
Tout monte en même temps : il y en a un qui ment forcément
AI Summary
Voici un résumé du transcript, axé sur les points clés et les conclusions principales, tout en respectant la limite de mots :
Le présent débrief hebdomadaire, qualifié de "semi-débrief", dresse un état des lieux des marchés financiers, marqué par de nombreuses échéances, des publications macroéconomiques et d'entreprises, ainsi que des nouvelles concernant le pétrole et la géopolitique. La situation est décrite comme étant sous tension, avec une divergence notable entre les marchés américains, en pleine ascension vers des records historiques (S&P 500, Nasdaq), et d'autres marchés comme le CAC 40, qui peine à progresser et fait l'objet de stratégies de vente. D'autres marchés européens montrent une certaine mollesse, mais restent travaillables.
Un événement important à venir est l'IVT Day, prévu dans deux semaines, réservé aux abonnés IVT, où quelques places restantes sont disponibles pour ceux qui souhaitent découvrir la communauté et partager un moment.
Sur le marché des cryptomonnaies, un léger frémissement est observé sur certaines altcoins, offrant de nouvelles opportunités, bien que la prudence reste de mise et que tout ne soit pas encore acquis.
La situation géopolitique est dominée par la guerre en Iran, actuellement dans une impasse. Les négociations sur le nucléaire sont bloquées par un désaccord sur la levée des sanctions avant toute discussion. Cette situation maintient une pression sur les cours du pétrole. Après une baisse temporaire sous les 100 dollars le baril de Brent, les prix sont remontés et se stabilisent autour de la moyenne mobile à 50 jours. Tant que ce niveau n'est pas franchi à la hausse, une détente significative n'est pas anticipée.
Cette situation est jugée étonnante par l'intervenant, car elle contraste avec la réalité quotidienne des consommateurs et les données macroéconomiques. Parallèlement à la remontée du pétrole, le dollar américain montre une légère tendance haussière depuis quelques jours, et les taux d'intérêt augmentent, le taux à 10 ans américain atteignant des sommets depuis le début de la guerre en Iran. Une vigilance particulière est portée sur le seuil de 4,5% pour le taux à 10 ans, considéré comme une zone de danger, rappelant la volatilité observée lors de l'instauration des droits de douane par Trump. L'endettement croissant des pays est également souligné comme un problème majeur.
Contrairement aux attentes, les cours de l'or restent stables, évoluant sous leur moyenne mobile à 50 jours, ce qui contraste avec la dynamique du pétrole où cette même moyenne mobile agit comme un support.
Les marchés américains présentent une image contrastée. Si le S&P 500 et le Nasdaq continuent d'atteindre des records historiques, tirés par le secteur technologique, l'indice Dow Jones rencontre plus de difficultés, sans pour autant entrer en marché baissier.
La situation du pétrole est aggravée par l'alerte d'Aramco sur une potentielle perte de 100 millions de barils par semaine si le conflit s'enlise. Une normalisation de la circulation des flux pétroliers n'est pas attendue avant 2027 dans un tel scénario.
La transition vers l'inflation est assurée par la mention de l'alimentation. Les chiffres d'inflation aux États-Unis, publiés le 12 mai, révèlent un écart significatif avec l'objectif de 2% de la Fed. L'inflation s'est établie à 3,8%, légèrement au-dessus des attentes mais en hausse par rapport aux 3,3% du mois précédent. L'inflation sous-jacente (Core CPI), excluant l'alimentation et l'énergie, a également dépassé les prévisions à 0,4%.
Les coûts de l'énergie ont explosé (+18% globalement, avec des hausses notables pour l'essence et le fioul), tout comme ceux de l'alimentation (+3,2%). Le Core CPI atteint son plus haut niveau depuis janvier 2025. De plus, les salaires réels ont reculé de 0,5% en avril, marquant la première fois en trois ans que l'inflation efface l'intégralité des gains salariaux. Cette situation contraint la Fed à ne pas baisser ses taux d'intérêt avant la fin de 2027, selon les anticipations actuelles du marché. La publication imminente de l'indice des prix à la production (PPI) et du Core PPI est attendue avec intérêt, car une hausse plus forte que prévu pourrait se répercuter sur les consommateurs.
Du côté des entreprises, la quasi-totalité des sociétés du S&P 500 ont publié leurs résultats. 84% ont dépassé les attentes, avec une croissance des bénéfices de 28%, largement portée par l'intelligence artificielle. Cependant, 38 entreprises ont révisé leurs perspectives à la baisse pour le deuxième trimestre, contre 39 à la hausse, indiquant un équilibre. Les valorisations du S&P 500 sont élevées, atteignant 21 fois les bénéfices prévisionnels, dépassant les moyennes des 5 et 10 dernières années. Malgré cela, les entreprises parviennent à délivrer, justifiant en partie la performance du S&P 500. Des exemples comme Qualcomm sont cités pour leurs perspectives de contrats et leur recentrage stratégique sur les data centers et le cloud.
Le sommet imminent entre Trump et Xi Jinping dans les 48 heures à venir est jugé très important, abordant des sujets tels que le commerce, l'IA, et la situation en Iran.
