
Christophe DESBONNET accompagne vers la libération et la reconstruction identitaire
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Christophe, psychopraticien, hypnothérapeute et médium, partage son parcours de vie marqué par un chaos intérieur dont il a su renaître. Il insiste sur l'importance de prendre soin de soi, car nous vivons 93% de notre temps avec nous-mêmes.
Depuis son enfance, Christophe a des perceptions extrasensorielles, voyant des dessins et entendant des voix. Il découvre plus tard que son grand-père et son arrière-grand-mère étaient également médiums. Cependant, ce don est resté latent jusqu'à un événement majeur dans sa vie.
Son parcours professionnel a débuté dans un tout autre domaine, où il a connu un burn-out sévère. Une phrase d'une supérieure, "Je vais te mettre plus bas que terre", a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, le plongeant dans un état de dissociation et de désespoir, le poussant même à tenter de mettre fin à ses jours. Ce burn-out, loin d'être une fin, a été le point de départ d'une renaissance, une connexion profonde à son être et la révélation de sa médiumnité.
Christophe explique que cette phrase n'était pas la cause unique de son effondrement, mais plutôt le catalyseur d'une vie où il ne prenait pas soin de lui, ne s'écoutait pas et ne savait pas qui il était. Il évoque un traumatisme d'enfance : un viol à l'âge de 11 ans, qu'il a gardé secret pendant des années. Ce silence a eu des conséquences profondes, conditionnant sa vie à la survie plutôt qu'à la pleine existence, le menant à de mauvaises rencontres et des choix de vie non alignés avec son cœur.
Le burn-out l'a contraint à chercher de l'aide. Une psychologue lui a proposé un choix crucial : travailler sur le traumatisme de son enfance ou continuer à s'autodétruire. Il a choisi de confronter le viol, un processus long et difficile, mais qui l'a libéré de la tristesse, de la victimisation et de la culpabilité. Il souligne que la dissociation est une réaction courante lors d'un viol, rendant difficile la capacité de réagir ou de parler.
Parallèlement, il a découvert le Reiki grâce à des amis et a ressenti un appel pour cette pratique. Il réalise alors la nécessité vitale de prendre soin de lui, une notion qu'il n'avait jamais intégrée. Il partage cette prise de conscience avec ses patients : "Vous êtes la personne la plus importante de vos vies."
Son enfance a également été marquée par la présence d'une sœur handicapée, qui a accaparé l'attention parentale. Christophe a grandi avec le sentiment de ne pas exister pleinement, un manque d'attention qui, combiné au viol, a renforcé sa tendance à l'auto-maltraitance et à attirer des relations toxiques.
Lorsqu'il a révélé le viol à ses parents pendant son burn-out, il n'a pas trouvé la compréhension ou la compassion espérées, mais plutôt de la culpabilité. Il se souvient s'être renfermé et n'avoir pas aimé la vie jusqu'à ce moment de rupture.
Sa médiumnité s'est manifestée de manière plus claire après son burn-out. Il se sentait incomplet dans sa pratique thérapeutique et a demandé à l'univers un signe. Des publicités pour l'hypnose ont alors envahi son fil Facebook, le poussant à se former. Il considère l'hypnose et la médiumnité comme des outils complémentaires dans sa pratique. La médiumnité intervient constamment, lui soufflant des questions à poser ou des exemples à partager avec ses patients.
Christophe explore également les vies antérieures, une pratique qui, selon lui, permet de comprendre les schémas à travailler dans la vie présente et d'éviter de reproduire des souffrances. Il pratique aussi les soins énergétiques, notamment le Reiki, et peut parfois canaliser les défunts, bien que ce ne soit pas la raison principale de ses consultations. Il insiste sur le fait qu'il ne se substitue jamais à un avis médical et aide à la guérison sans prétendre guérir.
Concernant le fait que de nombreux thérapeutes ont eux-mêmes vécu de grandes souffrances, Christophe le voit comme un atout. Il accompagne des femmes victimes de viol et de burn-out, et elles lui ont confié l'avoir choisi précisément parce qu'il avait traversé des épreuves similaires. Cette expérience partagée crée un lien de confiance profond. Il précise qu'il a dû lui-même guérir ses traumatismes pour pouvoir accompagner les autres sans être impacté. Il est également suivi par une superviseure, une obligation dans son métier pour garantir l'éthique et la sécurité.
Après six ans d'exercice, Christophe a trouvé un équilibre et ne changerait sa vie pour rien au monde. Il accompagne principalement des femmes, car les hommes sont moins enclins à travailler sur leurs blessures émotionnelles, souvent à cause du conditionnement patriarcal qui veut qu'un homme ne pleure pas ou ne montre pas de faiblesse.
Il a mis un an et demi à accepter d'être reconnu en maladie professionnelle suite à son burn-out, un signe de son propre conditionnement à ne jamais être en arrêt maladie. Cependant, ce temps lui a été précieux pour se reconstruire et changer de voie.
Christophe est convaincu que la vie nous pousse toujours vers notre chemin. Il évoque des synchronicités qui le guident vers un déménagement dans les Pyrénées. Il croit que lorsque l'on est aligné avec soi-même, les portes s'ouvrent.
Il a traversé cinq tentatives de suicide pendant son burn-out, mais à chaque fois, quelque chose l'a retenu, comme son chien qui, par sa présence, l'a empêché de se jeter dans un canal. Aujourd'hui, il veut "mordre la vie à pleines dents" et transmettre ce message : "On passe par des tartines de merde, mais on s'en sort toujours." Il est persuadé que les épreuves ne nous sont envoyées que si nous pouvons les supporter, et qu'elles sont là pour nous remettre sur notre chemin de vie.
Il raconte l'histoire d'Anne, une patiente qu'il a accompagnée pendant deux ans. Anne ne faisait pas confiance aux hommes et avait été victime de viol. En travaillant sur ses traumatismes d'enfance et ses relations familiales, elle a retrouvé confiance en elle, a renoué avec ses passions et a vu son couple se ressouder. La mort de son père a renforcé sa gratitude pour ce travail, lui permettant de traverser le deuil avec plus de sérénité. Christophe a utilisé toute sa palette d'outils (psychologie, médiumnité, hypnose, soins énergétiques) pour l'accompagner, s'adaptant toujours à l'état de sa patiente.
Il souligne l'importance de trouver le bon thérapeute, ayant lui-même changé plusieurs fois avant de trouver celles qui l'ont poussé à embrasser ce métier.
Christophe souhaite que l'on retienne de lui que l'on peut se sortir de tout, qu'il ne faut pas rester dans la noirceur et qu'il faut oser demander de l'aide. Il déplore de voir des proches gâcher leur vie et encourage chacun à réaliser ses rêves en étant au clair avec soi-même et en réglant ses "casseroles". Il évoque l'auto-toxicité et l'auto-flagellation, souvent liées à des schémas de maltraitance vécus dans l'enfance. Il admire la force des femmes qu'il accompagne, qui, malgré les violences subies, ont élevé leurs enfants avec amour.
Christophe est aujourd'hui un homme authentique, naturel, qui n'a plus envie de se cacher. Il remercie son interlocuteur pour l'opportunité de partager son histoire et l'importance de prendre soin de soi.