
La Fed est prise au piège… et les marchés le savent
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Bienvenue dans ce débrief hebdomadaire des marchés. La semaine a été marquée par des déclarations de John Williams et Christopher Waller, membres de la Fed, qui ont affirmé qu'il n'y avait pas d'urgence à remonter les taux d'intérêt, contredisant l'orientation de Kevin Warch à Jackson Hole. Cette nouvelle a détendu les marchés et le dollar américain, favorisant Wall Street. Cependant, ces anticipations pourraient changer si les données macroéconomiques le justifient, notamment pour la réunion de la Fed du 16 septembre.
En parallèle, les chiffres des créations d'emplois aux États-Unis (NFPI) ont été excellents, avec 162 000 créations contre 55 000 attendues, et une révision à la hausse des chiffres du mois précédent. Des chiffres solides sur l'emploi renforcent l'argument pour une hausse des taux, faisant remonter les anticipations à 60% pour le 16 septembre, ce qui a entraîné une hausse du dollar et une baisse de l'or et des indices américains. En Europe, le CAC 40 a chuté, passant sous les 8300 points, en raison d'inquiétudes politiques.
Les anticipations de hausse des taux ne se limitent pas aux États-Unis : 95% pour la Banque Centrale Européenne le 10 septembre, et 85% pour la Banque du Japon, expliquant la remontée du yen.
Côté entreprises, Broadcom (AVGO) a publié des résultats meilleurs que prévu mais avec des perspectives légèrement inférieures. Le titre a néanmoins progressé grâce à l'IA et à des puces spécifiques, ainsi qu'à des livraisons accélérées vers Google et Meta. Une entreprise française d'informatique quantique cotée au NASDAQ a doublé sa valeur après son introduction.
L'or et le secteur de la défense (ETF Guard) ont été travaillés activement. Les marchés attendent désormais les chiffres de l'inflation aux États-Unis la semaine prochaine, qui seront cruciaux pour les décisions de la Fed. Une prochaine vidéo abordera les taux d'intérêt et pourquoi les marchés les ignorent malgré leurs niveaux élevés.