
Lost It All in One Trade. Made Millions Back | Ft. Ponzi Tader
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Dans cet épisode de "The Orderbook Show", Maine interviewait Ponzi Trader, un trader expérimenté ayant connu des hauts et des bas spectaculaires dans le monde des cryptomonnaies. L'invité, qui a perdu la quasi-totalité de sa fortune il y a cinq ans pour ensuite la reconstruire et même l'accroître de manière significative, partage son parcours, ses erreurs et les leçons apprises.
L'échange débute par un retour sur un tweet datant de mai 2021, où Ponzi Trader, alors âgé de 23 ans, annonçait avoir été liquidé de la majeure partie de son patrimoine. Il exprimait alors sa détermination à tout reconstruire, grâce au temps dont il disposait encore. Il décrit la panique ressentie au moment de la liquidation. La veille, il avait participé à une "space" sur Twitter, discutant tard dans la nuit alors que le Bitcoin oscillait autour de 40 000 $. Voyant un potentiel effondrement du marché, il avait retiré la quasi-totalité de ses fonds de ses portefeuilles sécurisés pour les répartir sur cinq plateformes de trading à effet de levier (Bybit, FTX, Binance, etc.). Son plan était d'utiliser un faible levier et de placer des ordres de vente limités ("stink bids") sur des actifs qu'il anticipait en baisse. Il avait notamment placé des ordres sur le SushiSwap (alors à 21 $) et le XRP, avec des limites fixées à 40 % en dessous du prix actuel. Son calcul était que même avec un levier de 4x, il ne risquait pas grand-chose.
Cependant, au réveil le lendemain matin, il découvre qu'il a tout perdu. Les marchés s'étaient effondrés de manière spectaculaire. Le SushiSwap, en particulier, avait chuté de 21 $ à 3 $ en une seule mèche avant de remonter à 16 $. Il avait été intégralement liquidé sur ses positions, passant de 700 000 $ à seulement 12 000 $. La principale cause de cette perte massive fut une mèche spécifique sur Binance concernant le SushiSwap. Les altcoins en général avaient subi une chute brutale, un phénomène souvent appelé "1010" dans le jargon crypto. Ponzi Trader avoue avoir pleuré, réalisant que quatre années de travail acharné avaient disparu.
Maine contextualise cet événement en rappelant qu'en mai 2021, le Bitcoin avait atteint un sommet local autour de 60 000 $ avant de chuter de près de 50 %. Les altcoins avaient été encore plus durement touchés. Maine lui-même a vécu une expérience similaire, étant exposé à de nombreux altcoins sur FTX au moment de la chute. Il souligne que ces événements sont des "événements d'extinction massive" fréquents dans le cycle des cryptomonnaies.
Cinq ans plus tard, Ponzi Trader publie une photo d'un jet, symbolisant son retour spectaculaire. Il a non seulement retrouvé sa richesse antérieure, mais l'a multipliée par dix. Il est désormais fiancé à la femme qui lui avait proposé de payer ses factures à l'époque, et elle mène désormais sa propre vie. Il est toujours actif dans le trading à 28 ans, et sa situation est meilleure qu'elle n'a jamais été.
Maine compare cette résilience à sa propre expérience : après avoir perdu son argent en 2013-2014, il avait quitté l'espace crypto pendant plusieurs années, ce qui lui avait coûté cher. Il s'interroge sur ce qui a permis à Ponzi Trader de persévérer. Ce dernier révèle qu'ironiquement, il venait de quitter son emploi pour se consacrer entièrement à la crypto juste avant de tout perdre. Cependant, contrairement à ses expériences précédentes, cette fois-ci, il avait la conviction qu'il pouvait reconstruire. Il avait déjà réussi une fois, ce n'était donc pas de la chance. La première réaction fut le choc : il venait d'acheter une maison, avait un prêt hypothécaire de 3 000 $ par mois et seulement 12 000 $ restants. Il vivait alors à 100 % de la crypto.
Les premiers jours furent consacrés à se réconforter, en se répétant qu'il l'avait déjà fait et qu'il pouvait le refaire. Il met l'accent sur la force de la croyance en soi, considérant que le combat principal est contre soi-même. Maine partage une expérience similaire : lors de l'effondrement de FTX, il a perdu une grande partie de sa fortune en arrivant à Dubaï. Il a également publié sur Twitter sa détermination à tout récupérer, utilisant la plateforme comme un journal public.
Ponzi Trader explique que sa publication sur Twitter était à la fois un message pour la communauté et un engagement personnel. Il savait que cette publication servirait de point de repère pour lui-même dans le futur. Il regarde ce tweet une fois par an, souvent lorsque quelqu'un le lui renvoie, et il est fier du chemin parcouru.
Maine souligne l'importance de cette transparence, contrastant avec de nombreux comptes sur Twitter qui ne montrent que des succès. Il valorise les traders qui admettent leurs erreurs et leurs pertes, car cela prouve qu'ils sont réellement engagés dans l'arène, prenant des risques, tombant et se relevant. C'est un signe de résilience et de combattivité.
Interrogé sur les éléments clés qui l'ont aidé à se relever, Ponzi Trader cite en premier lieu le soutien de ses amis, comme Maine et d'autres membres de leur groupe. Ils lui ont rappelé sa capacité à réussir et ont cru en lui. Il mentionne LMO, qui lui a proposé un soutien financier, refusé par Ponzi Trader pour prouver sa capacité à se reconstruire seul.
