
Joe Rogan Experience #2489 - Ryan Bingham
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L'invité de Joe Rogan exprime son appréciation pour la communauté d'Austin et du Texas, soulignant son soutien aux auteurs-compositeurs-interprètes et à la musique. Il compare favorablement Austin à la Californie, qu'il a quittée, trouvant les gens du Texas plus "authentiques".
L'invité évoque son rôle dans la série "Yellowstone", décrivant l'expérience comme agréable, avec des horaires de travail flexibles lui permettant de profiter de la nature du Montana. Il mentionne la beauté "spirituelle" et "puissante" des montagnes du Montana, qu'il décrit comme une forme d'art naturelle qui vous pénètre jusqu'aux os et au sang.
Il raconte une expérience "qui a changé sa vie" dans une école de guides de chasse au Montana, où il a passé six semaines à apprendre le conditionnement des mules et la survie en pleine nature. Il se souvient s'être réveillé un matin sous la neige et avoir ressenti un profond désir de rester, loin de la civilisation et de ses distractions. Cette expérience lui a fait prendre conscience de l'importance de se reconnecter à la nature, où les sens s'éveillent et où l'on se sent "plus normal". Il a appris à se débrouiller avec le strict minimum, comme une paire de ciseaux et de quoi faire du feu.
Il partage une anecdote sur un exercice de construction de feu lors de cette école, où un jeune d'Alaska a facilement allumé un grand feu en utilisant de grosses branches de pin mort, contrairement aux autres qui peinaient avec de petites brindilles. Cela illustre l'importance du savoir-faire pratique, surtout dans des situations d'urgence.
La conversation dérive vers les techniques de survie, notamment l'utilisation de Fritos comme combustible en Alaska, où l'humidité rendait difficile l'allumage d'un feu. L'invité décrit son voyage de chasse en Alaska comme éprouvant à cause de la pluie constante, mais aussi comme une expérience révélatrice sur la résilience et l'ingéniosité. Il souligne la nature robuste et solidaire des habitants de l'Alaska, qui se serrent les coudes face à un environnement potentiellement mortel.
Il compare cette mentalité à celle du Texas, où la communauté et l'entraide sont essentielles, notamment pour les travaux agricoles et les réparations. Il regrette la perte de ce sens de la communauté en Californie, où les services sont souvent coûteux.
L'invité se remémore son enfance au Texas, où il empilait du foin, un travail manuel difficile qui lui a appris l'éthique du travail et ce qu'il ne voulait pas faire dans la vie. C'est ainsi qu'il a découvert la guitare, qu'il a préférée à la pelle. Il évoque l'importance des grands-parents pour lui avoir inculqué le sens du travail acharné et des compétences pratiques. Il constate que de nombreux jeunes n'ont plus ces compétences de base, ce qui le surprend.
La discussion porte sur l'attrait de la vie de "cowboy" telle que dépeinte dans "Yellowstone", suggérant que cela réveille un instinct de survie ancestral en nous. Il mentionne l'augmentation des prix des chevaux et l'engouement pour ce mode de vie. Il partage une histoire touchante sur son plus jeune fils et sa connexion avec les animaux, notamment une vieille mule nommée Honey, soulignant la relation primale et thérapeutique entre les humains et les chevaux.
L'invité évoque la gestion de la faune en Californie, notamment l'éradication des cerfs mulets non indigènes sur l'île de Santa Catalina et la prolifération des sangliers au Texas. Il critique les politiques de conservation qui semblent parfois déconnectées de la réalité du terrain, citant l'exemple de l'introduction de loups dans le Colorado, qui a entraîné des attaques sur le bétail. Il insiste sur le fait que ceux qui prennent ces décisions ne comprennent pas les conséquences réelles pour les éleveurs.
Il aborde également les dangers des animaux sauvages en Californie, comme les pumas et les coyotes, qui s'aventurent près des habitations et peuvent attaquer les animaux domestiques, voire les enfants. Il critique le coût exorbitant de projets comme le pont pour la faune au-dessus de l'autoroute 101, alors que les populations d'animaux problématiques ne sont pas gérées efficacement, notamment en interdisant la chasse avec des chiens.
L'invité se souvient des incendies de forêt en Californie, une expérience terrifiante qui l'a poussé à quitter la région avec sa famille et ses chevaux. Il exprime sa frustration face à l'incompétence des autorités à se préparer à ces catastrophes récurrentes et s'inquiète des conséquences à long terme des produits chimiques toxiques libérés dans le sol et l'air.
La conversation prend une tournure plus personnelle lorsque l'invité raconte son passé de cavalier de taureaux, qu'il a commencé à l'âge de 10 ans. Il décrit cette expérience comme une école de vie, lui ayant appris à gérer la peur et l'anxiété. Il partage une anecdote sur une blessure grave où il a perdu plusieurs dents après avoir été désarçonné et traîné par un taureau. Il souligne l'absence d'assurance maladie à l'époque et la nécessité de se débrouiller.
Il explique sa transition vers la musique, qui a commencé naturellement après les rodéos, où il y avait toujours des groupes. Un homme lui a appris à jouer la Malagueña, ce qui a été le point de départ de son apprentissage de la guitare. Il a ensuite commencé à écrire des chansons sur ses aventures et à jouer dans des bars, réalisant que cela lui rapportait plus que les travaux manuels.
Il décrit son parcours musical comme une progression organique, sans formation formelle, et souligne le soutien de la communauté texane qui l'a encouragé. Il est reconnaissant envers les mentors qui l'ont guidé. Il évoque l'opportunité d'écrire des chansons pour le film "Crazy Heart" et comment Taylor Sheridan l'a recruté pour "Yellowstone" après avoir appris son passé de cowboy. Il n'avait aucune formation d'acteur, mais attribue son succès aux acteurs expérimentés de la série qui créent un environnement propice.
Il parle de l'importance de la confiance en soi, apprise lors du rodéo, pour surmonter les défis de la vie. Il admire la résilience des gens qui vivent une vie authentique et non conventionnelle, comme les musiciens et les comédiens. Il est optimiste quant à la nouvelle génération d'auteurs-compositeurs qui, grâce à Internet, trouvent des plateformes pour partager leur musique. Il cite l'exemple d'Oliver Anthony, qui a connu un succès fulgurant avec une seule chanson.
L'invité conclut en insistant sur la valeur thérapeutique de l'écriture de chansons, qui lui a permis de gérer ses émotions et de s'exprimer. Il encourage les jeunes artistes à continuer d'écrire et de protéger leur art, car c'est ce qui est le plus important.