
Ghosts, Miracles & Mukti – Unreleased Talk from 2003 | Sadhguru
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Dans cette vidéo, l'orateur aborde plusieurs concepts spirituels et philosophiques, notamment la nature des êtres désincarnés, les quatre types de miracles, la nature de la conscience et les moyens de transcender les schémas karmiques.
La discussion commence par une description des "êtres de l'au-delà", souvent appelés fantômes. L'orateur explique que ces êtres ont perdu leur corps physique mais conservent leurs corps subtils, mentaux et énergétiques. Ils sont plus vibrants et donc plus perceptibles que d'autres entités car leur vie n'a pas complètement cessé. La perte du corps physique est décrite comme une libération de trois dimensions physiques : le corps physique, le corps mental et le corps pranique. Ce qui reste est l'illimité, que l'on peut appeler Dieu. L'orateur souligne que même en vivant dans le corps, il est possible de faire l'expérience de cet illimité.
Un aspect important de la spiritualité, selon l'orateur, est la notion de miracles. Il identifie quatre types de miracles :
1. **La production d'objets ou la transformation de matière :** Ceci inclut des actions comme transformer la boue en or ou l'eau en lait. L'orateur note avec soulagement que les personnes capables de tels miracles sont rares, car une application généralisée pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l'environnement (par exemple, transformer toute la boue en or empêcherait la croissance des cultures).
2. **La prédiction de l'avenir :** Il s'agit de la capacité à connaître les événements futurs.
3. **La lecture des pensées d'autrui :** L'orateur commente avec humour que le contenu des esprits de la plupart des gens n'est pas particulièrement fascinant.
4. **La transformation d'un être humain en un état de paix et de joie intérieure, indépendant de toute influence extérieure :** C'est le miracle le plus important et le plus élaboré. L'orateur insiste sur le fait que ce miracle, s'il est accompli sur soi-même, permet de traverser la vie et l'au-delà sans effort.
Les trois premiers types de miracles sont considérés comme étant liés à des réalités immédiates et souvent motivés par l'insécurité fondamentale et la cupidité. Ils apportent des bénéfices temporaires. Le quatrième miracle, en revanche, est un processus subjectif qui demande application et dévouement. Il s'agit d'atteindre un état de paix et de joie intrinsèque, indépendamment des circonstances extérieures. Ce miracle est décrit comme le seul qui permette de traverser le monde et l'au-delà avec aisance.
L'orateur utilise l'anecdote de deux religieuses tombées en panne d'essence et utilisant un pot de chambre pour transporter le carburant, pour illustrer l'importance de comprendre le fonctionnement des choses. Un automobiliste, ignorant leur détresse, leur fait remarquer ironiquement que la machine (la voiture) ne fonctionnera pas avec ce carburant. Cela souligne la nécessité de comprendre les principes fondamentaux, plutôt que d'agir aveuglément.
La discussion se tourne ensuite vers la relation complexe entre la recherche de sécurité et la peur de Dieu. L'orateur explique que les gens se tournent vers Dieu par peur de leur propre insécurité, mais finissent par avoir peur de Dieu lui-même.
Une anecdote historique est ensuite racontée, impliquant l'empereur Akbar et son ministre Birbal. Akbar était un empereur musulman et Birbal un homme hindou, mais leur relation était respectée pour leur capacité à travailler ensemble. À une époque où les conversions forcées étaient courantes, Birbal a réussi à instaurer une politique de tolérance religieuse, ce qui lui a valu des ennemis. Un jour, Akbar était déprimé. Ses courtisans le flattèrent de manière répétitive sans succès. Birbal, connu pour son honnêteté, fit une déclaration audacieuse : "Vous êtes encore plus grand que le Dieu tout-puissant." Cette affirmation a choqué tout le monde. Lorsque Akbar demanda des explications, Birbal expliqua qu'Akbar pouvait faire des choses que Dieu ne pouvait pas faire, comme le bannir de son royaume, ce que Dieu ne pourrait pas faire. L'orateur utilise cette histoire pour critiquer la tendance humaine à utiliser l'intelligence pour exclure plutôt qu'inclure, et pour faire remarquer que l'intelligence est souvent mal dirigée vers la discrimination plutôt que vers l'inclusion.
L'orateur présente ensuite un extrait d'un livre intitulé "Mystic's Musings", qui aborde la nature des "êtres de l'au-delà". Le texte commence par un poème décrivant la perte du corps physique comme un retour à la terre, laissant l'individu nu et dénué de corps. L'orateur relie cela aux découvertes scientifiques modernes qui montrent l'existence de nombreuses formes de vie dans le domaine physique que nous ne percevons pas, comme les acariens. Il explique que les êtres de l'au-delà existent au-delà du physique, et que leur nature et leur fonctionnement sont décrits de manière technique, non pas comme des histoires de fantômes divertissantes, mais comme une compréhension de la vie.
Le corps physique est décrit comme une construction temporaire faite de matière empruntée à la planète. Lorsque le corps est abandonné, sa matière retourne à la terre pour former d'autres entités. L'orateur mentionne que certains sages ont réussi à dématérialiser leur corps, non pas pour l'emporter avec eux, mais pour éviter la peine de la crémation ou de l'enterrement. Même dans ce cas, tous les atomes du corps sont restés sur Terre.
