
Bonus – Comment changer les choses si manifester ne sert à rien ?
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Bonjour et bonsoir à tous. La question posée est comment changer les choses sans manifester, car les manifestations actuelles sont souvent floues, sans revendications claires, et débouchent sur des confrontations inutiles avec les forces de l'ordre et une récupération médiatique négative. Ces manifestations servent surtout à donner du pouvoir à ceux qui les manipulent.
Pour changer la situation, il faut d'abord poser un diagnostic clair. La gauche actuelle blâme des figures politiques comme Macron, mais le problème est plus large, lié à la mondialisation. Il faut donc remettre en cause un cadre économique plus vaste pour pouvoir agir sur les conséquences subies par les gens.
Une fois le diagnostic posé, il faut formuler des revendications cohérentes et précises. Par exemple, pour le Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC), il ne suffit pas de le réclamer. Il faut rédiger un texte de loi prêt à être appliqué, non amendable, pour contourner la démocratie représentative qui rend ces procédures inutiles.
Pour forcer l'application de ces textes, il faut des moyens d'action qui évitent les rassemblements de masse. Des petites unités mobiles décentralisées peuvent bloquer des points névralgiques pendant de courtes périodes, se déplaçant constamment pour dérouter les forces de l'ordre. Ces actions, organisées via une application, éviteraient le pillage car les participants sont peu nombreux et se dispersent rapidement.
Une autre méthode serait la grève de la consommation, une idée que la gauche n'apprécie pas. Pour cela, il faut d'abord du temps pour élaborer le texte de loi et faire de la pédagogie. Ensuite, il faut stocker des provisions pour tenir un mois, deux mois, voire trois. Pendant cette période, les gens iraient travailler mais ne consommeraient pas, créant un manque à gagner pour les entreprises. Le travail au ralenti, la "grève perlée", serait aussi une option.
Cette stratégie de grève de la consommation, combinée à des blocages ciblés, pourrait paralyser l'économie en une semaine ou deux, obligeant les entreprises à réagir. Contrairement aux manifestations, il n'y a pas de pilleurs, et les gens continuent d'aller travailler mais sans produire. L'idée est de faire pression en refusant de participer au système actuel, demandant une démocratie plus directe.
Cela permettrait d'exiger un référendum sur un texte précis, sans amendements, décidé par les citoyens. Cette approche évite la récupération politique, les manipulations, les pilleurs, et les violences policières.
Il est mentionné que la grève de la consommation serait une réponse à l'inflation et que la gauche, souvent composée de consommateurs frustrés, ne la soutiendrait pas. L'idée de la grève de la consommation est présentée comme une alternative plus efficace que la grève de production, qui est plus facilement réprimée.
La critique porte également sur la gauche anticapitaliste, vue comme étant composée de citadins pauvres frustrés par la consommation. Leur anticapitalisme serait conditionné par leur pauvreté et disparaîtrait s'ils devenaient riches. La campagne est opposée à la ville, où la sociabilité est conditionnée par l'argent, contrairement à la campagne où les interactions sont plus libres.
L'idée de Céline sur le désir des gens de devenir bourgeois est évoquée, ainsi que le soutien populaire aux Gilets Jaunes malgré les blocages. Une paralysie complète de l'économie par une grève de la consommation massive est présentée comme un moyen d'imposer ses règles.
Enfin, le discours oppose cette approche à celle de la gauche, qui proposerait de "réguler la racaille" pour faire une "révolution bolchevique", ce qui est jugé absurde. La majorité des gens voudraient des améliorations concrètes, pas une expropriation totale.