
Live with Ouss | Blabla & Bonne Humeur
Audio Summary
AI Summary
Ousama commence le live en abordant les critiques concernant son utilisation de l'IA pour les miniatures, affirmant que cela ne le touche pas et qu'il trouve même cela esthétique. Il souligne que refuser une technologie comme l'IA, qui ne va pas disparaître, n'a jamais été un choix intelligent dans l'histoire. Il encourage plutôt à l'adopter, à l'utiliser et à en faire quelque chose d'intéressant, notant que l'IA permet déjà de faire des choses incroyables en matière de génération d'images, de styles et de grammaire visuelle. Il distingue l'utilisation sérieuse de l'IA des usages plus légers et trolles.
Il évoque la place de la "contre-culture" anti-IA, suggérant qu'elle ne devrait pas s'opposer aux créateurs de contenu, mais plutôt créer ses propres œuvres en parallèle. L'IA ne détiendra pas le monopole de l'art ou de l'écriture, mais elle en aura la majorité. Il faut en être conscient et utiliser ces outils intelligemment, en choisissant quand les utiliser et quand ne pas le faire. Il partage son appréciation pour l'art manuel, tout en reconnaissant le geste artistique possible avec l'IA, et qualifie ce débat de "fatiguant" car il se répète à chaque nouvelle technologie.
En réponse à un commentaire sur son apparence fatiguée, il explique que l'heure tardive et une longue journée de travail en sont la cause. Il mentionne ensuite une agence de production audiovisuelle, skre.ai, qui se présente comme pionnière dans l'intégration de l'IA, et reconnaît la qualité de leur travail, notamment un projet pour MC Solar.
Ousama annonce le programme du live : son actualité (notamment un recrutement de développeurs), un challenge organisé par Amandine et l'actualité générale. Il décrit l'environnement économique actuel comme une succession de crises tous les deux ans, où la résilience et l'adaptation sont essentielles pour les dirigeants et entrepreneurs. Il insiste sur la nécessité d'absorber les crises et de les transformer en apprentissages. Il rappelle l'importance d'avoir de l'épargne et du cash, citant l'exemple d'un entrepreneur de Dubaï qui avait anticipé une guerre et transformé cette crise en opportunité.
Il aborde la question des "haters" et des critiques en ligne. Contrairement à l'idée répandue qu'il faut les ignorer, il estime qu'il est parfois important de répondre pour ne pas les laisser "pourrir notre expérience". Il compare l'internet à un espace public où le comportement des gens est influencé par la réaction collective. Il mentionne le cas d'Hamza Ladouan en France, qu'il voit comme un symptôme d'un État qui ne joue plus son rôle de maintien de l'ordre dans l'espace public. Il déplore la dégradation de la qualité de la création de contenu due à la peur des créateurs face aux agressions en ligne. Si les "abrutis" étaient systématiquement remis à leur place, ils se tairaient.
Concernant l'achat d'œuvres d'art, il conseille de se rendre dans des galeries ou des foires pour rencontrer des artistes.
Il critique une question sur la "plus grande opportunité avec l'IA pour un entrepreneur solo dans l'e-commerce ou les marketplaces", la qualifiant de "pire façon de réfléchir". Il explique que les catégories de pensée artificielles (comme "Afrique", "numérique", "e-commerce", "marketplace", "entrepreneur solo") conduisent à des réponses artificielles et manquent de précision. Pour un entrepreneur, le vrai sujet est de "faire quelque chose que les gens veulent". Cela demande de l'empathie, car les gens ne savent pas toujours ce qu'ils veulent et ont tendance à mentir. Il met en garde contre les "narratives" créées par les grands acteurs de l'IA et insiste sur la nécessité pour les entrepreneurs d'être précis et de développer quelque chose de concret, soit en résolvant un problème existant, soit en créant quelque chose dont ils ont eux-mêmes besoin. La généralisation et l'analogie sont des outils pour les consultants, pas pour les entrepreneurs, qui doivent se concentrer sur le contexte plutôt que sur des principes universels.
Sur la possibilité de créer une entreprise d'un milliard de dollars en France avec l'IA, il répond que c'est possible mais "très dur", comparant cela à courir avec "des poids sur les jambes" en raison du contexte français.
Il donne des conseils sur la création de contenu pour développer une marque personnelle, soulignant que les marques sont de plus en plus individuelles. Il met en avant le "yapping" (parler face caméra avec passion et de façon naturelle) comme le format le plus efficace actuellement, car il crée du lien et est favorisé par les algorithmes (notamment Instagram) qui luttent contre le contenu généré par IA et non naturel. Les leviers pour capter l'attention sont le langage non verbal, la voix, le ton, le rythme, la cadence et la confiance. Il annonce la formation d'Amandine sur ce sujet, qu'il soutient activement, et mentionne son succès avec un dentiste devenu viral.
Il avertit que la France est en retard sur la production de contenu intéressant, à l'aube de la suppression des barrières linguistiques par l'IA, ce qui rendra la concurrence mondiale et les méthodes publicitaires traditionnelles (dont les coûts explosent) de moins en moins viables.
Concernant l'humour en vidéo, il le considère comme un parti pris à manier avec précaution, car la performance virale ne garantit pas la vente ou la construction de la confiance.
Il déconseille fortement les prêts pour les startups innovantes, préférant le capital pour éviter des risques inconsidérés.
Face au "burnout de l'IA" et à la charge de travail accrue, il répond qu'il faut simplement travailler plus. Il exprime sa gratitude d'être entrepreneur, le comparant à un "jeu vidéo" stimulant et addictif avec un retour direct sur investissement et sur les erreurs. Il relativise les difficultés en rappelant que les entrepreneurs ne sont pas en guerre ou dans la misère, mais ont la chance de "jouer" en tant qu'adultes. Il insiste sur la reconnaissance d'avoir cette opportunité.
