
Vijji : Une histoire d’amour et de dévotion | Sadhguru
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Au cours d'un événement à Mangalore, une femme nommée Viji s'est distinguée par son engagement intense, lançant des frisbees avec Sadguru avec une détermination farouche. Personne ne savait qui elle était à l'époque, mais à la fin du programme, Sadguru l'a présentée comme une professeure de yoga, bien qu'elle travaillât dans une banque. Viji était profondément alignée avec Sadguru, le suivant partout. Elle décrivit son mariage comme une reconnaissance immédiate lors de leur première rencontre, un événement simple dans un petit temple de Shiva aux cascades d'Iroupu.
Sadguru développait une ferme à cette époque, et Viji était constamment présente, connaissant tout ce qui s'y passait. Pendant que Sadguru passait la moitié du mois à la ferme et l'autre moitié à donner des cours dans diverses villes, Viji voyageait chaque week-end depuis Mysore pour être à ses côtés. Ils étaient inséparables, connus sous le nom de Jaggi et Viji, partageant tout, de la nourriture aux voyages, vivant comme des nomades.
Viji ne pratiquait pas le yoga pour sa santé ou son bien-être, mais uniquement parce que cela avait du sens pour Sadguru. Elle voulait faire ce qui avait du sens pour lui. Sadguru la décrivait comme son enfant plutôt que sa femme, mais leur relation était très engagée et absorbante. Elle était son ombre, organisant les programmes de yoga et participant à toutes les activités. Même après dix ou douze ans de mariage, elle le voyait toujours partir, lui faisant signe jusqu'à ce qu'il soit hors de vue.
Viji était profondément dévouée à Sadguru en tant que personne. Bien qu'elle affirme ne pas être sur le chemin spirituel, son implication constante auprès de Sadguru l'a inévitablement fait progresser. Elle était prête à défendre ce en quoi elle croyait, non pas par obligation conjugale, mais parce qu'elle souhaitait sincèrement que les gens bénéficient de la sagesse de Sadguru. Elle était aimante et accessible, prête à aider quiconque en avait besoin.
Un jour, Viji a partagé avec un ami son désir de mourir comme un yogi. Cette conversation a conduit à une profonde introspection. Viji, présente lors de cet échange, a été submergée par l'émotion. Elle a ensuite exprimé son désir de faire ce que Sadguru faisait, de partir de la même manière. Sur la base de ses instructions et de sa persévérance, elle a entamé un chemin rigoureux. Les huit ou neuf derniers mois, elle s'est consacrée entièrement à cette quête. Malgré les efforts de son mari pour la retenir, notamment en raison de leur jeune fille, Viji a insisté sur le fait que le moment était le bon, se sentant intérieurement bien et entourée d'amour.
En décembre 1996, alors que Nirmala Nanda se préparait à partir, Viji a participé à un Karma Yatra, une expérience qui a considérablement contribué à sa maturité. Après ce voyage, elle rayonnait d'une lumière particulière. Elle a servi les gens, cuisiné et exprimé son désir de partir. Le 23 décembre au soir, elle s'est éteinte. Avant cela, elle a demandé une rose, symbole de son départ. Son Mahasamadi a été un choc, révélant une intensité et une détermination cachées. Dans la tradition du yoga, ce jour est sacré, marqué par le départ conscient de nombreux êtres. La simplicité des émotions de Viji et la force de sa concentration lui ont permis d'atteindre un état que même des yogis accomplis auraient du mal à réaliser. Sa dévotion, bien que parfois mêlée de confusion, a été la voie la plus rapide vers sa réalisation ultime. Elle aurait été fière de la consécration du Dhyanalinga et de la jeune femme qu'était devenue sa fille.