
JRE MMA Show 178 with Dan Hardy
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L'épisode du podcast de Joe Rogan commence par une discussion sur une pierre appelée moldavite, formée par la chute d'une météorite en République tchèque il y a des millions d'années. Cette tectite verte est présentée comme une sorte de verre nucléaire. La conversation dévie ensuite vers une toile de l'UFC couverte du sang d'un combattant, que l'invité a dû garder en quarantaine pendant 12 mois en raison de risques biologiques, une règle dont la logique est remise en question.
L'invité, Dan Hardy, évoque ensuite son altercation avec l'arbitre Herb Dean lors d'un événement de l'UFC sur Fight Island. Il a crié pour arrêter un combat qu'il jugeait trop tardif, notamment celui de Jai Herbert. Hardy explique que, malgré le respect qu'il porte à Dean, l'arbitre a commis une erreur en laissant le combat se poursuivre alors que Herbert était visiblement inconscient. Le fait que l'arène était silencieuse à cause de la pandémie a rendu ses cris audibles. L'incident a été aggravé par une mauvaise communication : la direction de l'UFC a cru que Hardy avait quitté son poste de commentateur pour confronter l'arbitre, alors que c'était l'inverse. Herb Dean est venu le réprimander à son pupitre. Cet événement a coïncidé avec un autre incident impliquant un arbitre et un combattant lors d'un événement UAE Warriors, ce qui a semé la confusion.
Hardy a été particulièrement irrité lorsque Herb Dean a publié une vidéo justifiant ses actions et le provoquant. En réponse, Hardy a créé une vidéo YouTube d'une heure et quart, analysant la situation et d'autres erreurs potentielles de Dean, comme l'arrêt controversé du combat entre Cowboy Cerrone et Jorge Masvidal. Bien que la vidéo de Hardy ait été conçue pour être équilibrée, l'UFC a contacté YouTube pour la faire supprimer de sa chaîne, un acte qu'Hardy considère comme une suppression arbitraire de contenu, d'autant plus qu'il avait l'autorisation d'utiliser les images de l'UFC en tant qu'ambassadeur européen.
Hardy interprète la suppression de sa vidéo et le retrait du soutien de l'UFC comme un signe que sa "carte était marquée" en raison de son entêtement à défendre sa position et à protéger les combattants. Il évoque un incident précédent à Moscou, où il avait déjà crié pour arrêter un combat, mais cela était passé inaperçu en raison du bruit de la foule. Il maintient que sa priorité est la sécurité des combattants, qui, une fois dans la cage, deviennent "des victimes très humaines" si l'arbitre ne les protège pas.
La conversation dérive vers d'autres arrêts de combat controversés, comme le genou sauté d'Anderson Silva sur Michael Bisping, où le combat n'a pas été arrêté. Joe Rogan et Hardy discutent de la subjectivité des arrêts de combat et de la difficulté pour les arbitres de juger l'état de conscience d'un combattant. Ils abordent également le problème des coupes de poids extrêmes, un "tricherie sanctionnée" qui, selon Hardy, devrait être éliminée, en citant l'exemple d'Anthony Johnson qui combattait à 170 livres mais pesait 214 livres le soir du combat. Il regrette que cette pratique nuise à la santé des athlètes et affecte leur performance.
Hardy raconte son expérience de coupe de poids au Japon, où il ne pouvait pas utiliser de sauna à cause de ses tatouages, une règle liée à la Yakuza. Il préfère les méthodes traditionnelles de coupe de poids, comme le sauna et la course, plutôt que les bains chauds, qu'il considérait comme une récompense post-combat. Il se souvient d'un combat où une mauvaise coupe de poids l'avait privé de sa puissance, entraînant des coups inutiles pour son adversaire et potentiellement des lésions cérébrales.
Les deux hommes discutent du manque de catégories de poids dans l'MMA et de la confusion des noms de catégories. Hardy propose un système pour la PFL. Il critique la monopolisation du sport par l'UFC, qui, selon lui, étouffe les organisations plus petites en les rachetant ou en réduisant leur visibilité sur des plateformes comme Fight Pass. Il mentionne l'exemple de Pride, racheté par l'UFC, qui n'avait pas les contrats des combattants.
