
Joe Rogan Experience #2490 - RZA
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L'épisode du podcast de Joe Rogan commence par une discussion sur Richard Weiss, l'architecte qui a conçu le bar Flying Guillotine et le Mothership. L'invité, RZA, mentionne qu'il a un t-shirt Flying Guillotine et qu'il en cherchait un ce matin-là. Joe Rogan lui dit qu'il doit lui en donner plus.
La conversation dérive vers les habitudes de bien-être. RZA se souvient que Joe avait une chambre hyperbare ou un caisson de privation sensorielle dans son ancien studio à Woodland Hills il y a environ six ans. Joe clarifie qu'il avait un caisson de privation sensorielle au studio et qu'il a maintenant une chambre hyperbare chez lui. RZA est impressionné par la conscience de Joe concernant ces pratiques uniques et se demande s'il continue à "bouger son chi" dans la même direction.
Joe explique que parfois, il se laisse emporter par l'élan et doit prendre du recul pour se réaligner. Les vacances l'aident à retrouver son équilibre. RZA partage qu'il se sent de la même manière ; après huit jours d'activités intenses, il a réalisé qu'il n'avait pas fait d'exercice mais buvait tous les soirs. Il s'est étiré ce matin-là, ce qui l'a amené à se questionner sur la façon dont les gens s'éloignent parfois des pratiques fondamentales qui les ont stabilisés, même en recevant des bénédictions.
Joe insiste sur l'importance de l'exercice, affirmant que ne pas s'entraîner pendant quelques jours le rend agité, irritable et incapable de penser clairement. Il compare les êtres humains à des batteries qui stockent de l'énergie et doivent la purger par le mouvement. Ne pas le faire entraîne de l'anxiété et des problèmes de santé mentale. RZA s'accorde avec cette idée, expliquant la philosophie Shaolin du chi qui circule dans le sang, nécessitant un mouvement constant pour l'oxygénation et l'énergie. L'exercice et les étirements stimulent le sang, les endorphines et le système endocrinien, apportant un sentiment de calme.
RZA raconte que son Sifu, qui a dix ans de plus que lui mais semble dix ans plus jeune grâce à l'exercice constant, lui a dit qu'il s'entraînait beaucoup parce que "ça fait du bien" et parce que dans le Shaolin, il faut faire de l'exercice avant de manger. Cette philosophie, rappelant le principe biblique de travailler à la sueur de son front, a conduit RZA à ne pas manger le matin, se contentant de café et d'eau avant sa routine d'exercice. Joe partage la même habitude, trouvant que c'est la meilleure façon de commencer la journée et de "gagner" une victoire sur soi-même en se levant tôt et en accomplissant des tâches difficiles.
Joe mentionne sa routine matinale consistant à prendre un bain froid de trois minutes avant de s'entraîner. Il admet que c'est difficile, mais que la sensation de bien-être après est immense, inondant le cerveau d'endorphines et augmentant la dopamine pendant plusieurs heures. RZA raconte une expérience similaire avec un bain de glace forcé lors d'un tournage, où il a dépassé ses limites malgré son aversion pour le froid. Il est intrigué par l'idée de prendre des douches froides.
La discussion se tourne vers les arts martiaux, que Joe considère comme un véhicule pour développer le potentiel humain, exigeant concentration et relaxation mentale. RZA ajoute que les arts martiaux sont mentaux, physiques, spirituels et émotionnels, aidant à l'auto-réalisation et au contrôle des "plans d'énergie". Il explique que le Tai Chi, bien que n'étant pas un art de combat direct, est une méditation en mouvement qui purifie l'esprit. L'idée est qu'une personne maîtrisant le Tai Chi peut déplacer mille livres avec seulement quatre onces d'énergie, une idée que Joe trouve "géniale sur le papier" mais peu réaliste dans un combat réel.
Ils débattent de la différence entre les arts martiaux et le combat de rue, où les règles n'existent pas. Joe cite des exemples de brutalité dans les combats sans règles, où l'instinct de survie prend le dessus. RZA souligne l'importance de la volonté et la philosophie de Bruce Lee de "l'art de ne pas se battre", conseillant à son fils de fuir si possible. Il met en garde contre les combats inutiles qui peuvent ruiner une vie. RZA canalise son agressivité dans son art, notamment sa musique et son nouveau film "One Spoon of Chocolate".
