
Joe Rogan Experience #2516 - Rowan Jacobsen
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Le soleil : ami ou ennemi ? La question de l'exposition au soleil a suscité beaucoup de confusion, et le livre de l'invité vise à éclaircir ce sujet complexe. Initialement, l'opinion conventionnelle, héritée des institutions, était que le soleil était nocif. Cependant, l'invité, comme beaucoup d'autres, a ressenti intuitivement que le soleil était bénéfique, car il se sentait mieux lorsqu'il était exposé au soleil et moins bien pendant les longs mois d'hiver. Cette intuition a été confirmée par des recherches qui ont révélé que la lumière du soleil déclenche la libération d'opioïdes dans le cerveau, améliore la cognition, stimule le métabolisme et peut même abaisser la pression artérielle.
Le soleil est bénéfique pour la production de vitamine D, découverte dans les années 1920. Avant cela, le rachitisme, une maladie des os mous chez les enfants, était répandu dans les zones industrielles où les enfants manquaient d'exposition au soleil. Les recherches ont montré que la lumière du soleil convertit des molécules de cholestérol dans la peau en vitamine D, un processus qui utilise la même lumière ultraviolette (UV) qui peut endommager l'ADN. Cette découverte a conduit à une période dans les années 1920-1940 où l'héliothérapie était populaire, avec des gens se soumettant volontairement à une exposition au soleil pour leur santé.
Le principal problème avec l'exposition au soleil réside dans les rayons UV, qui peuvent endommager directement l'ADN des cellules cutanées ou indirectement en créant des radicaux libres. Cela peut entraîner des mutations et, à terme, un cancer de la peau. Cependant, la relation entre le soleil et le cancer de la peau n'est pas linéaire. Les coups de soleil, en particulier chez les enfants, sont fortement associés au mélanome, le type de cancer de la peau le plus dangereux. En revanche, une exposition solaire douce et modérée n'est pas nécessairement liée à un risque accru de mélanome.
Le type de peau joue un rôle crucial dans la susceptibilité au cancer de la peau. Les personnes à peau foncée sont presque immunisées contre le cancer de la peau induit par le soleil, tandis que les personnes à peau très claire, en particulier celles aux cheveux roux et aux taches de rousseur, sont génétiquement prédisposées à développer un cancer de la peau dû au soleil. Ces recommandations générales d'éviter le soleil sont principalement destinées aux personnes à peau très claire.
Une discussion a émergé concernant le mélanotan, un peptide synthétique qui stimule la production de mélanine. Bien qu'il puisse induire un bronzage foncé, il est largement non réglementé et comporte des risques pour la santé, notamment des problèmes dermatologiques et des érections prolongées et douloureuses. Il est conseillé de s'en méfier en raison de son manque d'approbation et de l'absence de dosages sûrs établis.
Le mélanome, le cancer de la peau le plus dangereux, est fortement associé aux coups de soleil, mais pas à une exposition solaire modérée et quotidienne. Curieusement, les travailleurs en extérieur, comme les paysagistes, ont un risque de mélanome inférieur à celui des travailleurs de bureau, suggérant que l'exposition chronique et modérée pourrait être moins nocive que les expositions intermittentes et intenses. Bob Marley est décédé d'un mélanome au pied, qui n'était pas causé par le soleil, soulignant que tous les mélanomes ne sont pas liés à l'exposition solaire.
Les coups de soleil pendant l'enfance ont la plus forte association avec le mélanome. Les anciennes publicités et pratiques, comme l'utilisation d'huile pour bébé dans les années 70 et 80, encourageaient le bronzage excessif, ce qui est aujourd'hui considéré comme dangereux. Les lits de bronzage, quant à eux, augmentent le risque de mélanome.
L'exposition régulière et modérée au soleil pourrait permettre au corps de développer des mécanismes de réparation des dommages causés par les UV, tels que la production de mélanine et la réparation de l'ADN. Cela suggère que le corps s'adapte à une exposition régulière, tandis que les chocs soudains avec une forte dose de soleil préparent le terrain aux problèmes.
