
OTAN et Europe : l’Alliance sous forte pression #octogone88
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L'émission s'ouvre sur une réflexion sur la locution latine "Panem et circenses" (du pain et des jeux), soulignant comment les événements actuels, comme la Coupe du Monde, servent à distraire le public des problèmes mondiaux pressants. Parmi ces problèmes, on cite la réserve stratégique de pétrole américaine, au plus bas depuis 1983, année où l'exercice de l'OTAN Able Archer a failli déclencher une guerre nucléaire. La guerre en Iran est également mentionnée, avec les relations non résolues entre Téhéran et Tel Aviv comme facteur sous-jacent. Malgré les efforts conciliants des BRICS, ces problèmes persistent, masqués par l'actualité sportive.
L'intervenant Gunter renforce l'idée d'une ambiance "omnibulée" par les jeux, qui empêche la réflexion et la protestation face aux "tracasseries" se développant au Moyen-Orient et sur les marchés. Il insiste sur le fait que cette programmation des jeux et l'utilisation du VAR pour créer des débats infinis ne sont pas le fruit du hasard, mais une stratégie de gestion de la protestation. Il souligne l'importance d'un journalisme contextuel pour contrer un "agenda de l'OTAN".
Le prochain sommet de l'OTAN en Turquie est un enjeu majeur, car la Turquie a adopté des positions qui ne sont pas alignées avec les attentes des États-Unis vis-à-vis d'Israël. Israël, selon Gunter, cherche à neutraliser la Turquie pour avancer ses stratégies à Chypre et ailleurs. L'émission est enregistrée le 4 juillet, jour symbolique de l'indépendance des États-Unis et de l'enterrement de Khomeini, soulignant l'importance d'une réflexion critique du public.
Idriss précise que le 4 juillet 2026 marquera le 250e anniversaire de l'indépendance américaine, que Donald Trump entend politiser. Il évoque le concept de "Technocracy America", une utopie technolutionniste du début du 20e siècle visant à unifier l'Amérique du Nord sous la direction d'ingénieurs. Il relie l'Iran à ce projet, expliquant que le succès rapide de Trump au Venezuela, dû à la corruption, lui a fait croire qu'il pourrait reproduire le même schéma en Iran, sans tenir compte de la solidité du gouvernement iranien et de ses 40 ans de stabilité.
Il est rappelé que 250 ans est une courte période à l'échelle mondiale, comparée aux 5000 ans de civilisations comme la Chine et l'Inde (récemment rebaptisée Bharat pour rejeter la colonisation britannique). La Russie a environ 1200-1500 ans, tandis que le Brésil n'a qu'un peu moins de 200 ans.
La Coupe du Monde de la FIFA est citée comme un exemple de corruption, où les Américains ont coopté la FIFA. L'émission dénonce l'hypocrisie de la situation actuelle : alors que les Américains se sont révoltés pour une taxe minime sur le thé, la population d'aujourd'hui fait face à une inflation de plus de 7%, un marché immobilier en crise, des réserves stratégiques de pétrole au plus bas et une augmentation du chômage, sans réaction significative. La stratégie de "divertissement" de Zbigniew Brzeziński, visant à contrôler l'attention du public, semble être un "triomphe total".
Gunter va plus loin en affirmant que non seulement les médias sont contrôlés, mais que "toute l'ambiance est contrôlée", comme dans un "Netflix" global. Il évoque l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne, qui a déclenché un débat sérieux sur le nazisme, souvent oublié. L'Ukraine était un partenaire des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, cherchant à se libérer du contrôle soviétique. Cette alliance leur a coûté cher, entraînant leur annexion et la fuite de l'intelligentsia ukrainienne vers le Canada. La collaboration avec l'extermination des Juifs est également mentionnée.
Il souligne que la Pologne et la République Tchèque s'inquiètent de la tolérance du nazisme en Ukraine, notamment la présence de groupes paramilitaires descendants directs des collaborateurs nazis. Il est rappelé que la nouvelle patronne du MI6 est une descendante de criminels de guerre ukrainiens. Contrairement à d'autres pays comme l'Allemagne (famille von der Leyen) ou la Suisse (Klaus Schwab), qui ont des liens passés avec le nazisme mais ne s'en vantent pas, certains Ukrainiens "honorent" la mémoire de ces criminels nazis. Ces débats, bien que cruciaux, sont relégués en arrière-plan par l'actualité footballistique.
La corruption en Ukraine est également mise en avant, avec des "enrichissements sans pareil" des proches du président et des "réglages de compte" à Monaco, où des attaques directes ont eu lieu. Ces événements, qui signalent une guerre d'intérêts pour le contrôle de l'Ukraine, reçoivent peu d'attention.
Le sommet de l'OTAN en Turquie révèle une "faille réelle" dans l'alliance. Le lien transatlantique change de nature. La Turquie, avec la Pologne, possède l'armée la plus puissante de l'OTAN, mais des conflits frontaliers majeurs existent entre la Turquie et la Grèce, toutes deux membres de l'OTAN. La Turquie a failli acheter des systèmes de défense russes, ce qui a entraîné l'interdiction de livraison de F35 américains, des avions jugés "surestimés" et d'un coût exorbitant (2000 milliards de dollars, l'équivalent de 13 000 hôpitaux).