Deuxièmement, il met l'accent sur l'analyse rétrospective pour identifier et éviter de répéter les mêmes erreurs. Bien que sa tolérance au risque n'ait pas changé du jour au lendemain, il a dû s'adapter à l'environnement du marché. Pour reconstruire son capital avec seulement 12 000 $, il a dû "tout remettre sur la table", mais en adaptant sa stratégie aux conditions du marché. Il a compris qu'il fallait prendre des bénéfices lorsque le marché ralentissait, et non pas l'inverse.
Troisièmement, et c'est le point le plus important pour lui, il a développé une discipline de "se payer" chaque mois, indépendamment de sa rentabilité. À partir de mai 2021, il a réussi à remonter son capital à environ 70 000 $ en septembre de la même année. Il s'est imposé de retirer une somme fixe chaque mois (environ 5 000 $ au début). Cette règle l'a aidé à gérer sa cupidité : même en période de gains importants, il savait qu'il avait déjà mis de côté une partie de ses profits, ce qui lui a permis de rester en vie. Il applique toujours ce principe aujourd'hui, en augmentant le montant retiré mensuellement (passant de 5 000 $ à 50 000-100 000 $). Cette pratique lui permet de sécuriser ses gains et de savoir qu'il a retiré une partie de ses bénéfices, même s'il ne peut pas prédire les sommets ou les creux du marché.
Maine renchérit sur l'importance d'apprendre de ses erreurs. Il compare les pertes à des "frais de scolarité" pour l'éducation financière. L'essentiel est de ne pas répéter les mêmes fautes. Il souligne que la peur de l'échec et du jugement social (via les réseaux sociaux) empêche souvent les gens d'admettre leurs erreurs. Il insiste sur le fait que le trading est un jeu individuel ; c'est à chacun de prendre ses décisions et d'en assumer les conséquences.
Maine admire la capacité de Ponzi Trader à "prendre des bénéfices" et à investir dans des actifs tangibles (maisons, jet, voitures), qui ne peuvent pas être réinvestis impulsivement dans le trading. C'est ce qui distingue le succès à long terme : sortir l'argent du marché crypto et le placer dans le monde réel. Cela permet de réduire le risque de ruine, car il est plus difficile de "rejouer" ces actifs.
Ponzi Trader mentionne un exemple concret : un trader qu'il admirait en 2017-2018, et qui était alors considéré comme un "goat" (le meilleur), s'est retrouvé à lui demander un prêt en 2019-2022. Cela illustre la nécessité d'adaptation : "si tu ne t'adaptes pas, tu meurs". De nombreux traders ont disparu du paysage.
Maine évoque le "biais de survivance" : on entend parler de ceux qui réussissent, mais on ignore tous ceux qui ont échoué en cours de route, comme les corps laissés sur le chemin de l'Everest.
Il demande ensuite à Ponzi Trader quelles sont ses règles actuelles, au-delà du fait de se payer chaque mois. Ponzi Trader révèle une règle fondamentale : ne jamais risquer plus de 10 % de son patrimoine net avec effet de levier. Cette règle est "malléable" dans le sens où il ne considère pas les actifs au comptant comme du "risque" au même titre que le trading à effet de levier. Si son patrimoine est de 100 000 $, il ne gardera pas plus de 10 000 $ dans des comptes de trading à effet de levier. Il insiste sur le fait que c'est l'effet de levier qui lui a causé le plus de problèmes par le passé. Si, après une série de pertes, il se surprend à vouloir redéposer de l'argent pour retrouver sa taille de compte initiale, il se force à trader avec un compte plus petit jusqu'à ce qu'il remonte son capital de manière organique. Il raconte avoir appliqué cette discipline récemment, retirant 80 % de ses gains sur trois jours consécutifs, car le marché était "chaud" et il attendait des opportunités spécifiques.
Maine ajoute qu'avec l'expérience, on apprend à identifier les moments opportuns pour "mettre le paquet" et ceux où il faut rester à l'écart. Les débutants, par manque d'argent ou par besoin de "gratter" l'envie de trader, ont du mal à s'abstenir. Il existe des environnements de marché où l'on est plus performant que d'autres. Il décrit le trading comme un jeu d'attente, suivi d'une exécution rapide et précise, puis d'une période de repos. Les réseaux sociaux, notamment avec la culture des memecoins, donnent une image faussée du trading, le présentant comme une voie rapide vers la richesse.
Il demande à Ponzi Trader quand il a eu le sentiment de "savoir ce qu'il faisait". Ce dernier explique qu'en 2021, après avoir commencé à gagner de l'argent, il pensait avoir tout compris, en s'appuyant sur les analyses et les setups d'autres traders. Cependant, il réalise aujourd'hui que ce n'est que ces trois dernières années qu'il a acquis une véritable confiance en ses capacités, en se concentrant sur sa psychologie, sa santé mentale et physique. Il estime que tant qu'il restera alerte et en bonne santé, il pourra toujours s'adapter et apprendre. Son plus grand vice était de comparer ses profits à ceux des autres sur les réseaux sociaux, ce qui le poussait à augmenter sa taille de position. Cela le forçait à sortir de ses trades trop tôt, manquant ainsi de nombreuses opportunités.
Maine souligne que la psychologie du trading et la gestion des risques sont des aspects essentiels qui ne s'apprennent pas dans les livres ou les cours. Il faut les expérimenter soi-même. Il explique que la gestion des émotions, comme la peur de sortir d'un trade perdant ou la frustration de ne pas avoir pris de profits, ne s'acquiert qu'avec la pratique. Il réitère que surdimensionner ses positions est une erreur cour