
Pourquoi j'évite l'ETF Chine (Ce que j'achète à la place)
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En 2025, la Chine affiche un excédent commercial record de 1200 milliards de dollars, soit une augmentation de 20% par rapport à l'année précédente. Malgré les tarifs douaniers américains, les exportations chinoises ont progressé de 5,5% globalement, démontrant une résilience et une indépendance vis-à-vis des États-Unis. La Chine a particulièrement renforcé ses exportations vers l'Afrique (+26%), l'Asie du Sud-Est (+13%) et l'Union Européenne (+8%), exportant principalement des puces, du matériel électronique et des automobiles.
Cependant, des points de vigilance majeurs subsistent. Le PIB par habitant en Chine est de 13800 dollars, contre 90000 dollars aux États-Unis, ce qui indique un écart significatif de richesse et de consommation interne. La consommation chinoise est instable en raison d'une grande disparité de revenus, ce qui impacte la stabilité des actions des entreprises chinoises. Une concentration de la richesse auprès d'une élite représente également un risque si celle-ci venait à quitter le pays.
Sur le plan démographique, la Chine a enregistré un recul de 3 millions d'habitants en 2025, la quatrième année consécutive, avec un taux de natalité historiquement bas depuis 1949. Le taux de fécondité est d'un enfant par femme, bien en dessous des 2,1 nécessaires pour maintenir la population. La population vieillit, avec 323 millions de personnes de plus de 60 ans (23% de la population), entraînant une contraction de la base de travailleurs. Les mesures incitatives du gouvernement, comme la fin de la politique de l'enfant unique en 2015, les subventions de 3600 yuans par enfant, l'exonération des crèches et une taxe de 13% sur les préservatifs, n'ont eu aucun impact.
La demande intérieure est faible, aggravée par une crise immobilière qui a laissé 90 millions de logements vides ou inachevés, l'équivalent de la population allemande. Cette crise a également ébranlé le secteur bancaire et la confiance des habitants.
Il est excessif d'affirmer que la Chine dominera le monde dans les dix prochaines années. Bien que résiliente, elle ne peut écraser les États-Unis. En 2025, le PIB de la Chine est de 19630 milliards de dollars contre 30770 milliards pour les États-Unis. L'écart se creuse même en faveur des États-Unis depuis 2021. Le yuan chinois ne représente que 5% des échanges mondiaux de pétrole, le dollar américain conservant sa domination. La "crise chinoise" est également exagérée ; les secteurs s'équilibrent, ce qui est normal pour un pays en croissance rapide.
Concernant l'investissement, il existe trois types d'ETF chinois : les indices larges (MSCI China), les actions A onshore (CSI 300) et les indices sectoriels (technologie de Hong Kong). La SEC a averti les investisseurs américains sur les risques, car certains secteurs chinois sont réservés aux locaux. Les ETF qui donnent accès à ces actions utilisent des structures VIE (Variable Interest Entities), des entités de détention par contrat, souvent basées dans les îles Caïmans. Les investisseurs ne détiennent pas directement les actions chinoises, mais des contrats de service. Ce montage juridique présente un risque légal si Pékin décidait de remettre en question ces structures, ce qui pourrait entraîner la perte de l'argent des investisseurs. C'est pourquoi les valorisations des actions chinoises sont souvent plus faibles et les frais des ETF plus élevés.
Une position satellite de 5 à 15% dans un portefeuille diversifié est envisageable. Une thèse est que la Chine pourrait devenir le noyau de productivité mondiale en matière de matériel informatique pour l'IA. Pour les résidents européens, des ETF comme IEMG (interdit en Europe) offrent une exposition diversifiée aux pays émergents (Taiwan 27%, Corée du Sud 23,5%, Chine 17,5%, Inde, Brésil, Afrique du Sud) avec des frais faibles. Des équivalents sont disponibles pour les investisseurs européens.