Les dermatologues, en particulier l'American Academy of Dermatology (AAD), ont exprimé des réserves, voire une opposition, à l'idée que l'exposition au soleil puisse être bénéfique. Ils recommandent de rester à l'abri du soleil et d'utiliser des protections solaires ou des vêtements. Cependant, les suppléments de vitamine D, recommandés par ces institutions, n'ont pas montré d'efficacité dans les essais cliniques pour réduire le risque de maladies chroniques. Il semble que la vitamine D naturelle du soleil soit plus efficace que les suppléments oraux, potentiellement en raison d'une meilleure absorption et d'une synergie avec d'autres composés présents dans la peau. La combinaison de vitamine D, K2 et magnésium pourrait améliorer son efficacité, mais les études sur la vitamine D seule n'ont pas démontré de bénéfices significatifs pour la prévention des maladies chroniques, sauf en cas de carence sévère.
Les dermatologues ont une approche axée sur la prévention du cancer de la peau, ignorant souvent les autres bénéfices de l'exposition au soleil, tels que l'amélioration de la santé cardiovasculaire et la réduction de la pression artérielle, qui sont des causes de décès bien plus importantes. Le manque d'études cliniques à grande échelle démontrant la causalité directe entre le soleil et la longévité rend difficile la remise en question des recommandations actuelles.
L'industrie de la science, souvent basée sur des subventions, peut être réticente à financer des recherches qui remettent en question les dogmes établis. L'ego des scientifiques établis peut également jouer un rôle, car admettre une erreur passée est difficile.
Le rôle de la lumière, au-delà des UV, est également exploré. La luminothérapie par lumière rouge est étudiée pour ses bienfaits potentiels sur la santé oculaire et la fonction mitochondriale.
La discussion aborde également les dangers des filtres solaires chimiques, qui sont absorbés par la peau et peuvent agir comme des perturbateurs endocriniens. Les nouvelles générations de filtres solaires, disponibles en Europe et en Asie, sont plus efficaces et potentiellement plus sûres, mais leur approbation aux États-Unis a été lente en raison de réglementations plus strictes.
Les produits cosmétiques peuvent également contenir des "produits chimiques éternels" et des perturbateurs endocriniens, potentiellement issus des contenants en plastique, surtout lorsqu'ils sont chauffés. L'utilisation excessive de désinfectants pour les mains, bien que principalement à base d'alcool, peut perturber le microbiome cutané.
La question de l'adaptation de la peau à l'environnement, comme le développement d'une peau foncée dans les régions tropicales, est soulignée. Inversement, les personnes à peau claire dans des environnements très ensoleillés, comme en Australie, sont plus à risque de cancer de la peau, nécessitant une protection accrue.
Les auteurs suggèrent que le corps humain, adapté à des millénaires d'exposition solaire, possède des mécanismes de réparation qui sont activés par une exposition régulière et modérée. Les chocs soudains avec une forte exposition solaire, en particulier sans préparation, sont plus susceptibles de causer des dommages.
L'invité met en avant l'importance de la lumière dans notre vie, la considérant comme un "régime lumineux" essentiel. Le café est également mentionné comme un "supplément" bénéfique, principalement grâce à la caféine qui stimule la fonction mitochondriale.
La discussion s'étend à d'autres aspects de la santé, comme les bienfaits du cacao pour ses polyphénols et ses effets stimulants, ainsi que ceux des huîtres pour leur teneur en zinc et leur potentiel aphrodisiaque, bien que le risque d'intoxication alimentaire soit présent.
Enfin, l'impact de l'alcool est débattu, suggérant que la consommation modérée pourrait avoir des effets neutres, voire légèrement bénéfiques, en réduisant le stress et l'anxiété sociale, bien que la qualité du sommeil puisse être affectée. L'alimentation méditerranéenne, riche en glucides mais faible en produits transformés et en pesticides, est présentée comme un modèle de santé durable. L'idée que le soleil et la lumière jouent un rôle dans le bien-être général, en plus de la nutrition et du mode de vie, est une conclusion récurrente.