
Joe Rogan Experience #2550 - Rick Springfield
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L'invité, Rick Springfield, commence par une conversation sur les voyages interstellaires et la possibilité que des civilisations extraterrestres nous surveillent. Il évoque l'idée de systèmes de propulsion uniques, comme le repliement de l'espace-temps, et la difficulté pour une espèce de survivre assez longtemps pour atteindre un tel niveau technologique. Il suggère que ces êtres pourraient nous observer pour s'assurer que nous passons notre phase "adolescente" d'évolution.
La conversation se tourne ensuite vers la carrière de Rick Springfield. Il a 77 ans, ce qui impressionne l'hôte, Joe Rogan, car il semble en pleine forme et continue de chanter avec passion. Rick explique que l'énergie du public le motive à continuer de jouer des chansons qu'il a interprétées des millions de fois. Il souligne l'importance de l'amour pour la musique, car beaucoup d'artistes se lassent de leur métier. Il a toujours voulu être musicien, depuis l'âge de 11 ans, et la composition a transformé sa carrière.
Rick a commencé à jouer en public à 15 ans. Il a été renvoyé de l'école en 11e année parce qu'il n'y allait plus, ayant découvert la guitare et souffrant de dépression. La guitare et la lecture d'auteurs d'horreur sont devenues sa véritable éducation. Il a vécu en Australie jusqu'à 10 ans, puis en Angleterre jusqu'à 13 ans, ce qui explique son accent particulier. C'est en Angleterre qu'il a découvert "Girls and Guitars" et des groupes comme Cliff Richard and the Shadows.
Il a ensuite passé quatre mois au Vietnam en 1968-1969, en tant que musicien. Des promoteurs de Saïgon et Da Nang cherchaient des groupes australiens avec des filles pour divertir les soldats américains, qui voulaient des visages familiers. L'expérience fut "insensée". Ils n'ont pas gagné d'argent, mais ont tourné jusqu'à la DMZ, même après l'offensive du Têt. Ils ont essuyé des tirs et des tirs de mortier. Rick raconte une nuit où ils ont été attaqués à Marble Mountain, une base navale près de Da Nang, et il a même lancé des mortiers depuis la cabine radio. Il avait 18 ans à l'époque.
Au Vietnam, il a commencé à fumer de la drogue, car "tout le monde était défoncé". Il se souvient d'une nuit où, défoncés dans une villa infestée de rats, ils ont entendu des tirs de mitrailleuse et ont dû se jeter au sol. La drogue l'a aidé à gérer la peur constante, mais elle intensifiait aussi la panique quand elle survenait. Il décrit des expériences bizarres, comme un soldat défoncé qui partait "tuer" après leur concert.
Il souligne l'absurdité de la guerre du Vietnam et la façon dont les soldats ont été traités à leur retour, contrairement aux héros de la Seconde Guerre mondiale. Rick se souvient du contrecoup émotionnel à son retour : sa mère a remarqué ses "yeux hantés" après qu'un bruit de voiture l'ait fait sursauter. Il a vu des "albums de trophées" avec des photos de corps mutilés. Le leader de son groupe est mort à 25 ans d'une maladie pulmonaire contractée là-bas.
La conversation aborde ensuite les chansons que Rick écrit sur ses expériences. Il a écrit sur le Vietnam dans son autobiographie, mais pas encore de chansons. Son nouvel album traite du vieillissement et de la mort, contrastant avec son premier album, "Working Class Dog", qui parlait de sexe.
Il évoque l'évolution des rock stars, qui sont maintenant plus âgées. Les Rolling Stones ont été les premiers à défier cette norme. Mick Jagger, à un âge avancé, continue de s'entraîner intensément pour maintenir ses performances. Rick voit les concerts comme une sorte de "messe", où le public et les artistes communient dans une énergie positive.
Rick parle de l'ego dans l'art. Il pense que l'ego est nécessaire pour se lancer dans l'industrie, mais qu'il faut ensuite le transcender pour se concentrer sur l'art lui-même. Son premier grand succès fut "Speak to the Sky" en 1972, une chanson écrite pour sa mère. Il a ensuite été propulsé par les magazines pour adolescents, ce qui l'a frustré car il voulait être reconnu comme auteur-compositeur.
Il raconte sa rencontre avec Elvis Presley dans un avion en 1972, alors qu'il rentrait en Australie à cause de problèmes de visa. Elvis, très célèbre, signait des autographes à tous les passagers. Rick lui a fait signer un autographe pour sa petite amie, mais les douanes australiennes l'ont volé. Il critique la relation "flippante" d'Elvis avec son manager, le Colonel Parker, qui était un "connard".
