
Véronique DREHSEN, avocate et Coach Holistique.
AI Summary
Voici un résumé détaillé de l'entretien avec Véronique Dressen, thérapeute holistique et avocate.
**Une double identité : entre le barreau et la thérapie**
Véronique Dressen occupe une place singulière, refusant de se laisser enfermer dans une case unique. Installée à Bruxelles, elle mène de front une carrière d’avocate et un parcours de thérapeute holistique. Pour elle, cet accompagnement n’est pas une simple accumulation de diplômes, mais le résultat d’un vécu personnel intense et de l’épuration de ses propres « casseroles ». Elle se définit comme une thérapeute de l’âme, utilisant une boîte à outils variée pour aider les autres à traverser leurs propres épreuves.
**L’art-thérapie : un média de révélation**
L’entrée de Véronique dans le monde de la thérapie s’est faite de manière presque prophétique. Il y a vingt ans, une astrologue karmique lui avait prédit qu’elle quitterait un jour le couloir du droit pour ouvrir la porte de l’art-thérapie. À l’époque, Véronique était une avocate convaincue, mais l’appel de la créativité a fini par s’imposer. Elle s’est formée à Uccle dans une école qui privilégie la guidance plutôt que l’interprétation directive.
Dans sa pratique, l’art-thérapie n’est pas une question de talent artistique ou de « faire du beau ». C’est un moyen de déposer des symboles inconscients. Elle raconte comment certains patients déposent des images fortes, comme une tête de mort, sans pouvoir encore les nommer. L’œuvre agit comme un miroir et permet une mise à distance nécessaire. Pour Véronique, la créativité est une énergie vitale, semblable à la Kundalini, présente en chaque individu, même chez les profils les plus rationnels.
**L’hypnose et la cartomancie : des outils de conscience**
L’hypnose est arrivée par accident dans sa vie. Lors de ses formations, elle a réalisé que sa voix et le rythme de ses pas en talons créaient naturellement un état modifié de conscience chez ses interlocuteurs. Elle utilise aujourd'hui l'hypnose ericksonienne pour répondre à des demandes concrètes, comme la préparation mentale à des situations conflictuelles. Elle compare cet état à celui provoqué par le tambour chamanique, où le mental s'efface pour laisser place à l'intuition.
La cartomancie complète cet arsenal. Loin de la voyance traditionnelle, elle utilise les oracles comme des supports psychologiques. Même ses clients les plus cartésiens, tels que des chirurgiens, sont souvent frappés par la pertinence des cartes tirées. Véronique explique cela par la connexion à un « champ d’information » ou « champ quantique ». La carte ne prédit pas l’avenir, elle crée une synchronicité qui permet au consultant de valider un ressenti ou de déclencher une prise de conscience.
**La vision holistique et la mémoire cellulaire**
Le terme « holistique » est central dans sa démarche. Véronique estime que la parole et l’analyse intellectuelle, bien qu’utiles, ont leurs limites. Les blocages résident souvent dans la « mémoire cellulaire ». Pour libérer ces nœuds, il faut intégrer le corps via la créativité, le son ou l’énergie.
Elle insiste sur une règle d'or : la légitimité du thérapeute repose sur son propre travail de nettoyage intérieur. Elle compare le thérapeute à un guide qui a déjà traversé la forêt. Si le miroir renvoyé par le thérapeute est « crasseux » à cause de ses propres blessures non résolues, l’accompagnement ne sera pas juste. Elle se sent aujourd'hui « réunifiée », ayant réconcilié sa force et sa douceur, son mental et son âme.
**Un parcours spirituel précoce**
La spiritualité de Véronique ne date pas de ses formations. Dès l’âge de quatre ans, elle a vécu des expériences de décorporation (sorties de corps), qu’elle a longtemps banalisées suite au manque de compréhension de son entourage. Elle évoque également une intuition médiumnique marquée par des voix intérieures. L’une d’elles lui a annoncé, cinq minutes à l’avance, la rencontre avec l’homme qui deviendrait son mari. Une autre l’a avertie d’un danger imminent lors d’un cambriolage dans sa maison, lui permettant de réagir avec calme et protection.
Elle mentionne également des souvenirs de vies antérieures, notamment lors d’un voyage à Séville où le son des tambours d’une procession a déclenché une réaction physique violente, révélant une mémoire traumatique liée au passé religieux de la ville.
**Le pont entre deux mondes**
Véronique a réussi l’exploit d’intégrer ces pratiques au sein même du barreau de Bruxelles. Avec l’accord de l’Ordre des avocats, elle a animé des ateliers de bien-être pour ses confrères. Elle y traitait des sujets tels que la procrastination ou la difficulté de dire non, en allant chercher la racine émotionnelle de ces comportements.
Elle observe que les avocats sont constamment immergés dans l’émotionnel de leurs clients, ce qui peut devenir étouffant. Sa double compétence lui permet d'offrir un espace de décompression et d'humanité dans un cadre juridique souvent rigide et dur.
**Vers une nouvelle étape**
Aujourd’hui, Véronique Dressen se sent prête à prendre un virage définitif. Elle réduit progressivement son activité d’avocate pour se consacrer à la thérapie et à la transmission. Elle refuse le terme de « patient », préférant celui de « consultant », car elle estime que chacun est responsable de son propre chemin de guérison.
Son but ultime est humaniste : elle est convaincue que le monde ne pourra aller mieux que si chaque individu travaille sur sa propre paix intérieure. Bien qu’elle n’ait pas nommé sa méthode par modestie, elle continue d’accompagner ceux qui cherchent à restaurer leur unité intérieure, en privilégiant toujours le contact direct et énergétique plutôt que les consultations à distance. Elle aspire désormais à partager son expérience de manière plus large, portée par une énergie communicative et une profonde bienveillance.