Le CAC 40 est particulièrement mentionné pour ses difficultés persistantes. L'intervenant maintient une position vendeuse sur cet indice, avec des objectifs de vente autour de 8000-8003 points, une zone travaillée depuis deux ans. Une entrée en vente a été effectuée autour de 8295 points, avec un premier objectif atteint à 7990 points, correspondant au milieu d'un range. Une bougie "open en extrême" sur le graphique en 4 heures, englobant la bougie précédente, suggère une pression vendeuse persistante. Tant que le niveau de 8070 points n'est pas dépassé, la stratégie de vente sera maintenue, visant au moins 7600 points, une zone d'achat potentielle. La prudence est de mise en raison de l'incertitude du marché, rendant les convictions fortes potentiellement dangereuses. Une approche progressive et mesurée est recommandée.
En contraste, le DAX est travaillé à l'achat par un autre intervenant. Au moment de l'enregistrement de la vidéo, le DAX est en hausse, tandis que le CAC est en baisse, illustrant la divergence des marchés européens. Le DAX se trouve sur une zone clé et permet un travail à l'achat sur des unités de temps plus courtes. Il est possible d'être vendeur sur un marché et acheteur sur un autre, en ajustant son exposition et en réagissant aux signaux du marché. Par exemple, le stop loss sur le CAC a été ajusté à la baisse. La prise de décision de vente sur le CAC à des niveaux élevés s'appuie sur des signaux techniques clairs, notamment une bougie englobante sur le graphique en 4 heures, validant une zone travaillée depuis longtemps.
Concernant les indices américains, une réserve est exprimée quant à l'achat à ces niveaux actuels. L'intervenant préfère attendre une confirmation ou une correction, soulignant l'importance de se concentrer sur quelques actifs où l'on est plus à l'aise et serein, plutôt que de courir après toutes les opportunités. La situation actuelle, avec la hausse simultanée des taux, du pétrole, du dollar, des marchés, de l'inflation et de la dette, suggère qu'un élément doit nécessairement "mentir" ou que la situation n'est pas durable indéfiniment.
L'euro-dollar est mentionné comme un actif où l'intervenant est à l'aise pour travailler à la vente. Cette stratégie s'appuie sur un range de marché d'un an, des réintégrations vendeuses qui ont fonctionné, et un différentiel de taux d'intérêt favorable aux positions vendeuses (rollover positif). L'exposition est actuellement d'un tiers, et est augmentée progressivement lorsque le marché donne des signaux favorables. Une autre confirmation vient de l'analyse du dollar américain face à un panier de devises, où une zone de résistance significative est observée depuis 2022, offrant un argument supplémentaire pour la vente de l'euro-dollar.
Le cross Dollar Yen (USD/JPY) montre une réaction positive après être revenu sur la borne basse d'un canal ascendant. L'intervention de la Banque du Japon a temporairement calmé les traders, entraînant une stabilisation et une reprise du cours. La mise du stop loss au prix d'entrée permet de laisser courir la position.
Le marché des cryptomonnaies reste sous surveillance. L'exposition n'a pas changé, et le Bitcoin remonte progressivement. L'intervenant ne considère pas que le marché soit en tendance baissière ("bear market") ni que le creux soit passé. L'objectif d'augmenter progressivement l'exposition jusqu'à 55 000 dollars sur le Bitcoin n'est pas encore atteint. L'Ethereum se trouve dans un "méga range", plus proche de sa borne basse. Il n'y a pas encore de retournement de tendance significatif ni de changement psychologique positif majeur sur le marché. Une alerte est placée sur les 2500 dollars pour l'Ethereum, un niveau jugé représentatif de la psychologie du marché. Le marché des altcoins, hormis le Bitcoin et l'Ethereum, n'est pas aussi positif. Total 3 (qui exclut Bitcoin, Ethereum et les stablecoins) montre une réaction à sa borne basse, mais sans le dynamisme d'un marché haussier.
Malgré les pertes sur de nombreuses altcoins (AE, ETC, Solana), certaines continuent de montrer de la force, comme le BNB et le BCH. L'intérêt pour des projets comme INJ (avec des développements notables) et AKT est maintenu, même si la tendance à long terme reste baissière pour beaucoup. Il est souligné qu'il faut contextualiser les performances, en comparant par exemple la baisse actuelle par rapport aux plus hauts historiques avec les gains passés. Des actifs comme le ZEC montrent également une bonne tenue technique. Ces quelques frémissements redonnent un certain enthousiasme et la sensation que "ce n'est pas fini".
L'idée que le marché des cryptomonnaies est peut-être en phase de nettoyage, similaire à la bulle internet des années 2000, est évoquée. L'intervenant met en garde contre les discours extrêmes, qu'ils soient trop optimistes ("to the moon") ou trop pessimistes ("ça va à zéro"). L'importance de rester objectif, de contextualiser les performances et de comprendre la différence entre la technologie, le fondamental et la réalité du marché est réaffirmée.
La semaine prochaine, la publication macroéconomique sera plus légère, permettant de se concentrer sur la géopolitique. La discipline de ne pas chercher à tout prix des opérations et de se concentrer sur les actifs où l'on est le plus à l'aise et serein est réitérée. Des points de repère (polarités) sont utiles pour identifier les actifs qui intéressent ou non. La situation sur les marchés actions européens est plus complexe que celle des États-Unis, où la saison des résultats a été plus dynamique.
En conclusion, l'intervenant remercie les spectateurs pour leur écoute, les encourage à s'abonner, à laisser un pouce bleu et à partager leurs avis dans les commentaires. Il souhaite un bon weekend et une bonne continuation à ceux qui travaillent.