et créé des associations pour collecter ces informations. En 2021, la Chine a officiellement annoncé disposer de son propre groupe d'enquête sur les PAN, utilisant l'IA pour anticiper et intercepter ces phénomènes. Un article militaire chinois relate le témoignage d'un pilote ayant intercepté et abattu un objet inexpliqué.
La possibilité que le grand public, grâce à l'accès facilité aux technologies de drones, soit à l'origine de certaines observations près de sites militaires est discutée. Cependant, il est précisé que les cas les plus troublants, impliquant des mouvements à plusieurs centaines de G, des angles droits, et une absence de bruit ou de propulsion, ne peuvent être attribués à des drones amateurs.
Enfin, le témoignage sous serment de David Grush, ancien officier du renseignement, est présenté comme particulièrement troublant. Il affirme que, depuis des décennies, il existe un programme de récupération d'engins et de rétro-ingénierie, incluant des restes biologiques non humains. La question de savoir si ces restes sont humains ou aliens a reçu une réponse négative. Ce témoignage fait écho à des récits historiques, comme la vague d'observations en France en 1952-1954, qui avait conduit à la création du premier groupe d'études des OVNIS au sein de l'armée française.
Le documentaire "Disclosure" est évoqué, soulignant que, malgré des témoignages détaillés et troublants d'anciens responsables et chercheurs, aucune preuve concrète n'est apportée. La discussion tourne autour de la notion de "révélation", et de la nécessité d'une "preuve irréfutable" ("smoking gun"), qui fait toujours défaut.
Une nouvelle catégorie de témoignages concerne des engins hybrides observés par des militaires, combinant des capacités attribuées aux PAN avec leur utilisation par des pilotes. Un cas récent implique un pilote d'essai ayant observé un F117 suivre une immense aile volante capable de masquer la signature sonore de l'avion. Ces indices suggèrent que les États-Unis auraient développé des technologies de rupture, indépendamment de leur origine.
L'émission conclut en soulignant la course technologique entre la Chine et les États-Unis, comparable à celle dans le domaine de l'intelligence artificielle, et la certitude que ce sujet continuera de susciter des discussions.