
Changer de regard sur le vivant - Dialogue avec Laurent Schwartz
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Le docteur Laurent Schwartz, dans une interview, propose une vision radicalement nouvelle de la maladie, s'appuyant sur des principes de physique plutôt que sur la biologie traditionnelle. Il soutient que notre compréhension actuelle du vivant est erronée et que nous devrions considérer les êtres vivants comme des circuits électroniques complexes. La vie, selon lui, dépend d'échanges d'électrons, dont l'alimentation est la source principale. Lorsque ces électrons ne suivent pas leur trajectoire normale, en particulier lorsqu'ils ne se lient pas à l'oxygène lors du métabolisme, des maladies surviennent.
Schwartz critique la médecine conventionnelle, qu'il juge inchangée dans ses fondamentaux depuis ses débuts. Malgré les progrès technologiques, les maladies comme le cancer, Alzheimer ou Parkinson restent, selon lui, traitées de la même manière qu'auparavant. Il dénonce une vision simpliste et enfantine de la maladie, avec ses notions de "bonnes" et "mauvaises" cellules, et propose de la réinterpréter à travers le prisme de la physique, notamment les champs électromagnétiques et le métabolisme.
Le concept central de sa pensée est le métabolisme, compris comme un phénomène physique impliquant des entrées et sorties d'énergie. Modifier ce métabolisme, par exemple par des régimes comme le cétogène, peut avoir des effets bénéfiques significatifs sur la santé, comme en témoignent de nombreux patients. Cette révolution épistémologique, il la voit comme imminente, alimentée par la popularité croissante des discussions sur le métabolisme, le régime cétogène, l'ivermectine et le bleu de méthylène.
Pour Schwartz, la maladie, et le cancer en particulier, est un problème électronique au niveau cellulaire. Une cellule saine brûle le glucose pour produire du dioxyde de carbone et de l'eau. Si elle ne le fait pas correctement, elle génère des déchets, tels que les plaques amyloïdes dans la maladie d'Alzheimer, les dépôts dans la sclérose en plaques, ou l'inflammation. L'objectif thérapeutique devient alors de "faire brûler" à nouveau la cellule.
L'idée d'une approche électronique de la biologie n'est pas nouvelle pour lui. Il cite le prix Nobel Sven Georgi, qui, dès les années 1930, avait compris que le cancer était un problème électronique lié à la mauvaise circulation des électrons. Schwartz se voit comme un archéologue des idées, cherchant à exhumer et valider ces concepts oubliés. Son intuition décisive lui est venue il y a une dizaine d'années, lors d'un repas en Italie.
Il remet en question le paradigme dominant qui considère le cancer comme une maladie du génome. Il s'appuie sur l'effet Warburg, découvert en 1920, qui démontre que les cellules cancéreuses captent et brûlent mal le glucose, produisant de l'acide lactique. Bien que cet effet soit utilisé dans les scanners PET pour détecter les cancers, la cause électronique sous-jacente n'a pas été explorée par la médecine conventionnelle. Le paradigme génétique, selon Schwartz, a éclipsé ces découvertes, considérant le cancer comme une "maladie de l'informatique".
Une expérience clé, qu'il mentionne, réfute le paradigme génétique : l'injection du noyau d'une cellule cancéreuse dans une cellule saine ne rend pas cette dernière cancéreuse. Cela suggère que le contrôle ne réside pas principalement dans le noyau, mais dans les mitochondries, les "centrales électriques" de la cellule, qui sont défaillantes dans de nombreuses maladies. Il avance que toutes les maladies partagent une cause commune, liée à un dysfonctionnement des mitochondries et à une production d'énergie insuffisante.
Cette vision unifiée des maladies ouvre la voie à des traitements similaires pour diverses pathologies. Il cite le bleu de méthylène, une molécule peu coûteuse et connue depuis les années 1880, qui fonctionne comme un capteur d'électrons et aide à la combustion cellulaire. Il mentionne également l'ivermectine, un antiparasitaire sans brevet, qui montre une efficacité antitumorale en laboratoire.
Schwartz critique l'industrie pharmaceutique, axée sur les brevets et les médicaments coûteux, qui ignore des solutions simples et abordables. Il souligne que le bleu de méthylène, bien qu'il tache, est utilisé en urgence pour des chocs septiques et intoxications, et que des dérivés ont servi de base à de nombreux médicaments synthétisés entre 1930 et 1950 (antidépresseurs, diurétiques, chloroquine).
Au-delà des maladies, Schwartz aborde la question de la conscience et du fonctionnement humain. Il cite des cas de personnes sans cerveau apparent qui fonctionnent normalement, remettant en question le modèle neuronal classique. Il suggère que la conscience pourrait être liée à l'organisation de l'eau au niveau moléculaire, et qu'elle pourrait même précéder le développement du cerveau. L'information pourrait résider dans l'eau, en contact avec l'"énergie du vide", qui proviendrait d'une source extérieure, peut-être depuis le Big Bang.
Il relie cette hypothèse aux syndromes de mort imminente, où les expériences rapportées semblent indiquer un contact avec une autre réalité, potentiellement liée à cette information contenue dans l'eau et à l'énergie du vide. Ce concept d'une conscience préexistante et d'une nature vibratoire de l'âme, qu'il associe aux domaines de cohérence de l'eau et à l'énergie du vide, pourrait offrir une perspective pour tempérer l'égoïsme humain.
Concernant le régime cétogène, Schwartz explique qu'il permet au corps de passer d'une source d'énergie (le sucre) à une autre (les corps cétoniques, dérivés des graisses). Cela est bénéfique dans de nombreuses maladies, notamment celles affectant le cerveau, où le métabolisme du sucre est altéré. Il se montre plus prudent concernant son application dans le cancer, car les tumeurs pourraient s'adapter en brûlant les graisses si le sucre n'est plus disponible.
En résumé, le docteur Laurent Schwartz propose une refonte radicale de notre compréhension de la maladie et du vivant, en s'appuyant sur la physique. Il met l'accent sur le métabolisme, les échanges électroniques et le rôle central des mitochondries. Ses travaux visent à simplifier la vision des maladies, à les considérer comme un phénomène unique avec une cause commune, et à proposer des traitements abordables et efficaces, souvent ignorés par l'institution médicale. Il étend cette réflexion à la conscience et à la nature de l'être humain, suggérant des pistes audacieuses impliquant l'eau et l'énergie du vide.