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Ben, Guy de Coinb et Rob de Digital Assa News discutent des dernières actualités du cryptoverse. Ben félicite Rob pour son cinquième enfant, faisant remarquer qu'il a désormais une équipe de basket complète.
La discussion débute avec des mises à jour sur le "Clarity Act". Guy explique qu'il y a eu des progrès, avec un vote de 15 contre 9 au sein du Senate Banking Committee. Deux Démocrates ont voté en faveur, mais ont précisé que ces votes ne garantissaient pas leur soutien lors du vote final au Sénat. Le principal point de blocage concerne les dispositions éthiques : les Démocrates sont réticents à voter le projet de loi s'il n'inclut pas de clauses empêchant les politiciens, comme le président, de tirer profit directement de l'industrie qu'ils sont censés réglementer. La famille Trump aurait en effet gagné des milliards grâce aux cryptomonnaies depuis que Trump a repris ses fonctions. Inversement, Trump aurait indiqué qu'il ne signerait pas le projet de loi si des dispositions éthiques y étaient incluses. Une tentative de contournement est en cours pour insérer un langage éthique sans cibler personnellement le président.
Un autre point de friction concerne le rendement des stablecoins. Un compromis semblait avoir été trouvé, permettant aux stablecoins d'offrir des rendements sur les soldes actifs (utilisés en DeFi, par exemple), mais pas sur les soldes passifs. Cependant, les banques semblent toujours hésitantes sur ce point. Le temps presse, avec le congé d'août et l'objectif de la Maison Blanche de faire signer le projet de loi le 4 juillet pour le 250e anniversaire des États-Unis. Les élections de mi-mandat, qui pourraient changer la composition du Sénat, ajoutent également à l'urgence. Guy estime que l'issue sera "très serrée".
Ben rappelle que beaucoup pensaient que le Clarity Act passerait en janvier 2026, évitant ainsi un marché baissier. Il note que le projet est constamment repoussé et pourrait potentiellement passer au quatrième trimestre, coïncidant avec un possible creux pour Bitcoin.
Rob exprime sa frustration face à la situation du Clarity Act, soulignant qu'il est "déprimant" que le président ne puisse s'engager à ne pas profiter d'une industrie libre pour que le projet de loi passe. Il fait référence à des "rugpulls" liés à des "Trump coin" et à des problèmes avec World Liberty Financial, ainsi qu'à des poursuites judiciaires contre Justin Sun, illustrant selon lui une triste réalité où l'industrie apprend rapidement que "être pro-crypto" et "extraire le maximum des cryptos" sont deux choses très différentes.
La conversation se tourne ensuite vers la question de savoir si nous sommes dans une période de "sell in May and go away" (vendre en mai et partir). Rob recommande de prendre des bénéfices en cours de route. Il mentionne avoir investi dans Tron, qui a augmenté de plus de 30 % sur l'année, et suggère que c'est un bon moment pour prendre des bénéfices, citant des problèmes géopolitiques (l'inculpation de Raul Castro, la situation à Cuba) et la nomination de Kevin Worsh à la présidence de la Fed. Rob pense personnellement que le Clarity Act ne passera pas. Il se montre plus haussier sur l'électricité et les infrastructures pour l'IA, qu'il considère comme une industrie à examiner attentivement. Il critique les conseils de Michael Saylor de ne jamais vendre, en faisant remarquer qu'il a ensuite nuancé ses propos.
Guy est d'accord pour dire qu'une correction est "très probable" si le Clarity Act échoue, car de nombreux espoirs y sont fondés. Il a lui-même pris des bénéfices sur Hyperliquid, un projet crypto qui a été "très fort", tout comme Zcash et le token Venice. Il reconnaît que le marché crypto n'est pas aussi "moribond" qu'il y a peu, avec des opportunités de profit. Il réitère qu'une correction est probable si le Clarity Act ne passe pas, et que prendre des bénéfices peut être une bonne opportunité pour ceux qui ont des besoins financiers. Pour les autres, il suggère de "tenir bon" et d'attendre de voir l'évolution du Clarity Act et du marché.
Ben s'interroge sur le Clarity Act, qui est constamment repoussé, et se demande s'il ne sera pas utilisé comme levier autour des élections de mi-mandat. Il aborde ensuite l'inflation, notant que quelques altcoins ont bien performé, mais que l'histoire montre qu'ils finissent par saigner face à Bitcoin, souvent en raison d'une politique monétaire plus stricte qui pousse les actifs à risque vers des actifs moins risqués. Il constate que l'inflation semble repartir à la hausse, ce qui coïncide avec une faiblesse des altcoins et de Bitcoin.
