
La majorité des plateformes d'échange crypto bientôt hors-ligne en Europe ? - Actu Crypto🗞️
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Bonjour et bienvenue sur le JT du coin. On commence avec l'affaire ZCash. Après la découverte d'une faille, les développeurs ont annoncé une mise à jour, Ironwood, pour déployer une version patchée du système Chod. Le cours du ZCash est remonté à 450 dollars, signe de l'optimisme du public. La mise à jour sera déployée fin juillet.
L'ONU a lancé un groupe de conseil sur la blockchain, composé de 26 membres de la cryptosphère. Ils ont discuté d'inclusion financière, d'identité numérique et d'interopérabilité. L'initiative est bienvenue, malgré le manque de concret.
Concernant Bitcoin, la baisse des prix a réduit les frais de transaction et la surcharge du réseau. La mempool est moins remplie, avec seulement trois transactions par seconde en moyenne. Plus de 80% des transactions sont inférieures à 0,01 Bitcoin, contre 44% en 2023. Le réseau semble désert, ce qui est avantageux pour les petits propriétaires.
Cependant, cette situation a fait des victimes, comme le réseau de deuxième couche Botanic. Malgré l'absence de piratage, la concurrence, notamment hyperliquides, les a contraints à annoncer la fermeture définitive de leur réseau pour le 9 juillet.
Aux États-Unis, cinq agences gouvernementales, dont la Réserve Fédérale, veulent imposer aux émetteurs de monnaie stable de vérifier l'identité de leurs clients directs. Cette règle ne concernerait que les institutionnels. Michael Bar, un gouverneur de la Fed, souhaiterait étendre cette obligation aux échanges directs entre particuliers, mais cette idée semble peu probable. Le Clarity Act, concernant la régulation des cryptos, peine à avancer, prolongeant l'incertitude législative.
En Europe, à partir du 1er juillet, les plateformes d'échange crypto sans licence MiCA devront fermer leurs portes aux clients européens. Moins de 300 plateformes sur plusieurs milliers ont obtenu cette autorisation. Le PDG d'OKX a critiqué la complexité des règles MiCA, qui créent un labyrinthe pour les plateformes, favorisant celles qui ignorent les lois et pénalisant les petites plateformes locales. OKX Europe et Bit Panda sont déjà conformes à la loi MiCA.
Passons aux affaires criminelles. Le procès du soldat américain ayant parié sur Polymarket aura lieu le 7 décembre. En Corée du Sud, le PDG de Bithumb est accusé de corruption pour avoir échangé une assistance législative contre des postes pour le fils d'un député. Il risque 5 ans de prison. Un réseau de blanchiment d'argent de 11 millions de dollars a été démantelé, avec l'arrestation de 56 personnes. L'argent sale, issu de phishing et d'arnaques, transitait par la Corée via la blockchain et l'USDT.
En France, les kidnappings et agressions de détenteurs de crypto continuent. À Nancy, un suspect a été arrêté après l'agression d'un couple par de faux policiers, suite à la fuite de données de Waltio. À Marseille, quatre hommes ont été arrêtés pour avoir séquestré deux femmes dont un proche possédait des cryptos. Ces exécutants sont souvent recrutés sur Telegram.
Plus surprenant, un laboratoire de méthamphétamine a été découvert près d'Albi, avec 28 kg de poudre, du matériel de fabrication, des téléphones spécialisés, 40 000 € en liquide et de la crypto. Une autre saisie à proximité a révélé 22 kg de cannabis et de la cocaïne.
Enfin, un policier de 36 ans à Courbie a été arrêté pour avoir vendu des accès aux fichiers de police à un réseau de blanchiment d'argent ayant manipulé plus de 300 millions d'euros. Le gain dérisoire de 7 000 € pour 150 € par fiche, et son excuse "Je faisais ça de bon cœur", sont consternants.