Gunter explique que les États-Unis maintenaient la paix entre la Grèce et la Turquie par des subventions, mais que la "Pax Americana" ne fonctionne plus. Les Américains exigent que l'Europe dépense 5% de son PIB en défense, mais se retirent des conflits internes européens. La Turquie est stratégiquement essentielle pour l'OTAN en raison de ses frontières avec l'Irak et l'Iran, et de son contrôle du Bosphore. L'Europe, quant à elle, a pris parti pour la Grèce, tandis que les Américains soutiennent la Turquie pour des raisons militaires pragmatiques.
Un enjeu crucial, souvent négligé, est la sécurité alimentaire. La région tampon de l'OTAN, qui inclut la Turquie, est une source importante de fruits et légumes pour l'Europe. Un pays comme la Suède n'a que quatre jours de réserves alimentaires. L'OTAN devrait se transformer en un instrument débattant non seulement de la défense militaire mais aussi de la "résilience alimentaire", ce qu'elle ne fait pas, car elle fonctionne comme une "centrale d'achat pour les armes américaines".
La stratégie de réarmement de l'Allemagne est un échec. Rheinmetall, fleuron de l'industrie militaire allemande, a subi d'énormes pertes boursières (près de 50%) malgré la guerre en Ukraine, qui lui avait initialement rapporté 2000% de bénéfices. L'entreprise, soutenue par BlackRock et Mertz, n'a pas tenu ses promesses de livraison d'armement, se contentant de prendre 31% du marché des armes en Israël. Cette incapacité de l'Allemagne à livrer est un "scandale incroyable" et une réalité structurelle.
La question de savoir si l'Allemagne est encore le pays le plus industrialisé d'Europe est posée, compte tenu des délocalisations et de la réindustrialisation d'autres régions. De plus, de nombreux travailleurs qualifiés de l'industrie allemande sont Turcs, ce qui soulève des questions sur le transfert de savoir-faire.
Une information "exceptionnellement importante" est la réinstauration du service militaire obligatoire en Allemagne en 2026, avec l'obligation pour les jeunes de déclarer leurs déplacements hors du pays. Ces mesures, couplées à la surveillance des comptes bancaires, relèvent d'un "contrôle militaire" de la jeunesse, sans que l'on ne s'inquiète de la nourriture ou de la paix entre la Grèce et la Turquie.
En contraste, la Chine a développé des milliers de kilomètres de lignes à grande vitesse et construit le plus grand barrage de l'histoire, capable d'alimenter 300 millions de personnes. L'Europe, en revanche, manque de sécurité alimentaire et d'outils de guerre.
Au Moyen-Orient, les sondages en Israël révèlent un doute profond de la population quant à la victoire sur l'Iran, même avec le soutien américain. 92% des Israéliens estiment que l'Iran a gagné et 83% pensent que le conflit a affaibli la sécurité à long terme d'Israël. La population ne croit pas les affirmations de Netanyahu concernant l'empêchement de l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire.
Gunter explique que l'agressivité israélienne a "réveillé l'intérêt nucléaire dans toute la région". Israël possède environ 300 bombes nucléaires, ce qui a poussé le Pakistan, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et la Turquie à développer leurs propres capacités nucléaires. La Turquie, par exemple, pourrait acquérir l'arme nucléaire en 12 semaines. La "fragilité" des déclarations de Netanyahu réside dans le fait qu'il a remis en question le contrôle des armes nucléaires par Israël, un sujet auparavant "intouchable". Le nucléaire est devenu la "seule arme" dont dispose un acteur au Moyen-Orient, créant un déséquilibre militaire.
L'Italie, sous le gouvernement de Georgia Meloni, a discrètement pris ses distances avec Palantir, l'entreprise américaine de traitement de données, en suspendant l'extension de plusieurs contrats gouvernementaux et en rejetant une proposition de lutte antiterroriste basée sur des données biométriques. La "souveraineté numérique" est devenue prioritaire, surtout en matière de sécurité intérieure et de données personnelles.
Gunter interprète cette décision comme une "première victime" de la déclaration de génocide par la Cour de justice internationale. Il est devenu difficile pour les pays démocratiques de tolérer la collaboration avec des entreprises qui "éliminent des gens hors justice" en utilisant l'IA. Palantir va souffrir, ayant déjà perdu d'autres contrats. Meloni a agi "très ouvertement", ce qui pourrait inciter d'autres pays à suivre son exemple.
Alex Karp, le PDG de Palantir, a récemment critiqué les grandes entreprises d'IA (Anthropic, OpenAI, Xi) qui vendent des "tokens" plutôt que de facturer en fonction de la valeur réelle générée. Il compare cela à l'invention de la machine à vapeur, où James Watt facturait en fonction des économies réalisées. Karp suggère que la vente de tokens prouve que ces entreprises "trichent" et qu'une "bulle" n'est pas loin.
Gunter estime que Karp, bien que philosophe, n'est pas pragmatique sur ce point. Le modèle de facturation basé sur les économies existe depuis des décennies mais ne fonctionne pas, car le but n'est pas d'économiser, mais de "contrôler l'infrastructure". Palantir a donné l'impression de contrôler, mais la réalité est que le contrôle est chez Palantir, qui n'hésite pas à "revendre" les données à Israël. Les ministres, souvent naïfs et inexpérimentés, ne sont pas conscients de ces pratiques.
Il déplore que les gouvernements européens soient naïfs face au contrôle des données, citant l'exemple de l'Afrique du Sud et de Microsoft. Il souligne que la capacité des centres de données est telle qu'il faut un nouveau centre de données chaque jour pour capter les mouvements de tous les appareils portables du monde. Dix entreprises contrôlent la localisation de tous les citoyens du monde, sans débat public. Cette impunité, basée sur la culture d'entreprise de Palantir, permet des "assassinats