Après la perte du corps physique, l'être conserve son corps subtil, son corps mental et son corps pranique, ainsi que sa substance karmique. Ces éléments continuent de fonctionner, mais la plupart des gens en sont inconscients. Les "fantômes" sont simplement des êtres qui ont perdu leur corps physique, soit par usure naturelle, soit par une destruction accidentelle ou intentionnelle. Si la mort est naturelle et que l'énergie vitale s'est dissipée, l'être quitte le corps doucement. Cependant, si le corps est brisé avant que l'énergie ne se dissipe, l'être reste plus vibrant, ce qui explique pourquoi ces "fantômes" sont plus faciles à percevoir.
La discussion aborde ensuite les cinq enveloppes du corps humain :
1. **Le corps physique (corps alimentaire) :** Le corps que nous connaissons.
2. **Le corps mental :** Le siège des pensées et des émotions.
3. **Le corps pranique (corps énergétique) :** Lié à l'énergie vitale.
4. **Le corps éthérique (Vijnana Kosha) :** Un corps transitoire entre le physique et le non-physique.
5. **Le corps de béatitude (Ananda Kosha) :** Un corps totalement non-physique.
Les trois premiers corps sont considérés comme physiques, même si le corps pranique est une force physique subtile. Le corps éthérique est en transition, tandis que le corps de béatitude est entièrement non-physique. Être non-physique signifie être sans forme, car seule la matière physique peut avoir une forme. Le corps de béatitude est donc illimité et sans forme. Il est actuellement contenu dans le corps physique, le corps mental et le corps pranique, qui agissent comme une capsule.
Plus on devient béat, moins on devient physique. Les besoins physiques (sommeil, nourriture) diminuent à mesure que l'on s'approche de la béatitude. La béatitude est la dimension non-physique de la vie, et tout ce qui est au-delà du physique est illimité. Le terme "corps de béatitude" est utilisé par convention, car le mot "corps" implique une limite physique. La béatitude elle-même est sans limites, mais elle est actuellement contenue dans la forme humaine par les corps physiques, mentaux et praniques.
La libération est décrite comme la dissolution de ces trois dimensions physiques, permettant à la béatitude illimitée de retrouver son illimitation, et à l'identité individuelle de disparaître complètement. Ce qui reste est l'illimité, que l'on peut appeler Dieu, l'univers, ou tout autre nom. Cet illimité est in-saisissable, inconnaissable, mais expérimentable.
La question de la grâce est ensuite abordée. L'orateur explique que la grâce n'est pas quelque chose qui "vient" d'ailleurs, mais qu'elle "est" toujours. Nous parlons de sa "descente" parce que, en tant qu'êtres identifiés à notre corps limité, nous avons tendance à penser que ce qui est supérieur est littéralement plus haut. La grâce est toujours présente, mais elle entre dans notre expérience lorsque nous devenons réceptifs. Elle n'a ni espace ni dimension.
La grâce physique est illustrée par la gravité, qui nous tire vers le bas, tandis que quelque chose d'autre nous tire vers le haut, comme la force qui fait pousser un arbre à partir d'une graine. Un être illuminé est celui qui ne manque pas l'évidence de la vie, contrairement à ceux qui cherchent le spécial et manquent l'évident. La présence d'un guru rend la grâce plus facilement accessible, car il sert de médium.
L'orateur aborde ensuite le problème de la non-consistance dans la pratique spirituelle (sadhana) et le sentiment d'être bloqué dans des schémas répétitifs. Le yoga est présenté comme une discipline visant à briser ces schémas dangereux. L'anecdote de Birbal et Akbar sur le plus grand plaisir au monde est racontée. Birbal affirme que le plus grand plaisir est de pouvoir aller aux toilettes lorsqu'on en ressent le besoin impérieux. Cette histoire illustre la puissance compulsive des schémas, même les plus apparemment insignifiants. L'orateur explique que ces schémas sont souvent d'origine karmique et qu'il faut une action consciente pour s'en libérer.
Les programmes intensifs, comme le Samyama, sont conçus pour briser ces schémas karmiques physiques en créant des situations où les participants ne peuvent pas tomber dans leurs vieilles habitudes. L'orateur suggère un engagement de six mois à pratiquer quotidiennement le pranayama et la méditation, même lorsque cela est difficile. L'acte de manger une boule de neem, amer et désagréable, est présenté comme un moyen de cultiver la conscience, car il est impossible de le faire sans y prêter attention, contrairement à la consommation de café ou de whisky. Commencer la journée par une action que le corps n'aime pas, mais effectuée avec conscience, permet de briser les schémas et de créer une liberté intérieure.
Enfin, l'orateur raconte l'histoire du maître Zen Changu et de son disciple Tongen. Après 20 ans de pratique, Tongen souhaite partir errer comme un moine mendiant pendant un an. Changu le frappe avec un bâton à chaque fois qu'il pose la question. Un autre disciple intercède pour Tongen, et Changu donne sa permission. Cependant, lorsque Tongen vient prendre congé, Changu le frappe à nouveau. Le disciple senior demande des explications, et Changu répond qu'il sait que Tongen sera illuminé dans un an, et qu'il le frappe pour l'empêcher de s'arrêter de pratiquer. Cette anecdote souligne l'importance de la persévérance dans la pratique spirituelle, même face à des épreuves apparemment négatives.