
On a essayé de faire une vraie pub 100 % IA
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Dans cette vidéo, nous découvrons les coulisses d'un projet ambitieux mené par le créateur de contenu et Nicolas, un spécialiste de l'intelligence artificielle. L'objectif est de produire une vidéo promotionnelle pour leur studio, Anashiko, qui se positionne comme un créateur d'histoires écrites par des humains et réalisées par des IA. Ils utilisent un outil nommé Xfield, décrit comme un peu "Frankenstein" mais puissant une fois connecté à d'autres technologies comme MCP et Claude Code.
Le processus commence par la création d'assets essentiels : personnages, décors et objets. Une étape cruciale est de nommer précisément chaque élément pour que l'IA puisse les identifier. Par exemple, des personnages comme Anna, Survivante, Cborg et Dinosaure sont définis. Pour les objets manipulés par les personnages, il est important de les définir clairement afin qu'ils soient intégrés logiquement dans l'action.
Pour trouver l'inspiration et générer les références visuelles, Pinterest est recommandé. Les créateurs peuvent y trouver des styles et des tenues pour ensuite les recréer en utilisant des outils comme GPT Image 2 ou Nano Banana 2/Pro. La clé, lorsqu'on génère ces références, est de fournir des vues multiples et précises, comme des plans de face et de dos, surtout pour les personnages humanoïdes. Cela permet à l'IA d'avoir une compréhension complète de la forme et des détails du personnage, facilitant ainsi l'animation et les mouvements futurs.
Ensuite, le travail se déplace vers des outils de langage comme Codex (ou Chat GPT et Claude). L'orateur utilise Codex car il a développé son propre environnement personnalisé, ce qui accélère le processus. Il insiste sur l'importance de "parler" aux intelligences artificielles, c'est-à-dire de savoir formuler des prompts clairs et précis. Il partage un exemple de prompt pour une scène où Anna et Cborg sont dans un bureau. Il faut décrire en détail les actions, comme l'ouverture d'une porte électrique, l'entrée d'un personnage et la fermeture de la porte derrière lui. Il mentionne également l'utilisation de termes cinématographiques comme "dutch angle" pour spécifier les plans de caméra.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le vocabulaire cinématographique, une astuce est de demander à un modèle de langage de générer une liste complète de termes de cinéma. Ce lexique peut ensuite être utilisé pour affiner les prompts, rendant la communication avec l'IA plus efficace. La précision du langage est primordiale car les modèles de langage sont avant tout basés sur le langage, et la qualité de la sortie dépend fortement de la précision du vocabulaire utilisé.
Le processus de "testing" est également abordé. Il est conseillé de ne pas tester directement en haute résolution (1080p) car cela coûte cher en crédits. Il est préférable de tester en 720p ou même en 480p, en utilisant un modèle stable comme Sidens 2.0 plutôt que des versions allégées. Si le prompt fonctionne bien à basse résolution, il y a de fortes chances qu'il soit bien compris en 1080p. Le testing se fait généralement par lots de deux à trois générations pour avoir de la diversité et identifier d'éventuels problèmes.
La phase de "feedback" est essentielle pour corriger les erreurs. L'orateur donne un exemple où un personnage reste figé alors qu'il devrait être en mouvement. Il explique comment formuler un feedback en identifiant le problème ("corporate boss ne bouge pas") et en définissant l'objectif souhaité ("il doit être en mouvement, il doit commencer à regarder partout, paniquer"). L'IA utilise ensuite ces informations pour corriger le prompt. Des petits détails, comme le fait qu'un personnage appuie correctement sur un bouton d'une télécommande, sont également soulignés comme importants.
Pour trouver des termes cinématographiques, des sites comme "Icandy" sont recommandés. Ils répertorient des effets et des techniques de filmmaking, comme le "central framing" (composition symétrique) ou le "bolt camera" (mouvements de caméra rapides et fluides). Ces termes peuvent être intégrés dans les prompts pour obtenir des résultats spécifiques. Il est également possible de créer des "skills" personnalisés pour que l'IA comprenne des termes complexes ou des styles particuliers.
La discussion aborde ensuite l'impact de l'IA sur le monde de la création. L'IA n'est pas seulement une question de génération d'images, mais elle transforme la création de contenu à tous les niveaux, rendant les "storytellers" plus autonomes et indépendants. Il y a une résistance de la part de certains professionnels qui voient leur métier menacé. Cependant, l'analogie est faite avec les avancées technologiques passées, comme la photographie, où une résistance similaire s'est manifestée avant que la technologie ne devienne un outil accepté et intégré.
L'idée que tout le monde deviendra artiste grâce à l'IA est nuancée. Bien que l'outil soit accessible, la création demande toujours de la volonté, du travail et de l'envie. Les modèles de langage, bien que puissants, ont encore des limites, notamment en matière de narration (storytelling). C'est là que réside la force des humains : leur capacité à raconter des histoires captivantes.
Enfin, l'orateur mentionne l'évolution rapide des technologies d'IA, avec l'arrivée de nouveaux modèles et outils qui promettent des avancées spectaculaires. Il encourage les entrepreneurs et les créateurs à saisir cette opportunité pour élever le niveau de leur storytelling et de leur contenu, soulignant que l'ère actuelle est exceptionnelle pour la création.