
Iran–États-Unis : Netanyahu peut-il faire capoter la paix ? #octogone87
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Bonjour à tous et bienvenue dans cet Octogone où nous décortiquons l'information. Gunter n'est pas disponible pour ce tournage, mais nous lui passons le bonjour. L'économie zéro déchet ou à déchet négatif est plus que jamais d'actualité.
Chez Scanderia, cet été, nous lançons le "Summer of AI", une grande opération pour vous former à l'IA. Nous proposons une nouvelle masterclass sur Wiki et RAG en local, qui fait suite à notre masterclass précédente, la plus vendue de l'histoire de Scanderia. Cette nouvelle masterclass, animée par Rodrig Beck, ingénieur en IA, vise à empêcher les IA d'avoir des hallucinations et à les rendre plus efficaces en utilisant vos propres données. Les applications sont illimitées : coach santé, CRM, gestion de clients ou d'enfants. Les abonnés Scanderia bénéficient d'une réduction de 50 %. Une prochaine masterclass sur la création d'applications mobiles en 15 minutes avec Philippe Bellassen est également prévue. Scanderia évolue vers le "IA maxing".
Passons aux nouvelles, notamment celles concernant l'Iran, qui sont plutôt positives. L'IPO de SpaceX a continué de monter avant une correction. AMC, les cinémas qui ont connu un "short squeeze" mémorable il y a cinq ans, repartent à la hausse, en partie grâce à la paix en Iran et au retour des spectateurs aux États-Unis.
La paix en Iran est un sujet complexe. Une frange de la politique israélienne cherche à faire capoter les accords, mais elle est de plus en plus marginalisée. Même des personnalités comme JD Vance et Donald Trump critiquent désormais Netanyahou. La signature des accords à Versailles est hautement symbolique, rappelant des moments difficiles de l'histoire française et allemande.
L'accord entre Washington et Téhéran est une percée diplomatique, mais il s'agit plus d'une pause stratégique que d'une paix durable. Le risque d'escalade immédiate recule, les marchés respirent, le pétrole se stabilise et les assurances maritimes anticipent une baisse de tension. Cependant, les causes profondes du conflit, comme le programme nucléaire iranien, persistent. On peut se demander si l'acquisition de la bombe atomique par l'Iran n'a pas été le facteur décisif pour les États-Unis.
Le rôle d'Israël est crucial. L'administration Netanyahou a réussi à faire croire aux Israéliens que la question palestinienne était une question de vie ou de mort, une manipulation qui a pris 30 ans à s'installer profondément dans les esprits.
Personne ne peut revendiquer une victoire nette dans ce conflit. L'Iran a démontré sa force avec des missiles hypersoniques et a renforcé son régime. Les pays du Golfe obtiennent une sécurité garantie, mais l'alliance avec les États-Unis leur laisse un goût amer. Ils pourraient devenir "djiboutisés", c'est-à-dire accueillir des bases militaires de plusieurs puissances comme les États-Unis, la Chine et la Russie, ce qui serait un échec majeur pour les États-Unis.
La question est de savoir si frapper l'Iran a renforcé la position américaine ou durci les conditions de négociation. Une guerre n'est utile que si elle permet un meilleur compromis. Ici, ce n'est clairement pas le cas. JD Vance a joué un rôle clé en convainquant Donald Trump de la désescalade. Les États-Unis ont un besoin vital de marchés financiers en hausse, et la question des stocks stratégiques pétroliers est préoccupante. Les 250 ans de l'indépendance américaine approchent, et célébrer cet événement en pleine guerre aurait été malvenu.
Pour la Chine, l'accord entre Washington et Téhéran est un test géoéconomique. Pékin a su transformer les sanctions occidentales contre l'Iran en avantage, faisant de l'Iran un État client pour son pétrole à prix réduit. Une normalisation partielle pourrait réduire le privilège chinois. La Chine observe le conflit comme un laboratoire stratégique, tirant des enseignements applicables ailleurs, notamment autour de Taïwan. Pékin est en position de force face à Taïwan et pourrait tenter une absorption à la hongkongaise. Le Moyen-Orient devient un miroir où la Chine étudie la manière dont Washington utilise la force et protège ses alliés.
