
Je vais en Chine voir le premier data center Prometia sortir d'usine
AI Summary
Aujourd'hui, je vous propose d'investir ensemble dans Promessia, une entreprise que j'ai fondée pour démocratiser l'accès à la puissance de calcul. Je me suis rendu en Chine pour mieux comprendre l'évolution technologique mondiale et la position de Promessia dans ce contexte.
Les États-Unis et la Chine adoptent des stratégies technologiques divergentes. Les USA se concentrent sur l'hyper-spécialisation et les technologies de pointe, notamment dans l'IA, exigeant des investissements colossaux. La Chine, quant à elle, privilégie la diffusion rapide et à grande échelle des technologies existantes pour combler son retard. Ce clivage est profond : les USA visent le gigantisme, tandis que la Chine mise sur la démocratisation.
Promessia, dont je suis l'Exec Chairman et CEO, a été créée pour répondre à la demande de David Girly, mon co-fondateur chez Antimateur, de démocratiser l'investissement dans la puissance de calcul. Nous achetons des terrains aux USA près des sous-stations électriques pour y installer des néoclouds décentralisés et distribués, équipés de cartes graphiques, dont nous commercialisons la puissance de calcul.
À ce jour, nous avons levé 23 millions d'euros au 30 septembre 2026 : plus de 8,5 millions d'euros pour l'offre publique (tickets < 100 000 €) et plus de 14,8 millions d'euros pour l'offre réservée (tickets > 100 000 €). Nous avons également signé un contrat pour un terrain à Axtell, Texas, et commandé deux Polycloud P360 de 40 pieds chacun, équipés de 360 GPU, représentant environ 1 MW de puissance électrique. Le projet est déjà viable.
Je suis actuellement à Shenzhen, dans l'usine qui produit ces containers Polycloud. Le premier Polycloud P360 de Promessia, nommé Tars, est déjà en production, commandé début septembre. Le second, Moravec (en hommage à Hans Moravec, qui a prédit l'arrivée de l'IA générale vers nos jours), le rejoindra bientôt. Parallèlement, Antimateur continue de déployer sa puissance de calcul avec une série de huit Polycloud P1, chacun contenant une centaine de GPU, qui seront expédiés prochainement.
En juillet, Promessia était un projet ; aujourd'hui, c'est une réalité industrielle. Les grands rouages dont j'ai parlé dans une précédente vidéo sont en marche.
Le raccordement des data centers est un défi majeur aux USA. La prolifération de ces infrastructures fait grimper les prix de l'électricité et met à rude épreuve le réseau. Le Texas et d'autres États imposent des audits ou moratoires sur les nouveaux raccordements en raison de nombreuses demandes fictives. C'est pourquoi j'ai parié il y a trois ans sur la nécessité pour les USA d'enrichir leur offre de data centers avec un format décentralisé et de calcul distribué, ce que Promessia propose avec ses néoclouds capables de distribuer le calcul via un réseau mondial de Polyclouds.
Nos Polyclouds sont un produit de la mondialisation : l'enveloppe et les serveurs sont fabriqués à Shenzhen, les GPU proviennent de Taïwan, et l'assemblage final se fait au Texas, le tout s'appuyant sur les technologies d'Antimateur. Tesla et Nvidia, ayant également identifié ce besoin, développent leurs propres infrastructures de calcul distribué, ce qui valide notre approche et promet une valorisation de marché réelle.
En Chine, la situation énergétique est différente. Les contraintes de raccordement sont moindres et le système est plus centralisé. La croissance des capacités de production électrique est sans commune mesure avec celle des États-Unis. La Chine a une croissance explosive de la consommation d'énergie par tête, tandis que celle des USA est stable. Cette inertie réglementaire et politique américaine contraste avec la flexibilité chinoise. La Chine produit déjà plus de richesse par habitant que l'Union Européenne, et sa population active est quatre fois supérieure à celle des USA, lui conférant une puissance électrique globale déjà supérieure. Bien que ses besoins massifs en électricité soient à l'est et ses ressources à l'ouest, la Chine déploie le projet "Eastern Data West Computing" pour y remédier.
Les USA conservent une avance en infrastructures de data centers (45% de la consommation électrique mondiale contre 25% pour la Chine en 2024), mais la Chine réduit son retard rapidement. L'Agence Internationale de l'Énergie prévoit une hausse de 170% de la consommation électrique des data centers chinois d'ici 2030, contre 130% aux USA. La Chine investit massivement dans les cartes graphiques et les mémoires vives, ainsi que dans les capacités de raccordement. Sans une réinvention radicale des USA, la Chine pose les bases d'une avance durable.
