
Alex Hormozi vs 10 Entrepreneurs
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Le débat porte sur diverses croyances courantes dans le monde de l'entrepreneuriat, avec un prix de 10 000 dollars pour l'argumentaire le plus convaincant. Ouzie, avec 14 ans d'expérience dans la création et la croissance d'entreprises, dont une qui a réalisé 250 millions de dollars de revenus agrégés l'année précédente, anime la discussion.
Un point central concerne la nécessité ou non d'un week-end. L'idée est avancée que le concept de week-end est une invention récente, vieille d'à peine 100 ans, et que ce dont on a vraiment besoin, c'est d'un travail qui ne nécessite pas de week-end. Cette affirmation suscite une réaction, notamment de la part d'une mère qui se demande si cette perspective change avec l'arrivée d'un enfant, suggérant qu'un week-end avec la famille pourrait devenir nécessaire. La réponse est que faire des compromis est inévitable, et qu'il n'y a rien de mal à choisir d'avoir un week-end. Cependant, l'idée qu'on en ait impérativement besoin est vue comme le symptôme d'un problème plus profond : le dégoût de son propre travail. L'idée est que si l'on aime son travail, la notion de week-end devient moins pertinente.
Il est reconnu que les plans de travail peuvent changer considérablement après l'arrivée d'un enfant, mais l'argument selon lequel il s'agit d'un choix délibéré et non d'une nécessité est maintenu. L'observation est faite que presque toutes les personnes extrêmement prospères travaillent parfois le week-end, même entre des activités familiales. L'argument pragmatique est que si deux concurrents ont les mêmes compétences, celui qui travaille plus aura un avantage significatif, gagnant potentiellement un tiers de temps de travail supplémentaire par an. Dans un monde où la vitesse est un différenciateur clé, cela conduit à la victoire. Cette position est également perçue comme une réaction contre une génération perçue comme trop axée sur l'« autosoins maximaux », qui aurait affaibli la génération. L'orateur assume des positions extrêmes pour contrebalancer le bruit ambiant, dans le but de faire passer le message qu'on peut souvent faire plus que ce que l'on pense.
Il est précisé que ce message est davantage destiné aux personnes qui vivent pour le week-end, et non à ceux qui aspirent à la croissance et à la réussite. Cependant, pour ceux qui travaillent dur et entendent qu'ils n'ont pas besoin de week-end, il y a une interrogation sur la manière de gérer le besoin de repos. Il est admis que l'orateur peut parfois caricaturer les positions pour mieux faire passer son message, et que son public principal est constitué de propriétaires d'entreprises qui connaissent déjà sa position.
Un autre point abordé est le recrutement : « Coupez deux joueurs B pour embaucher un joueur A, puis payez le joueur A ce que vous paieriez deux joueurs B. Vous économiserez plus et gagnerez plus. » L'objection est que, dans les premières étapes de la construction d'une entreprise, on n'a pas toujours les moyens de s'offrir des joueurs A. Il faut composer avec les ressources disponibles. Parfois, embaucher des joueurs A trop tôt peut nuire à l'entreprise ou détériorer des relations importantes. Il est précisé que « joueurs A » s'applique aussi bien horizontalement que verticalement : au sein d'un même rôle, il faut payer le meilleur pour qu'il surpasse les autres. L'idée générale est de mieux payer les meilleures personnes, ce qui coûte moins cher que de payer mal les mauvaises personnes.
Le débat se tourne ensuite vers la stratégie de vente : « Vendez aux riches jusqu'à ce que vous ayez assez d'argent pour vendre à tous les pauvres. » L'argument est que les marchés où les gens ont moins d'argent peuvent être très rentables, citant l'immobilier locatif dans des zones à faible revenu où les paiements en espèces ou les subventions gouvernementales sont fréquents. De même, dans le secteur de la construction et de l'ingénierie, des réglementations post-effondrement ont créé un marché important. L'idée sous-jacente est que l'argent ne vient pas de nulle part ; les subventions et les réglementations, financées par les impôts des riches, permettent ces marchés. L'origine de l'argent est jugée sans importance tant qu'il est disponible.
La contre-argumentation est que les réglementations gouvernementales perturbent les dynamiques de marché normales, créant des exceptions. Dans une société purement capitaliste sans réglementation, il faudrait aller là où se trouve l'argent. Cependant, il est souligné que l'argent provient toujours des riches, même indirectement. L'exemple d'un vendeur de voitures d'occasion qui fait fortune grâce aux prêts à taux d'intérêt élevés est donné. L'argument est qu'il faut soit cibler le haut de gamme pour maximiser les marges, soit être un leader à bas prix qui compense par le volume. Vendre à bas prix nécessite d'importants investissements initiaux, comme pour Walmart. Il est avancé qu'il est plus rentable de vendre 100 voitures Chevrolet que d'en vendre une seule Ferrari, mais que vendre deux ou trois Ferrari peut rapporter plus.
Un point important est la gestion des options : « Les options n'ont de valeur que lorsqu'elles sont utilisées, pas stockées. À un moment donné, vous devez faire un compromis et tout miser. » La société, en particulier les jeunes, est encouragée à garder toutes ses options ouvertes, ce qui peut conduire à ne jamais s'engager et à rester indécis. En cherchant à garder toutes les portes ouvertes, on finit par les fermer toutes par manque de décision. Cela s'applique aux affaires, aux relations et même à la parentalité. Il est encouragé de faire des choix conscients, car les meilleures choses de la vie se trouvent souvent après des engagements qui impliquent de fermer d'autres portes.