Mao avait prédit que la Chine dépasserait les États-Unis au 15ème plan quinquennal, avec un niveau de vie supérieur en parité de pouvoir d'achat. Aujourd'hui, l'accès aux soins, à l'éducation et aux infrastructures en Chine est supérieur à celui des États-Unis. Par exemple, faire une IRM en Chine est plus facile qu'aux États-Unis. Les trains à grande vitesse chinois sont exceptionnels, contrairement aux Américains. La Chine a également remanié 12 000 programmes éducatifs, éliminant les sujets jugés superflus. La Chine est en train de dépasser l'Europe pour les soins et les trains à grande vitesse, et l'éducation suivra bientôt.
En Israël, la montée de la droite religieuse transforme le centre de gravité politique du pays. Des groupes comme les "Temple Activists" revendiquent une souveraineté juive plus explicite et une présence religieuse assumée sur le Mont du Temple, ce qui pourrait déclencher une nouvelle intifada. Le conflit devient constitutionnel, religieux et civilisationnel, et on observe une tentative de "religiosisation" des agences comme le Mossad, ce qui pourrait obscurcir le jugement et avoir des conséquences énormes.
Le contrôle de l'information est un enjeu majeur dans le conflit israélo-palestinien. Un rapport de 2025 montre que le censeur militaire israélien est intervenu sur 15 articles par jour en moyenne, supprimant 5 000 rapports de presse pendant la guerre entre Israël et l'Iran. Le contrôle ne concerne pas seulement les récits, mais aussi la survie économique des Palestiniens, privés d'accès au marché israélien.
Au Myanmar, la résistance contre la junte militaire tente de se structurer en un État, avec la création d'un conseil de pilotage. La Chine, qui a une grande capacité d'adaptation, pourrait changer d'allié si la junte venait à être renversée.
Aux États-Unis, l'économie se fragilise par couches, avec la dette, l'inflation, le surendettement des ménages et la précarité de l'emploi. Le récit officiel d'une économie robuste contraste avec l'expérience quotidienne d'une population croissante, ce qui nourrit la défiance et la colère sociale. L'accès au crédit est devenu meilleur en Chine qu'aux États-Unis, signe de la paupérisation de la classe moyenne américaine. La question est de savoir si l'effondrement de l'Empire américain sera gracieux, avec un Donald Trump qui serait plus Poutine que Gorbatchev. Cependant, la vitalité entrepreneuriale américaine reste réelle, comme en témoigne Elon Musk.
Les guerres récentes révèlent une rupture stratégique : les grandes puissances ne peuvent plus imposer leur volonté aussi facilement aux États plus faibles. L'Iran en est un exemple, et la Russie s'est enlisée en Ukraine. Des technologies peu coûteuses comme les drones et les missiles de précision permettent de frapper des infrastructures vitales et de menacer des bases. Les porte-avions, autrefois symboles de puissance, sont devenus des instruments d'intimidation du fort au faible. La guerre est devenue une affaire d'adaptation, de volonté politique et d'innovation. Quand une nation n'a rien à perdre, la conquérir devient presque impossible.
Enfin, Tulsy Gabbard, directrice du renseignement national américain, a déclassifié de nouveaux éléments sur un programme de laboratoires biologiques financés par les contribuables américains à l'étranger, dont certains en Ukraine, avec des recherches sur des pathogènes dangereux et des travaux de type "gain de fonction". Cela soulève des questions sur le contrôle démocratique de ces programmes et le lien entre santé publique, renseignement et guerre biologique potentielle.
La DGSI va progressivement remplacer le logiciel américain Palantir par Argonos, une solution française développée par Chaps Vision. Cette transition est un choix de souveraineté numérique pour réduire la dépendance française à une technologie américaine. Cependant, la rupture ne sera pas immédiate, le contrat Palantir restant actif jusqu'en 2028.
La Chine verrouille les chaînes d'approvisionnement stratégiques de l'intelligence artificielle, devenant un maillon indispensable de l'infrastructure mondiale de l'IA. Elle contrôle 60 % du marché des modules optiques et exporte de plus en plus de valeur, notamment dans l'automobile électrique. Les barrières commerciales peuvent ralentir la Chine, mais difficilement contourner sa place dans les chaînes technologiques critiques.
Nous terminons cet Octogone sur ces réflexions. N'oubliez pas le "Summer of AI" de Scanderia pour vous former à l'IA.