
Muriel HUBIN décode les messages du corps pour sortir du mode survie et revenir en mode vie
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Muriel Hubin, experte en santé intégrative, partage son parcours de vie marqué par la résilience et une transformation profonde, notamment à la suite de la pandémie de Covid-19. Originaire de Belgique, près de Namur, elle se décrit comme une maman, une soignante et une accompagnante, dont la vie a été longtemps guidée par un "mode survie".
La période de la Covid-19 a été un déclencheur pour Muriel, lui faisant prendre conscience de ce mode de fonctionnement. Elle a vécu cette période comme une "grosse claque" qui l'a remise sur un chemin qui était le sien, après avoir rencontré le chaos et vu sa vie "explosée". Avec le recul, elle considère cette période comme bénéfique, une prise de conscience qui lui a permis de réorganiser sa vie. Elle explique avoir été guidée par des "évidences", des messages intérieurs, comme une "claire audience", lui indiquant la direction à suivre sans en comprendre le pourquoi immédiat.
En tant que mère, elle souligne l'importance primordiale de ses enfants qui l'ont aidée à ne pas baisser les bras à plusieurs reprises. Elle révèle avoir traversé une période de grande débauche, consommant beaucoup d'alcool et négligeant sa santé, allant jusqu'à envisager de mettre fin à ses jours. Une "lueur de pensée" l'a alors ramenée à la vie.
Muriel utilise aujourd'hui les outils qui lui ont permis de sortir du mode survie, notamment en travaillant sur le "mode mental automatique" et le "mode mental préfrontal". Le mode mental automatique, qu'elle associe au triangle dramatique de Karpman (sauveur, victime, bourreau), représente les anciens schémas de fonctionnement. Son travail consiste à en sortir pour revenir en mode "observatrice", un processus d'auto-évaluation constant.
Elle décrit cette transition comme un "lâcher-prise", un moment où l'on ne peut plus tout gérer et où les choses deviennent plus fluides en acceptant de se laisser porter. Bien que parfois "flippant" d'avancer sans savoir exactement où l'on va, ce lâcher-prise a été essentiel.
Avant sa transformation, Muriel était infirmière et professeure en soins infirmiers. Pendant la Covid-19, ses prises de position "dissonantes" par rapport aux directives gouvernementales ont conduit à son "mise sur une voie de garage" par la communauté française en Belgique, la poussant à la retraite anticipée de son poste de professeure. Elle a également fait l'objet de menaces de retrait de son visa d'infirmière et a même été incarcérée plusieurs heures pour ses propos sur les réseaux sociaux concernant la Covid et la vaccination. Elle explique qu'elle avait un besoin vital de s'exprimer, ressentant que si elle ne parlait pas, elle "allait mourir". Ses interventions se voulaient informatives et éducatives, expliquant par exemple comment porter et utiliser correctement un masque, plutôt que de contester directement les récits officiels.
Muriel partage également des expériences personnelles intenses, comme la perte de son père et de son petit frère, Grégory, dont le caractère fort a laissé des souvenirs vifs. Elle évoque des messages de l'au-delà, comme celui de son père lui parlant de sa mère ou de l'anniversaire de sa femme, qui la touchent profondément et confirment sa connexion à l'invisible.
Le port du masque pendant la pandémie a été particulièrement révélateur pour elle, car elle remettait déjà en question les "masques sociaux" que l'on porte dans la vie. Devoir porter un "vrai masque" a créé une dissonance majeure, la poussant à refuser de continuer à masquer son être. Elle n'a aucun regret quant à ses prises de position, les assumant pleinement.
Elle reconnaît avoir été "censurée" à la maison dans son enfance, essayant d'être une "gentille petite fille sage" sans succès. Cette impossibilité de s'exprimer l'a poussée à se rebeller à l'adolescence, consommant des substances pour s'évader. Malgré la tristesse de ces souvenirs, elle exprime une immense gratitude, car ces épreuves ont forgé la personne qu'elle est aujourd'hui. Elle se demande si devenir maman très tôt, à 19 ans, n'était pas une forme d'opposition à sa mère qui lui avait dit de ne pas avoir d'enfants.
Muriel voit un lien entre son passé et son activité actuelle de thérapeute. Son expérience d'infirmière et son master en santé publique lui confèrent une crédibilité. Elle a découvert l'astrologie lors d'une conférence avec un médecin travaillant avec l'astrologie médicale, ce qui a été une révélation pour la connaissance de soi. Sa "Lune en Poissons" explique sa sensibilité et son désir de prendre soin des autres, une part d'elle qu'elle n'aimait pas avant, mais qu'elle chérit aujourd'hui. L'astrologie est un outil "très utile" dans son accompagnement pour explorer les résonances et les blessures d'enfance.
En tant qu'experte en santé intégrative, Muriel a trouvé une manière d'être "tout ce qu'elle est" professionnellement, combinant l'hypnothérapie, l'infirmerie, et la prévention. La santé intégrative permet de faire de la prévention de manière concrète sans se substituer à un avis médical. Elle critique la médecine conventionnelle pour son manque de prévention, attendant que la maladie soit installée pour intervenir, contrairement à des approches plus préventives comme en Asie.
