
Pourquoi l'or redevient l'investissement n°1 en 2026 ?
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Fin janvier 2026, l'or a atteint un record absolu, dépassant les 5400 dollars l'once, après une hausse de plus de 60% en 2025, sa meilleure année depuis 1979. Cet engouement, bien que l'or soit le métal le plus ancien, est notable à une époque où les options d'investissement modernes abondent.
Les principaux acheteurs d'or ne sont pas seulement les particuliers, mais aussi les États. Les banques centrales accumulent de l'or depuis 15 ans, avec plus de 860 tonnes acquises en 2025. La Pologne, par exemple, vise 700 tonnes de réserves pour des raisons de sécurité nationale. En 2025, la part de l'or dans les réserves des États a atteint 27%, dépassant l'euro et les obligations américaines. La France a même rapatrié 129 tonnes d'or de New York entre l'été 2025 et janvier 2026, détenant près de 2400 tonnes, la 4e réserve mondiale. Ce mouvement de fond est accéléré par l'incertitude géopolitique croissante, notamment sous l'administration Trump. L'engouement est tel qu'en 2025, Teser, émetteur du plus grand stablecoin, a acheté plus de 100 tonnes d'or, dépassant toute banque centrale individuelle.
L'or fascine car il a traversé les millénaires, survivant à l'effondrement des empires et des monnaies. Il est indépendant des gouvernements et des banques centrales, et sa quantité ne peut être augmentée arbitrairement. Il agit comme une protection en dehors du système bancaire. En période de panique, comme la crise de 2008, l'or a montré sa résilience, terminant l'année en hausse de 4,3% alors que d'autres actifs s'effondraient. Sur les 30 dernières années, il a mieux résisté aux craques que les actifs risqués.
Cependant, il y a trois règles essentielles à respecter. Premièrement, l'or doit être vu comme une assurance, non comme un moteur de rendement. Sur le long terme, après inflation, l'or rapporte moins que les marchés financiers, mais son rôle est d'être là en cas de problème, comme une assurance habitation. Deuxièmement, il ne faut pas acheter dans la panique. L'exemple des années 70 montre que l'achat au plus haut, comme en janvier 1980 à 850 dollars l'once, peut entraîner une longue attente pour retrouver l'équilibre. Il est préférable d'étaler ses achats dans le temps pour lisser le prix d'entrée. Troisièmement, il faut surveiller le taux de change car l'or est coté en dollars. Une hausse de 65% en dollars en 2025 n'a été que de 48% en euros à cause du renforcement de l'euro.
Comparé à d'autres actifs, l'or surpasse le livret A en termes de croissance, mais ce dernier reste essentiel pour la liquidité d'urgence. Face à l'immobilier, l'or est plus liquide, se revendant sans frais de notaire ni gestion locative, mais ne génère pas de loyer. La fiscalité immobilière est souvent plus lourde. Face aux actions, l'or est moins performant sur le très long terme, car les entreprises créent de la valeur et versent des dividendes, mais l'or amortit les chocs lors des effondrements de marché. Quant au Bitcoin, bien qu'il ait surpassé l'or sur le long terme depuis 2012, il se comporte comme un actif risqué en période de stress, contrairement à l'or, valeur refuge millénaire.
L'or n'a pas pour rôle de "gagner" contre les autres actifs, mais de se comporter différemment lorsque le reste du patrimoine plonge. C'est un excellent diversificateur sur le long terme, car la pérennité des entreprises n'est pas garantie. Il est recommandé de consacrer 5 à 15% de son patrimoine à l'or. L'achat doit