Hardy exprime son dégoût pour le Power Slap, qu'il considère comme une régression pour le sport, le comparant à un "demolition derby" par rapport à l'MMA, qui est un "échec humain". Il s'inquiète de l'image que cela donne au sport et du fait que l'UFC, malgré sa puissance, promeuve une telle activité.
Joe Rogan raconte ses débuts en tant que commentateur UFC, qu'il a fait gratuitement pendant les 15 premiers événements, considérant cela comme un plaisir plutôt qu'un travail. Il a été recruté grâce à sa connaissance approfondie du jiu-jitsu, ce qui lui permettait d'expliquer les techniques au sol aux téléspectateurs, un rôle d'éducateur crucial à l'époque. Hardy exprime sa gratitude envers Rogan, dont il a religieusement écouté les commentaires, ce qui l'a aidé à développer son propre style.
Hardy évoque son propre parcours de commentateur, qui a débuté après que sa carrière de combattant ait été interrompue par un problème cardiaque. Il a été invité par l'UFC à devenir ambassadeur et commentateur en Europe. Il se souvient de son "syndrome de l'imposteur" lors de son premier événement à Londres.
Ils discutent de l'évolution de l'MMA, de l'ignorance initiale des combattants quant aux meilleures techniques à étudier, à l'émergence du jiu-jitsu avec Royce Gracie, puis des lutteurs puissants. Ils mentionnent l'exemple de Vitor Belfort, qui, au début de sa carrière, a surpris tout le monde par sa boxe rapide et dévastatrice, bien qu'il soit un ceinture noire de jiu-jitsu.
La conversation aborde ensuite la psychologie du combat et la "guerre émotionnelle". Hardy explique comment il a utilisé le trash-talking pour provoquer Marcus Davis avant leur combat, le poussant à la colère et à un style de combat qui lui était plus favorable. Il souligne l'importance pour les combattants de rester impassibles face aux provocations, citant l'exemple de Pereira et de son stoïcisme.
Ils discutent des techniques de combat qui n'ont pas encore été pleinement exploitées dans l'MMA, comme le coup de pied circulaire frontal rapide au visage, et des lacunes dans la conception des gants qui entraînent des coups de doigt dans les yeux. Hardy propose des solutions simples comme des moufles.
Hardy critique l'UFC pour sous-payer les combattants, tuer le marché du sponsoring et étouffer la croissance des organisations locales. Il raconte comment les sponsors personnels, comme une marque de heavy metal de sa ville natale, l'ont soutenu financièrement au-delà de sa bourse de combat. Il déplore le manque d'événements pour permettre aux jeunes combattants d'acquérir de l'expérience et de se faire un nom avant d'atteindre l'UFC, contrairement à des figures comme Conor McGregor et Paddy Pimblett.
La discussion se tourne vers la PFL, où Hardy travaille, et la nécessité de plus d'organisations pour le sport. Il évoque les erreurs passées de la PFL, notamment le système de points et le format du tournoi, mais il est optimiste quant à la nouvelle direction. Il a milité pour l'introduction des coups de coude dans la PFL, réussissant à convaincre la direction en soulignant l'absurdité de les interdire alors que Bellator, récemment acquis, les autorisait.
Ils abordent les coups de pied latéraux aux genoux, que Hardy ne juge pas illégaux, les considérant comme un risque inhérent au sport, comparables aux blessures au football ou au rugby. Il insiste sur la protection des combattants lorsqu'ils sont incapables de se défendre, plutôt que d'interdire des techniques potentiellement dangereuses mais efficaces.
La conversation se termine sur des anecdotes personnelles, notamment des souvenirs de voyages avec Bruce Buffer et Uriah Faber, et des discussions sur les superstitions des combattants, comme le cure-dent de Ben Henderson. Hardy exprime son désir de voir une division "Masters" pour les vétérans, permettant des combats équilibrés et évitant qu'ils ne soient des "highlights" pour les jeunes loups. Il insiste sur la nécessité de respecter les anciens combattants et leurs réalisations.