Rob attribue principalement l'inflation aux prix du pétrole, qui est un facteur fondamental pour le transport de toutes les marchandises. Il estime que tant qu'il n'y aura pas de résolution aux problèmes géopolitiques, les prix resteront élevés. Il se demande si des hausses de taux résoudront vraiment le problème si la cause sous-jacente n'est pas traitée. Il mentionne l'arrivée de Kevin Worsh à la présidence de la Fed, qui a souligné la nécessité d'utiliser des données en temps réel plutôt que des enquêtes obsolètes pour évaluer l'inflation. Il suggère que des données plus précises sur des millions de points de données, comme les loyers immobiliers, pourraient révéler une inflation pire que prévu. Rob pense que Worsh a obtenu ce poste parce qu'il a rencontré le président, qui souhaite des taux plus bas. Il sera intéressant de voir si Worsh suivra les désirs du président ou les données.
Guy partage la conviction que des hausses de taux sont à venir. Il a lu que les effets de la crise d'Ormuz et de la guerre en Iran n'ont pas encore été pleinement ressentis, mais qu'ils sont imminents et entraîneront des pénuries généralisées. Les réserves stratégiques, notamment aux États-Unis, s'épuisent, et le détroit d'Ormuz reste fermé, étranglant les flux. Ces pénuries d'huile, de produits pétroliers comme le naphta et les engrais, entraîneront un pic d'inflation. Guy souligne que l'inflation galopante est le pire scénario. Il pense que Kevin Worsh, en remplaçant Jerome Powell, voudra éviter de sous-estimer l'inflation comme Powell l'a fait au début de la pandémie en la qualifiant de "transitoire". Par conséquent, face à la montée de l'inflation due aux pénuries, la seule option sera d'augmenter les taux. Il note que Trump, ayant initié la situation avec l'Iran, n'aura personne d'autre à blâmer. Ben ajoute que c'est comme se tirer une balle dans le pied, en réclamant des taux bas tout en provoquant une guerre au Moyen-Orient et en imposant des tarifs douaniers qui augmentent artificiellement les prix.
Ben souligne que les prix élevés de l'essence mettent du temps à être ressentis par les consommateurs, mais qu'après des mois, des tensions apparaissent et peuvent faire basculer les cycles économiques.
Rob donne des nouvelles du marché immobilier. Il explique que la situation dépend beaucoup de la localisation. En Floride, par exemple, la demande reste forte. Cependant, il ne prévoit pas d'acheter de nouvelles propriétés actuellement en raison de la hausse des taux d'intérêt (plus de 6 %). Les prix restent élevés dans certaines zones. Il surveille les locations à court terme, qui sont un bon indicateur de la capacité des gens à voyager. Bien que ses propriétés à Porto Rico et au Texas aient été pleines jusqu'à présent, il anticipe un ralentissement pendant la basse saison à Porto Rico et a déjà constaté un léger déclin. Il prédit que la hausse des prix du carburant et des produits de base (comme le lait à 5 dollars le gallon) finira par affecter la capacité des gens à prendre des vacances, ce qui aura un impact sur tout. Il observe que peu de gens achètent et beaucoup vendent, mais cela dépend toujours de la région.
Ben note que l'industrie crypto traverse une période d'apathie, contrastant avec l'euphorie des marchés de l'IA. Il suggère que tant que le battage médiatique de l'IA se poursuit, cela pourrait être négatif pour les cryptos à court terme, car les actions de l'IA soutiennent le reste du marché, ce qui maintient les prix des actifs élevés et réduit la nécessité de baisser les taux. Il compare cela à la façon dont Bitcoin a longtemps soutenu le marché des altcoins, jusqu'à ce qu'il entre en marché baissier, révélant la faiblesse des altcoins.
Concernant les rendements des obligations à 5 et 30 ans, ils augmentent, approchant ou dépassant les niveaux d'octobre 2023. Il est possible que nous entrions dans une période où les taux d'intérêt restent élevés, après 30 ou 40 ans de baisse. Dans un tel scénario, les actifs plus risqués et les "entreprises zombies" seraient les plus touchés. Rob se demande si ce ne serait pas une bénédiction de voir certaines de ces entreprises et altcoins disparaître, permettant une "purification". Il cite Dalio : "Le cash est une poubelle jusqu'à ce qu'il y ait un crash". Il souligne que dans les années de mi-mandat, le cash est souvent roi par rapport aux cryptos, bien que les actions énergétiques et parfois le S&P 500 puissent bien performer.
À la question de savoir si l'or surperformerait Bitcoin cette année, Guy et Ben pensent que oui. L'or a déjà surperformé et pourrait continuer, soutenu par les achats des banques centrales. Ben ajoute que l'or a tendance à toucher le fond en été et à remonter dans la seconde moitié des années de mi-mandat, ce qui pourrait entraîner une vente de Bitcoin contre l'or. Il estime que Bitcoin devrait baisser de 40 % par rapport à l'or pour retrouver ses niveaux de 2022, ce qui, bien que "fou", est déjà arrivé à la plupart des autres cryptos.
Quant à savoir si l'énergie a atteint son sommet, Ben ne le pense pas. Historiquement, l'énergie atteint son sommet bien après le marché boursier, parfois 6 à 12 mois plus tard. Tant que le marché boursier atteint de nouveaux sommets