Le film de RZA aborde le thème de la gestion de la colère à travers son personnage principal, Unique, un hommage à Ol' Dirty Bastard. Le personnage apprend d'un vieil homme que "une cuillère de chocolat peut changer tout un verre de lait", symbolisant la sagesse des aînés. RZA partage une anecdote personnelle où un toxicomane lui a inspiré la lecture.
La conversation prend une tournure sombre avec le sujet des opioïdes. Joe évoque la crise des opioïdes aux États-Unis, attribuant une grande partie du problème à la famille Sackler, qui a commercialisé des opioïdes très puissants en mentant sur leur dépendance. Il mentionne la série documentaire Netflix "Painkiller" et le fait que personne n'a été emprisonné pour ces décès massifs. Joe raconte comment un médecin lui a prescrit deux opioïdes après une opération du nez, même s'il n'avait aucune douleur, soulignant la facilité avec laquelle ces médicaments sont prescrits.
RZA exprime sa consternation, rappelant que tout est question d'argent. Il relie cela à l'exploitation des ressources naturelles en Afrique, comme le caoutchouc à l'époque de Léopold II au Congo, et le cobalt aujourd'hui. Joe montre des images choquantes de l'extraction du cobalt au Congo par des personnes vivant dans une pauvreté extrême, souvent sous le contrôle de la Chine, pour alimenter les batteries de nos téléphones. RZA est frappé par ces images, réalisant que ses paroles de chanson sur le cobalt étaient plus vraies qu'il ne le pensait.
Ils discutent du fait que les populations locales ne bénéficient pas de ces richesses, les profits allant aux élites corrompues et aux entreprises étrangères. RZA insiste sur le fait que ces populations doivent prendre conscience de la valeur de leur terre et de leur propre valeur.
RZA fait la promotion de son nouveau film, "One Spoon of Chocolate", qui sort le 1er mai. Il s'agit de son quatrième long métrage, le deuxième qu'il a écrit et réalisé. Le film met en vedette Shamik Moore, Paris Jackson et Blair Underwood, et est présenté par Quentin Tarantino. Il est distribué par sa propre société, 36 Cinema, qui privilégie une sortie en salles de 30 jours pour préserver l'expérience cinématographique. RZA partage une anecdote sur la première du film le 22 avril, date anniversaire de son acquittement d'un crime en 1992, soulignant la signification personnelle du film.
Ils parlent des avancées technologiques dans le cinéma, comme l'Apple Vision Pro et les systèmes Screen X, qui offrent des expériences immersives. RZA est optimiste quant à l'avenir du cinéma, mais souligne que rien ne remplace l'expérience collective d'une salle de cinéma.
La conversation dérive vers le cannabis, que Joe considère comme un excellent outil pour la créativité et l'écriture, citant Carl Sagan. RZA explique qu'il ne fume plus de cannabis en public, seulement avec quelques personnes de confiance, car cela ne correspond plus à sa personnalité actuelle. Il préfère siroter du scotch ou de la tequila. Ils s'accordent sur le fait que le problème n'est pas la substance elle-même, mais l'abus.
Joe s'interroge sur la légalisation fédérale du cannabis et compare ses dangers à ceux de l'obésité, qui tue beaucoup plus de personnes chaque année. Il soutient que la régulation de la nourriture serait absurde, et que la responsabilité personnelle est la clé.
Ils discutent des diamants de laboratoire par rapport aux diamants naturels. Joe trouve étrange que les femmes préfèrent les diamants naturels, même s'ils sont souvent des "diamants de sang" et que les diamants de laboratoire sont identiques et moins chers. RZA pense que la valeur réside dans le temps qu'il a fallu pour que le diamant existe naturellement. Ils abordent également les "super clones" de montres Rolex, qui sont presque indiscernables des vraies, soulevant la question de la valeur de l'original par rapport à une reproduction parfaite.
Le podcast se termine avec RZA qui répète la promotion de son film "One Spoon of Chocolate", insistant sur l'expérience cinématographique. Ils échangent sur l'amour des salles de cinéma, du popcorn et des sièges inclinables, et Joe mentionne son comedy club, le Comedy Mothership, qui a remplacé un ancien Alamo Drafthouse. RZA remercie Joe et la conversation se clôt sur "Wu Tang forever".