
You Unknowingly Want Your Guru to Leave | Sadhguru
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Le conférencier explique qu'il ne mourra pas, mais partira, ce qui est très différent d'une mort normale. Il affirme qu'il deviendra beaucoup plus présent après son départ, car le corps physique impose des restrictions et limite la perception de la personne. Il souligne que les gens attendent souvent la mort de leur gourou pour qu'il soit plus présent, car la présence physique est légèrement limitée par le corps. Ce n'est pas un lien d'amour, mais un lien de lumière. L'intensité de la résonance avec le gourou est plus importante que l'émotion ressentie, même si l'émotion peut servir de catalyseur pour cette résonance en offrant une focalisation.
Il aborde ensuite la question des désirs humains contradictoires : vouloir plus de bonheur tout en s'accrochant aux vieilles habitudes et en résistant au changement. Il explique que cela est dû à la confusion entre la nature physique, qui recherche la protection et la préservation, et la nature ultime, qui cherche à s'étendre et à dépasser ses limites actuelles. La nature physique, incarnée par chaque cellule, est mue par l'instinct de survie, tandis que la nature ultime en nous, le créateur, se sent contrainte par le corps physique et aspire constamment à être quelque chose de plus.
Si l'on ne connaît rien de mieux que la nourriture ou l'argent, on cherche à travers cela, mais le désir d'expansion est incessant. Plus on devient conscient, plus on ressent les contraintes du corps physique. Les personnes qui vivent une existence très physique, presque animale (au sens biologique, non péjoratif), ont moins de difficultés car leurs besoins physiques sont satisfaits. Elles ne pensent pas à l'expansion, même si ce désir est présent en elles, mais n'est pas fortement exprimé. Cependant, une fois qu'elles deviennent mentalement plus actives et plus conscientes, elles sont prises d'un désir sans fin, ne pouvant plus se contenter de manger et d'être heureuses.
Cette confusion entre la nature physique et la nature ultime crée un conflit inutile. Le désir d'expansion est là, mais on craint que cela ne compromette la sécurité de l'existence. Le conférencier insiste sur le fait que seule la personne qui a perdu le besoin de sécurité est vraiment en sécurité. Celui qui cherche la sécurité ne la trouvera jamais.
Il illustre cela avec l'histoire de Gautama (Bouddha) qui, après avoir abandonné sa femme et son fils pour chercher la vérité, est revenu après huit ans d'illumination. Sa femme, Yasodhara, était en colère et lui a demandé ce qu'il avait à offrir à leur fils. Gautama a donné son bol de mendiant à son fils, déclarant que c'était son héritage, la sécurité ultime, et qu'il souhaitait qu'il abandonne aussi le besoin de sécurité.
Le conférencier compare l'expansion à une voiture en mouvement : c'est un risque, mais une voiture immobile n'a aucun sens. Vivre dans une "voiture stationnaire" toute sa vie, par sécurité, est étouffant. Si l'on ne donne pas une expression consciente à la nature ultime en tant qu'être humain, se contentant de la préservation de soi et de la procréation, la forme humaine est gâchée. Si l'on ne cherche qu'à servir la nature physique, la forme humaine est une source de problèmes. La nature, comprenant que l'on ne veut être qu'une entité biologique, pourrait nous faire renaître avec une queue, non par punition, mais parce qu'elle répond à nos désirs.
Concernant l'implication versus l'enchevêtrement, l'enchevêtrement vient du fait de choisir des domaines d'implication spécifiques. Si l'on s'implique simplement dans la vie sans choisir, il n'y a pas d'enchevêtrement. Si l'on s'implique totalement dans la vie sans distinction, l'enchevêtrement n'existe pas.
Il aborde la question des rêves et des morts. Un auditeur mentionne que son oncle décédé il y a 10 ans apparaît dans ses rêves. Le conférencier conseille de laisser les morts aux morts. Les relations sont basées sur le corps physique, l'esprit et les émotions. Une fois que ces trois éléments disparaissent, la personne n'existe plus sous la forme connue. L'oncle n'a plus de visage ni de corps. Les rêves sont des jeux de la mémoire, des fantômes que l'on a profondément stockés dans l'esprit, qu'il s'agisse de personnes aimées ou détestées. Il ne faut pas accorder trop d'importance à ces rêves, car l'esprit, s'il est hors de contrôle, peut devenir une horreur. La frontière entre la folie et la raison est très mince. Il est crucial de rester lucide et de ne pas soutenir les processus hallucinatoires.
Enfin, sur le karma, le conférencier affirme qu'il est absolument possible de changer son karma dans cette vie par le yoga ou de bonnes actions. Les "bonnes actions" ne changent pas le passé, mais ajoutent de nouvelles "notes positives" (des "A" après des "C") qui peuvent masquer l'ancien karma négatif. Cependant, le chemin spirituel ne vise pas à accumuler du bon karma, car tout karma, qu'il soit bon ou mauvais, est une forme d'esclavage. Des chaînes dorées restent des chaînes. Les bonnes actions procurent un bien-être psychologique et social, mais ne résolvent pas la situation existentielle. C'est pourquoi des personnes très aimantes et gentilles peuvent subir toutes sortes de souffrances. Pour oblitérer les vieilles empreintes, il faut retourner "aux œuvres", c'est-à-dire faire la sadhana, le processus spirituel, qui ne cherche pas à gagner du bon karma mais à tout effacer.