Rick parle ensuite de sa routine de santé : s'entraîner six jours par semaine, bien manger. Son père est mort jeune à 51 ans après avoir ignoré un ulcère sur une artère majeure. Cette expérience l'a poussé à être proactif avec sa santé, en faisant des bilans corporels (Prenuvo) et des prises de sang régulières. Il a commencé à courir dans les années 70 et a maintenu une bonne forme physique grâce à l'exercice et à une alimentation saine, souvent préparée par sa femme, une excellente cuisinière. Il utilise également des soins pour la peau, notamment un traitement expérimental basé sur ses propres cellules souches.
Il mentionne les bienfaits du sauna et des bains froids (contrast therapy). Le sauna sec, selon une étude finlandaise, réduit la mortalité de 40% s'il est utilisé quatre fois par semaine. Les bains froids augmentent l'endurance et libèrent des endorphines, améliorant le bien-être mental. Rick utilise le froid avant l'entraînement pour la récupération et la force mentale.
Rick prend également des suppléments, notamment de la créatine, qui améliore la performance cognitive et atténue la fatigue liée au manque de sommeil. Son régime alimentaire est principalement composé de viande (80-90%) et de légumes fermentés. Il évite le poulet depuis l'enfance, après avoir mangé ses propres poulets de compagnie.
Il évoque la faune australienne, les kangourous étant une "infestation" là-bas, et la dangerosité de nombreux animaux locaux.
Rick est devenu citoyen américain il y a environ 10-15 ans, notamment pour des raisons fiscales liées à l'héritage. Il a participé à un jury, mais n'a pas été sélectionné car il était lui-même impliqué dans un procès absurde (une femme l'accusait de l'avoir blessée avec ses fesses lors d'un concert).
Il admire la longévité des Rolling Stones et l'énergie de Mick Jagger. Il pense que l'amour pour son travail est essentiel pour la longévité. Il est "incroyablement chanceux" de faire ce qu'il aime, mais il faut aussi travailler dur pour être prêt lorsque la chance se présente.
En plus de la musique, Rick écrit. Il a publié deux romans de "comédie noire" sur une pandémie mondiale, "Magnificent Vibration" (2014) et "World on Fire" (2021), le premier ayant été un best-seller du New York Times. Il se considère avant tout comme un écrivain, n'ayant commencé à chanter que parce que personne ne voulait interpréter ses chansons.
Il raconte ses débuts dans le groupe Zoot en Australie à la fin des années 60, un groupe de rock plus lourd que sa musique ultérieure. Il a arrangé leur reprise de "Eleanor Rigby". Le groupe a été un succès en Australie, mais a finalement été dissous.
Rick souligne la transformation radicale de la musique entre 1959 et 1969, avec l'émergence des Beatles et de Jimi Hendrix. Il pense que la société influence la musique, qui devient ensuite la "bande-son" de l'époque. L'Angleterre a eu un impact musical incroyable, peut-être grâce à un mélange génétique dû aux invasions passées. Les Beatles ont percé aux États-Unis après l'assassinat de Kennedy, offrant une diversion joyeuse à une nation en deuil.
Il compare la célébrité d'Elvis, des Beatles et de Michael Jackson, des superstars qui ont transcendé leur époque. Il se souvient du succès phénoménal de "Thriller" de Michael Jackson, qui a brisé les barrières raciales sur MTV. Rick Baker, le créateur des effets spéciaux d' "American Werewolf in London", a travaillé sur le clip de "Thriller".
Rick déplore la fragmentation de l'audience musicale actuelle et la disparition des DJs comme "faiseurs de goûts". "Jesse's Girl" est devenu un succès grâce aux DJs qui ont décidé de la jouer, car la maison de disques ne savait pas quoi faire avec un disque pop basé sur la guitare à l'époque du disco.
Il raconte comment il a rejoint la série télévisée "General Hospital" en 1980, une décision prise par nécessité financière, car sa carrière musicale stagnait. La série est devenue un phénomène culturel, et son rôle a indirectement contribué à la popularité de "Jesse's Girl". Il se souvient avoir joué des scènes avec Elizabeth Taylor, qui trouvait le métier d'acteur "stupide".
Rick collectionne les paroles manuscrites des Beatles, dont "Lucy in the Sky with Diamonds", qui, contrairement à la croyance populaire, n'était pas sur le LSD, mais inspirée par un dessin de Julian Lennon.
Il conclut en exprimant sa gratitude pour sa carrière et la passion qui le pousse à continuer. Il se souvient de la première fois où il a joué "Jesse's Girl" et a ressenti l'énergie du public, une sensation qu'il avait toujours recherchée.