Cependant, il est aussi avancé que les options peuvent être utiles pour aider à se concentrer sur ce que l'on veut vraiment. L'exemple d'une femme qui ne sait pas où aller dîner, mais qui, une fois confrontée à des options spécifiques (italien, mexicain, etc.), sait finalement ce qu'elle veut, est utilisé. Les options servent alors de filtre ou d'élément de focalisation. L'idée est que le manque de décision, la demande constante de plus d'options, peut conduire à passer à côté des opportunités, comme un dîner qui finit par être trop tard pour sortir. C'est l'analogie des « vies micro-ondes », où l'on reste chez soi plutôt que de poursuivre ce que l'on désire vraiment.
Une opinion tranchée est émise : « Le jeu des affaires est massivement surestimé. Le métier, le produit, le service que vous choisissez sont massivement sous-estimés. » La question est posée de savoir si l'on dormirait par terre dans un cabinet de comptabilité fiscale si ce n'était pas une affaire. La réponse est affirmative, car la peur de l'échec motive l'action, quel que soit le domaine. Il est également relevé que 95% des personnes dans un atelier veulent vendre leur entreprise, ce qui amène à s'interroger sur la durabilité de ces entreprises et sur la motivation réelle derrière leur création. Est-ce pour le jeu lui-même, ou pour trouver un sens intrinsèque à l'entreprise ?
L'entrepreneuriat est comparé à la hiérarchie des besoins de Maslow. Au début, la priorité est de ne pas être fauché. Une fois ce problème résolu, on peut progresser. Les entrepreneurs « missionnaires », qui aiment profondément ce qu'ils font, finissent par gagner plus d'argent sur le long terme que les « mercenaires ». La patience, la capacité à penser sur le long terme, est une qualité rare. La vision est que le produit et le métier sont au cœur du jeu, que la vente et le marketing en découlent. L'échange de valeur doit être bon pour tous sur le long terme.
Un point sur le manque d'information versus le manque de priorités est soulevé. L'idée est que la plupart des gens savent ce qu'ils doivent faire mais ne le font pas. Le manque de priorités est le problème principal. L'exemple de la perte de poids est utilisé : on sait qu'il faut manger moins et bouger, même si les détails (type de régime, etc.) peuvent varier. Si un événement grave se produisait (par exemple, l'enlèvement de proches), on trouverait les priorités et les moyens pour doubler son entreprise en 90 jours, prouvant ainsi que l'information n'était pas le manque principal.
Une vérité inconfortable est énoncée : « Si vos employés sont médiocres, vous l'êtes probablement aussi. » L'exemple d'un ingénieur qui signe et scelle tout est donné. Au début, il ne gagnait pas beaucoup et a dû embaucher. Les leçons apprises en matière de recrutement, même avec des personnes moins compétentes, ont été précieuses. L'idée est que si l'on n'est pas compétent, on attire des personnes médiocres. À mesure que l'on devient plus compétent, on attire de meilleurs talents. La médiocrité est définie non pas comme un manque absolu de succès, mais comme être dépassé par d'autres dans son domaine en termes de rapidité d'apprentissage et de croissance. Il est possible de compresser le temps d'apprentissage en modélisant les actions des personnes les plus performantes.
Une autre affirmation est : « Les gens paresseux ne savent pas commencer. Les gens faibles ne savent pas finir. Les gens qui réussissent ne savent pas s'arrêter. » Il est nuancé que les gens qui réussissent doivent apprendre à s'arrêter, même si cet arrêt est subjectif (une pause courte ou longue). Le repos est essentiel pour être plus efficace. La paresse est vue comme un prérequis à la non-initiation, et la faiblesse comme un manque de tolérance à la frustration. Les personnes qui réussissent, surtout aux plus hauts niveaux, peuvent avoir une certaine pathologie qui les empêche de s'arrêter, une compulsion ou une obsession pour leur métier.
La question de l'équilibre vie pro-vie perso est abordée : « Personne n'a jamais construit quelque chose de mémorable en prêchant l'équilibre vie pro-vie perso. » Cette affirmation est contestée en citant des exemples comme Patagonia et Chick-fil-A. Le fondateur de Patagonia, Yvon Chouinard, a écrit « Let My People Go Surfing » et a pris des congés importants. Truett Cathy, fondateur de Chick-fil-A, a choisi de fermer le dimanche pour permettre aux employés de passer du temps en famille. Ces marques sont considérées comme mémorables et leurs fondateurs ont prôné un certain équilibre.
La réponse à cela est que fermer le dimanche chez Chick-fil-A est plus une question de principes religieux qu'un prêche de l'équilibre vie pro-vie perso, et que les managers travaillent souvent six jours par semaine. Yvon Chouinard est considéré comme une exception. L'affirmation initiale est interprétée comme une critique du « style de vie d'ordinateur portable » et du « nomadisme numérique » qui vendent un rêve sans le prix à payer. Pour atteindre des résultats exceptionnels, un engagement total est souvent nécessaire. La question est de savoir à quel jeu on joue.
Il est finalement concédé que le mot « jamais » dans l'affirmation est inexact, reconnaissant quelques exemples notables d'entreprises mémorables construites avec un certain équilibre. Cependant, l'idée générale que la plupart des gens qui recherchent un équilibre vie pro-vie perso et des résultats importants finissent par n'obtenir ni l'un ni l'autre est maintenue. Le meilleur tableau de bord n'est pas la seule « mémorabilité », mais la définition de son propre tableau de bord et le choix d'un jeu dont le prix vaut la peine d'être gagné.
La question de tout miser sur une idée est débattue.