Il critique la "culture misérabiliste" et la "déprime ambiante" en France, encourageant les entrepreneurs à s'en écarter, à créer et à ne pas se plaindre.
Il affirme qu'il n'y a pas de "marché" garantissant une croissance rapide pour une entreprise bootstrappée, car les marchés sont des abstractions. Ce qui compte, c'est ce que l'on fait.
Il annonce son association avec Samuel Cardillo (fondateur d'Artefact et Shadow Break), qu'il considère comme une rencontre exceptionnelle. Samuel rejoint sa nouvelle entreprise, **Nigm** (signifiant "étoile" en arabe, avec un jeu de mots sur "AI"), basée à Dubaï. Il décrit Nigm comme un "AI garage", à mi-chemin entre le private equity, l'investissement, le conseil et l'agence. L'objectif est d'aller dans de grandes entreprises aux Émirats Arabes Unis, d'identifier les processus humains ou métiers pouvant être remplacés par l'IA, de construire des logiciels personnalisés, de les mettre en place et de prendre un pourcentage des millions d'euros économisés. Le modèle est basé sur la confiance et vise à attirer des "polymathes" (ingénieurs, hackers) avec un salaire attractif et des bonus basés sur les performances. Il a levé 3,5 millions de dollars pour Nigm et 20 millions de dollars supplémentaires pour investir dans des startups très tôt (tickets entre 500 000 et 2 millions d'euros) en tant que "solo GP" (general partner). Il est de retour dans l'investissement après 5 ans et souhaite croire en des personnes avant tout le monde.
Il décrit le rôle des personnes recherchées pour Nigm comme des "hackers" capables de délivrer rapidement, généralistes, avec un bon sens du design et du produit, et une intuition sur l'usabilité. Le paradigme est celui de la "software factory" et du "software à la minute".
Il ne regrette pas le Global Tech Panel et trouve Bill Gates "pas sympa". Il explique le terme "AI garage" par l'origine de nombreuses startups de la Silicon Valley dans des garages.
Concernant les co-fondateurs, il pense que "c'est toujours le bordel avec les co-fondateurs de toute façon", mais qu'avoir des associés peut être reposant.
Il déplore la situation politique française, la qualifiant d'"hôpital psychiatrique" en référence à la popularité de François Hollande dans les sondages.
Il confirme la démocratisation de l'IA aux Émirats Arabes Unis, avec un ministre de l'IA (Sultan Olama) et une forte volonté gouvernementale d'intégrer l'IA dans les entreprises. Il n'a pas eu peur des missiles iraniens à Dubaï, saluant l'efficacité du système de défense.
Il précise le modèle de Nigm : cartographier les processus, remplacer les tâches humaines par l'IA, mettre en place les logiciels, mesurer les économies et prendre une part de ces économies. Il insiste sur la simplicité et la pertinence du pitch pour le contacter via WhatsApp ou email, tout en fixant des règles claires pour éviter les spams. Les candidatures pour les postes d'ingénieurs peuvent se faire via un formulaire en ligne.
Il réaffirme que la RSE en France est une "arnaque".
Il n'a pas une vision dogmatique de Nigm et est ouvert à l'expérimentation, comme la création de modèles custom.
Il exprime sa frustration face à la mentalité au Sénégal, déplorant le manque d'écoute lors de conférences et la saleté des rues, suggérant que des problèmes plus basiques doivent être résolus avant de parler d'IA ou d'entrepreneuriat.
Il pense que c'est le bon moment pour travailler dans la crypto, maintenant que le "casino a fermé", pour bâtir des entreprises qui ne peuvent exister autrement que par la crypto.
Il reconnaît que de grandes entreprises françaises comme Mistral et Alan existent, mais que la France est "toxique" car de nombreuses entreprises qui auraient dû réussir n'ont pas pu survivre. Il souligne la difficulté de l'entrepreneuriat en France par rapport aux Émirats où il n'y a pas d'impôts personnels et moins de contraintes administratives. La question n'est pas "est-ce possible ?" mais "êtes-vous la bonne personne pour gérer ce niveau d'emmerdes ?".
Il aborde l'aspect humain de son projet : l'IA va inévitablement entraîner des pertes d'emplois, mais il y voit une opportunité pour les personnes compétentes de se réorienter vers des métiers plus intéressants. Il propose même d'offrir des bonus aux employés qui détruisent leur propre travail avec les outils d'IA. Il estime qu'il y aura toujours de l'emploi et que de nouvelles fonctions intéressantes émergeront.
Il conseille aux étudiants entrepreneurs de ne pas se définir par leur statut d'étudiant, mais d'adopter "l'esprit du débutant éternel" avec optimisme et naïveté.
Concernant le pays à conseiller pour quitter la France, il choisit Dubaï, exprimant sa fierté pour ce pays qu'il trouve être un "paradis libertaire économiquement viable" avec un gouvernement compétent. Il critique la situation française qu'il perçoit comme un "gâchis". Il insiste sur la méconnaissance générale de Dubaï et ses subtilités.
Il pense que le monde de la crypto n'est pas petit bras et que la situation géopolitique ne fera qu'empirer.
Il définit le "founder market fit" comme la compatibilité entre le fondateur et le marché visé.
Il voit la "gentrification" du contenu où les gens recherchent du "réel" et des expériences premium. Il expérimente avec "House of", une communauté privée où il organise des lives sur des sujets sensibles. Il anticipe un