À Shenzhen, j'ai pu observer les avancées technologiques chinoises : des robots jouant aux échecs, des spectacles de robots danseurs (Unitree), la livraison de nourriture par drone avec paiement via WeChat, et des taxis autonomes (Pony.ai) dont le système routier centralisé transmet directement les informations aux véhicules, augmentant la fiabilité. La Chine teste même des taxis-drones autonomes entre Shenzhen et Hong Kong. Elle compense un léger retard technologique par une volonté de diffusion extrêmement rapide.
En synthèse, la Chine cherche à déployer ses technologies le plus rapidement possible et à la plus grande échelle pour gagner la course à la diffusion. La diffusion technologique impacte la puissance économique (PIB par habitant multiplié par le nombre d'habitants), tandis que la pointe technologique est cruciale pour la suprématie géopolitique. La Chine, avec sa masse, sa vitesse et l'alignement de ses pouvoirs politique et économique, semble bien positionnée pour rattraper et dépasser la tech américaine d'ici 5 à 10 ans, intégrant 1,4 million d'ingénieurs par an contre 300 000 aux USA.
Cependant, je pense que cette projection n'est pas certaine. Dans un monde où la puissance de calcul dédiée à l'IA est multipliée par 10 chaque année, un horizon de 5 à 10 ans est de la science-fiction. Les années décisives pourraient être 2027 et 2028. Si les performances de l'IA continuent de croître à ce rythme, au-delà de 2028, la puissance de calcul deviendra le facteur de croissance principal, reléguant le nombre d'ingénieurs au second plan. Seuls quelques centaines de talents brillants seront nécessaires, et l'attractivité des pays pour ces talents sera primordiale. C'est déjà une réalité : Meta propose des salaires de plusieurs centaines de millions de dollars pour attirer les meilleurs chercheurs en IA.
Deux choses compteront plus que tout : la quantité de gigawatts disponibles pour l'IA, et la puissance de calcul. Mon pari depuis 2023 est que l'IA se tournera inévitablement vers le décentralisé et le calcul distribué. L'arrivée de Tesla et Nvidia dans ce secteur confirme notre anticipation en tant que co-fondateurs d'Antimateur.
C'est pourquoi, à la demande de David, j'ai créé Promessia avec Richard pour la communauté Grand Angle, afin de construire une puissance de calcul souveraine. Ma motivation n'est pas l'argent, car mes parts dans Antimateur m'exposent déjà davantage, et l'avenir de Promessia sera encore plus lucratif pour moi. Les conditions que je vous propose aujourd'hui sont uniques.
Le principe de Promessia est simple : vous investissez via Promessia France (société française) dans un projet de puissance de calcul valorisé quasiment au montant de la levée de fonds. Richard et moi ne touchons pas de multiple sur cette valorisation d'entrée. Il existe un mécanisme d'intéressement sur le résultat pour les fondateurs de Promessia Inc. aux États-Unis si le projet réussit. Les conditions d'investissement (taux d'intérêt, prime de conversion) sont identiques pour tous à palier égal.
Nous visons une rentabilité par Polycloud de 30%, un objectif ambitieux qui implique des risques, y compris la perte totale du capital investi. Votre argent ne sera pas utilisé pour des opérations sans risque. Nous vivons une période où l'IA progresse à une vitesse telle que le monde dans trois ans pourrait offrir des systèmes entraînés avec 1000 fois plus de puissance de calcul effective. Cela implique une pression immense sur les ressources, et je pense que le prix des fermes de puissance et des cartes graphiques ne fera que monter. Par exemple, chez Antimateur, nous avons revendu des cartes RTX 4090 après deux ans de fonctionnement 17% plus cher que leur prix d'achat.
Cela suggère soit un goulot d'étranglement ponctuel, soit une période où l'intelligence humaine se commoditise au profit des unités de puissance de calcul, qui deviennent plus rares et performantes. Plus l'IA progresse, plus les cartes graphiques deviennent "intelligentes" (compaction de l'intelligence) et rares.
J'assume de positionner Promessia sur ce pari audacieux, c'est pourquoi nous ouvrons le capital de Promessia France à une valorisation proche du montant levé, sans garantie de performance future. Avec environ 25 millions d'euros levés, nous avons sécurisé le terrain, les mégawatts et deux Polycloud P360, soit plus de 700 GPU en pleine propriété pour Promessia.
Cette puissance de calcul ouvre des opportunités incroyables. Je commence à explorer deux axes sur ma chaîne Grand Angle : l'anti