
Marie MALEZIEUX révèle comment la fibromyalgie l'a menée à la médiumnité
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Marie, ancienne militaire, partage son parcours singulier vers la médiumnité, une évolution déclenchée par une maladie chronique, la fibromyalgie. Initialement militaire, elle se trouvait en bas de l'échelle et a gravi des échelons. Son parcours est d'autant plus intrigant qu'il juxtapose la rigueur militaire à une pratique spirituelle, celle de la médiumnité.
Elle révèle que ses facultés médiumniques existaient depuis toujours, mais qu'elle les "subissait" sans les comprendre. Ces perceptions étaient présentes dès l'enfance et l'adolescence, mais elle ne parvenait pas à les identifier. Elle ne vivait pas dans un environnement où la médiumnité ou la spiritualité étaient abordées, considérant ces phénomènes comme relevant de l'imaginaire.
Un point de bascule, un déclencheur, l'a forcée à se regarder. Ce déclencheur fut la maladie : la fibromyalgie. Elle décrit cette maladie comme des douleurs chroniques, présentes 24h/24, dont le diagnostic est souvent difficile et pour laquelle de nombreux médecins peinent à trouver des solutions. Son propre diagnostic de fibromyalgie a été posé en 2012, six mois après son incorporation dans l'armée de terre. Bien qu'elle ne puisse affirmer si l'armée a été l'élément déclencheur, elle était dans un environnement qui ne lui convenait pas, un fait qu'elle a compris par la suite. Elle pense qu'un terrain prédisposé, lié à son enfance et à son parcours de vie, existait déjà, et que l'armée a pu agir comme un catalyseur pour le déclenchement de sa fibromyalgie.
Pendant quatre années, elle a continué son service militaire en dépit des douleurs constantes de la fibromyalgie, luttant intérieurement sans en parler, car la maladie était invisible et dévalorisante dans le milieu militaire. Elle a eu la chance d'avoir des cadres bienveillants qui l'ont soutenue, mais à bout de force, elle a décidé d'arrêter. Suite à un long arrêt de travail, elle s'est tournée vers des thérapies énergétiques, ayant tout essayé sans succès.
C'est lors de ces soins énergétiques qu'une nouvelle étape s'est enclenchée. En tant que consultante, elle a commencé à entendre des mots déterminants, comme "corps éthérique", un concept totalement inconnu pour elle. Cette claire audience était très nette. Elle a ainsi verbalisé une intuition au thérapeute : "Ce serait pas le corps éthérique." Le thérapeute a confirmé que le corps éthérique s'était déplacé et nécessitait une intervention. Cette expérience l'a surprise, la poussant à s'interroger sur la manière dont elle accédait à de telles informations. La claire audience a été le point de départ de ses perceptions, avant même l'aspect visuel.
Elle a vécu cette période de manière très intérieure, sans en parler. Elle a ensuite participé à une retraite spirituelle où elle a appris à entrer en état modifié de conscience, non pas pour la médiumnité directement, mais pour aller mieux dans le cadre de son parcours thérapeutique. Elle y a découvert la méditation et la visualisation. Elle a constaté que plus elle méditait, moins elle avait mal, établissant un lien rapide entre la pratique et son bien-être. La méditation, en ralentissant son rythme et en la ramenant à l'écoute de son corps, lui a permis de se reconnecter à elle-même et à se connaître. Ce retour à soi a ouvert naturellement de nouvelles perceptions.
Elle se souvient de son premier contact avec un défunt. Elle a traversé une phase d'acceptation, doutant initialement de la nature de ses perceptions. Elle s'est demandé si elle n'était pas simplement en train de s'imaginer des choses. Le premier contact, particulièrement précis et précis, l'a fait réfléchir. Elle a été surprise par la capacité à savoir des choses qu'elle ne pouvait pas savoir, avec une telle exactitude. Elle a mis du temps à oser nommer ce phénomène : médiumnité. Elle a fait de nombreux contacts avant d'assumer ce terme, souvent suggéré par d'autres. Sur les réseaux sociaux, en aidant gratuitement des personnes, on lui a dit : "En fait, tu es médium." Elle reconnaissait alors voir et communiquer avec des personnes décédées, mais n'ayant pas été élevée dans ce milieu, elle ne s'y était pas intéressée auparavant.
Contrairement à ce que l'on pourrait attendre, elle n'a jamais ressenti de peur face à ces facultés. Pour elle, c'était une reconnexion avec quelque chose d'intrinsèque qui avait toujours été présent mais qu'elle n'avait pas suffisamment écouté. Les personnes qu'elle imaginait depuis son enfance, comme des compagnons imaginaires, se sont révélées être des âmes. Elle a grandi dans une forme de solitude intérieure, peuplée de ces "personnages imaginaires" qui lui apportaient sagesse, paix et amour, et l'aidaient au quotidien. Elle avait toujours classé ces expériences dans son imaginaire, ne pouvant pas les catégoriser autrement compte tenu de son éducation. Ces présences imaginaires étaient empreintes de sagesse et de sérénité, ce qui l'aidait à avancer.
Le premier contact avec un défunt a été le moment où elle a commencé à se demander si ces "personnages imaginaires" étaient réels. La confirmation est venue quand elle a compris qu'il s'agissait d'âmes décédées. Cela a ouvert la possibilité d'une communication encore plus profonde. Elle a alors décidé d'expérimenter, de tester ses capacités pour pouvoir y croire. Elle a un besoin rationnel de preuves, pas pour les autres, mais pour elle-même. Elle est allée chercher ces preuves par l'expérience, en osant. Elle observe que beaucoup de gens se limitent par peur de se tromper ou de s'inventer des choses. Elle, au contraire, a plongé, n'ayant jamais eu peur de se tromper, acceptant l'échec comme une partie intégrante de l'expérimentation dans l'irrationnel.
