
Strategy vend, Bitcoin chute à 61 000 dollars : Que se passe-t-il sur Bitcoin ?
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L'épisode commence avec un constat général sur le marché des cryptomonnaies, marqué par une baisse significative. Bitcoin a chuté autour de 61 300 dollars, tandis que d'autres cryptos comme Ethereum ont atteint de nouveaux plus bas. Cette situation fait suite à une fausse hausse, un faux retour à la hausse qui a été rapidement effacé. La baisse est d'environ 25% en un mois, entre le 6 mai et le 4 juin. Les intervenants expriment leur non-surprise face à cette correction, ayant déjà anticipé une continuation de la baisse.
La discussion se tourne ensuite vers l'impact de ce *bear market* sur la santé mentale des investisseurs, soulignant l'importance de ne pas agir dans la précipitation. Vincent, un des intervenants, partage son expérience, expliquant avoir arrêté le *dessert* (probablement un plan d'investissement régulier) pour des raisons personnelles, mais qu'il n'est pas surpris par la situation actuelle. Il met en lumière l'importance de maintenir le support des 60 000 dollars pour Bitcoin, car une rupture pourrait entraîner une chute vers les 50 000-55 000 dollars, ce qui pourrait marquer un plus bas de *bear market*.
Un parallèle est fait avec le S&P 500, qui continue d'atteindre des records, gagnant 5% en un mois, alors que le marché crypto subit de lourdes pertes. Cette divergence soulève des questions sur les causes réelles de la baisse des cryptos, au-delà des événements géopolitiques comme la situation en Iran.
Le sujet de MicroStrategy et de Michael Saylor est abordé comme un facteur clé de la baisse actuelle. Michael Saylor a vendu 32 Bitcoins, ce qui, bien que numériquement faible par rapport à leurs avoirs totaux, représente un changement de stratégie significatif. Les intervenants rappellent qu'ils avaient anticipé cette éventualité, car MicroStrategy doit faire face à des intérêts annuels importants (environ 1,2 milliard de dollars) que leurs activités ne peuvent couvrir sans vendre du Bitcoin ou émettre de nouvelles dettes. Cette vente est perçue comme la fin de la promesse de "ne jamais vendre de Bitcoin" et un signal fort pour le marché, indiquant une évolution vers une approche plus mature de l'entreprise. Bien que cette vente ne tue pas le modèle de MicroStrategy, elle modifie la perception de sa stratégie à long terme. La société a déjà montré des signes précurseurs, comme le rachat de sa propre dette au lieu d'acheter du Bitcoin, et la vente actuelle est une étape supplémentaire dans cette nouvelle direction.
La discussion aborde également le sentiment général du marché, avec le *Crypto Fear & Greed Index* atteignant des niveaux d'« extrême peur », ce qui, paradoxalement, pourrait indiquer un potentiel rebond ou une consolidation avant une éventuelle nouvelle baisse. Les intervenants estiment que les niveaux actuels restent intéressants pour un positionnement à long terme sur Bitcoin, même s'ils ne s'attendent pas aux mêmes amplitudes de hausse que par le passé.
La question des ETF Bitcoin est également soulevée. Le marché a enregistré un record de retraits consécutifs sur les ETF, atteignant 13 jours de suite. En valeur, les retraits s'élèvent à près de 5 milliards de dollars sur les trois dernières semaines. Cette diminution de la demande institutionnelle est expliquée en partie par l'engouement actuel pour les marchés de l'IA, avec des entreprises comme SpaceX, Anthropic et potentiellement OpenAI se préparant à des introductions en bourse. Les investisseurs pourraient rediriger leurs liquidités vers ces nouvelles opportunités, bien qu'il soit rappelé que les introductions en bourse, comme les lancements de cryptos, peuvent souvent connaître une baisse initiale avant de potentiellement remonter.
La conversation dérive vers la situation économique en France, qui est jugée "assez catastrophique". Le pays est en récession technique (deux trimestres de PIB négatif) et les prévisions de croissance ont été revues à la baisse. Il est souligné que l'inflation réelle, souvent sous-estimée par les chiffres officiels, aggrave la perte de pouvoir d'achat. L'exemple de l'euro, qui a perdu 45% de son pouvoir d'achat depuis son introduction officielle en 1999 selon le CPI officiel, est cité pour illustrer l'impact de l'inflation.
Le secteur des cryptos en France est particulièrement touché par cette situation économique et par une régulation jugée trop stricte, notamment avec l'introduction de la réglementation MiCA au 1er juillet. Cette régulation, censée standardiser le marché européen, est critiquée pour son interprétation variable selon les pays et les régulateurs, créant un "bordel sans nom" qui freine l'innovation et la croissance des entreprises. De nombreuses entreprises devront cesser leurs activités ou attendre un agrément, ce qui confère un avantage concurrentiel aux premières entreprises régulées. L'exemple des stablecoins euro est éloquent : ils ne représentent que 0,28% de la capitalisation totale des stablecoins, et leur capitalisation n'a même pas retrouvé le niveau de 2022, preuve que la régulation a bridé leur développement.
En contraste avec les stablecoins euro, l'euro numérique est mentionné. Il existe deux versions : l'euro de gros pour les entreprises, qui pourrait être compatible avec certaines blockchains, et l'euro de détail, qui n'est pas demandé par les individus mais est tout de même promu par l'Union européenne. Les intervenants y voient une volonté politique de limiter l'adoption des cryptos pour favoriser la monnaie numérique de banque centrale, ce qui est perçu comme une entrave à l'innovation et à la décentralisation.
La discussion se conclut sur la nature des stablecoins et la notion de "sécurité". Les stablecoins centralisés, bien que régulés et potentiellement "systémiques" (ce qui pourrait les sauver en cas de problème), vont à l'encontre des valeurs *cypherpunk* de décentralisation. Un stablecoin algorithmique basé sur Bitcoin et une position *short* est suggéré comme une alternative potentiellement plus sûre et plus décentralisée, bien que comportant ses propres risques. Les intervenants insistent sur la prudence et l'attention aux marchés, tout en gardant un œil sur les prochains événements et les signaux potentiels de retournement.