Son propre corps a également parlé pendant la période Covid. Épuisée, elle a découvert qu'elle souffrait d'une thyroïdite de Hashimoto et d'un cortisol déréglé. Ces expériences l'ont rendue consciente qu'il faut prendre soin de son corps et l'écouter, le considérant désormais comme son "meilleur ami". Elle a étudié le "décodage biologique" du Dr. Hamer, constatant sa justesse pour comprendre les symptômes comme des messages du corps.
Son accompagnement est individualisé et intuitif, en opposition aux pratiques infirmières traditionnelles qui interdisaient l'excès d'empathie. Elle se permet désormais de ressentir les émotions de ses patients. Elle reconnaît une "hypersensibilité décuplée" qui était présente depuis l'enfance, mais qu'elle a appris à apprivoiser et à ne plus craindre, y compris sa connexion à l'invisible. Bien qu'elle assume sa médiumnité, elle n'en fait pas son activité principale, souhaitant rester accessible à un large éventail de personnes, y compris les plus pragmatiques.
Lors d'un accompagnement, elle commence par questionner les habitudes de vie de la personne, s'appuyant sur les 14 besoins de Virginia Henderson, qu'elle a utilisés pendant plus de 20 ans en tant qu'infirmière. Elle explique que rares sont les personnes "complètement au top", et que sa médiumnité la guide souvent vers l'essentiel, lui permettant parfois de savoir ce que le patient va demander avant même qu'il ne le verbalise.
La présence authentique est également cruciale dans son approche, permettant aux patients de se sentir en confiance et de verbaliser les véritables raisons de leur appel. Souvent, des problèmes digestifs, par exemple, cachent des conflits psycho-affectifs.
Muriel se décrit comme un "couteau suisse" avec un large spectre d'intervention. Ses diplômes d'infirmière et son master en santé publique lui apportent une crédibilité et l'aident à surmonter le "syndrome de l'imposteur". Sa personnalité, Capricorne ascendant Capricorne, est très structurée, posée et patiente, ce qui, paradoxalement, l'a aidée à traverser une première partie de vie chaotique. La discipline est un mot clé dans son vocabulaire, car elle estime que la connaissance seule ne suffit pas sans la discipline pour mettre les choses en place.
Elle propose désormais du coaching en plus des consultations, pour être une "main tendue" constante, répondant aux messages de ses patients dans les 24 heures pour les aider à démêler leurs conflits internes, une assistance qu'elle-même n'a pas eue dans ses propres moments de détresse.
Elle travaille principalement avec des adultes, refusant d'accompagner les enfants, car elle est convaincue qu'ils sont le "symptôme de leurs parents", et que c'est avec ces derniers qu'il faut travailler. Elle verbalise cela d'emblée, même si cela peut faire fuir certains parents.
Muriel mentionne des personnes qui l'ont inspirée, comme Lise Bourbeau, ainsi que son chat Gus, son chien Ben, et ses enfants. Elle fait un clin d'œil particulier à Esmeralda Bernard, une personne qu'elle admire et avec qui elle voyage.
Ses trois fils, désormais adultes, ont un regard encore "difficile" sur leur mère, qu'elle reconnaît être parfois "trop maternante" pour les préserver, un comportement qu'elle attribue à ce qu'elle n'a pas eu elle-même. Elle admet qu'elle doit lâcher prise à ce niveau.
Concernant la confrontation des traumas, elle pense que c'est une démarche très personnelle, "au feeling", sans bousculer la personne. Elle croit que l'on n'est pas obligé de traverser autant de souffrances pour grandir et que l'ère du Verseau, avec l'accélération des choses et la communication facilitée par les réseaux sociaux et les outils d'apprentissage, permet d'évoluer différemment.
Muriel se décrit comme résolument optimiste, adoptant la perspective du "verre à moitié plein". Elle cite la phrase "la vie est une vallée de roses, mais elle est aussi une vallée d'épines", soulignant l'importance de la perception. L'humour et la légèreté sont également des outils essentiels pour rendre la vie plus agréable.
Son accompagnement peut être une thérapie brève ou s'étendre sur une année, selon les besoins. Elle insiste sur la prise de recul, comme apprendre à faire du vélo, pour comprendre le sens des événements. Elle a toujours une réponse aux questions que la vie lui pose, même si cela prend parfois du temps. Cette foi est devenue une partie intégrante d'elle-même.
Enfin, Muriel souligne que son chien, un malinois nommé Ben, lui a appris à poser des limites et à dire non, un cheminement difficile pour quelqu'un qui a été dépendante affective. Elle conclut en affirmant qu'il est possible de passer du mode survie au mode vie de manière rapide et simple avec les bons outils et la croyance en cette possibilité, car le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginaire. Elle est disponible pour des consultations à distance ou en Belgique.