Elle parle des différents canaux de perception médiumnique : la claire audience, la clairvoyance, et le clair ressenti (émotions, enveloppe énergétique). Elle possède une partie de toutes ces facultés. Elle aborde la médiumnité avec légèreté et humilité, se considérant comme une "éternelle étudiante spirituelle". Elle adhère au principe du "je sais mais je ne sais rien". Même en transmettant des messages de défunts, elle affirme ne rien savoir de la mort elle-même, n'étant pas décédée. Elle souligne que malgré l'accès à des expériences supplémentaires, la science n'a pas tout expliqué, et qu'il y a des choses que les êtres incarnés ne peuvent pas comprendre, car elles nécessitent d'être vécues. La physique quantique a d'ailleurs beaucoup éclairé ses ressentis.
Elle assume pleinement son statut de médium, même si le chemin a été difficile, marqué par des souffrances qui l'ont menée à la maladie. Sa fibromyalgie, paradoxalement, l'a sauvée en la forçant à s'écouter. Elle a entamé un processus de déconstruction, explorant ses mémoires transgénérationnelles et karmiques. Les défunts l'ont aidée à reprendre son pouvoir et son énergie, à se défaire de la tendance à tout mettre dans le pouvoir des autres et à se sacrifier. L'armée, avec ses valeurs de loyauté, n'a pas comblé ce besoin profond, qu'elle a finalement trouvé en elle-même. Elle reconnaît que la vie n'est pas simple, mais qu'elle offre l'opportunité d'en faire quelque chose de bien, même si l'on n'y parvient pas toujours, et qu'il faut savoir se pardonner.
Elle se souvient de son premier contact conscient avec un défunt lors d'un voyage chamanique. Un homme lui a transmis un message lourd de sens concernant un oncle et des attouchements sur sa nièce. Ce message, qu'elle a eu du mal à transmettre, a bouleversé la jeune femme concernée. Cet événement a été une confirmation majeure de la présence d'une conscience au-delà de la vie. Après cette retraite, des images de défunts sont restées avec elle, la poussant à vouloir maîtriser ce qu'elle ne voulait pas subir. Son conjoint, initialement sceptique, a fini par comprendre.
Elle décrit l'effet "waouh" attendu des médiums, qui pour elle réside moins dans les prénoms que dans la description précise du caractère, des habitudes et des traits des défunts. Elle aime rencontrer l'âme de la personne partie, trouver cette âme riche et belle. Elle cite l'exemple d'un défunt qui lui a demandé de décrire un objet précis, non commun, mis dans son cercueil, apportant une preuve concrète. Elle ne doute plus de ses capacités.
Elle perçoit les défunts de différentes manières : dans un écran mental, mais aussi dans la pièce, autour des gens. Elle a toujours vu des défunts autour d'elle, même dans des événements privés. Elle apprécie particulièrement d'interagir avec des sceptiques, car cela lui permet de prouver la véracité de ses perceptions. Elle ne pose pas de questions lors des contacts, communiquant uniquement avec le défunt pour transmettre ce qui doit l'être.
Elle relate l'histoire d'une médium qui dressait une table pour les défunts à Noël. Elle confirme l'importance des rassemblements familiaux pour les défunts, qui souhaitent l'union. Le message le plus courant qu'elle reçoit des défunts est "Vie. Autorise-toi à vivre." Ils souhaitent que les vivants s'autorisent à vivre pleinement, à sourire et à rire, car ils reçoivent ces émotions à travers eux.
Elle considère son travail comme un moyen de redonner goût à la vie en passant par le prisme de la mort, pour que les vivants comprennent que leur existence mérite d'être vécue pleinement, sans se préoccuper du regard des autres ou des modèles sociétaux restrictifs. Il s'agit de cultiver le positif, même au sein de la souffrance. Elle note la présence d'âmes autour d'elle dans le studio, dont une femme importante. Elle souligne l'importance de l'esprit critique et de la curiosité dans son travail, ainsi que son approche incarnée.
Concernant le timing des contacts médiumniques, elle pense que le contact est possible immédiatement après le décès, voire avec des personnes dans le coma. Cependant, elle recommande d'attendre 4 à 6 mois après le décès pour permettre un temps d'acceptation émotionnelle pour les vivants, et pour que l'âme du défunt soit dans un état plus propice à la transmission de messages positifs. Elle précise qu'un défunt peut refuser un contact, souvent parce qu'il a une autre priorité, comme un proche dans le coma.
Elle aime transmettre et propose des formations axées sur le développement des capacités, mais insiste sur le fait que cela passe par une profonde connaissance de soi et une reconnexion au corps, plutôt que par des techniques superficielles. Elle met en garde contre une spiritualité désincarnée, prônant une approche ancrée dans l'incarnation et le corps. La fibromyalgie a été un signal pour qu'elle réapprenne à écouter son corps.
En conclusion, elle souhaite que l'on retienne que la fibromyalgie n'est pas un ennemi, mais un signal, et que les âmes sont toujours présentes. Son message principal est d'encourager chacun à s'autoriser à vivre pleinement, en cultivant le positif et en tirant le meilleur parti de chaque expérience, y compris de la souffrance.