
Pédocriminalité Suisse. Partie 3 : L'Affaire Epstein
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Ce documentaire, le troisième d'une série d'enquêtes, révèle le rôle crucial et souvent dissimulé de la Suisse dans les activités criminelles de Jeffrey Epstein. L'auteur souligne que cette investigation, malgré des années de tentatives, n'a jamais été publiée par les journalistes suisses à qui elle avait été confiée, certains allant même jusqu'à attaquer l'auteur. Cette vidéo s'inscrit dans la charte Dominique, qui prône que le vrai journaliste, le journaliste citoyen, doit révéler la vérité au public, quels que soient les risques personnels. Des exemples comme Julian Assange, Edward Snowden et John Kiriakou illustrent les lourdes conséquences pour ceux qui osent exposer la vérité, y compris en Suisse où un lanceur d'alerte a été condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir dénoncé la criminalité des banques suisses.
Dans la première partie de cette série, il a été révélé que la Radio Télévision Suisse (RTS), une multinationale financée par le contribuable, avait hébergé au moins six pédocriminels organisés. La presse suisse a minimisé ces faits, les qualifiant de "hasard statistique", une argumentation que l'auteur réfute en comparant la situation à d'autres multinationales suisses comme Nestlé. La deuxième partie avait mis en lumière que le pédocriminel suisse est huit fois plus représenté que l'allemand dans la pédocriminalité internationale et le tourisme sexuel.
L'auteur insiste sur les risques personnels et l'absence de revenus liés à la production de ces documentaires, qui génèrent uniquement des "emmerdes" et des tentatives de "character assassination". Il compare la presse suisse à la presse japonaise, qui, bien que parfois obligée de fuiter des informations à l'étranger, les reprend ensuite, contrairement à la presse suisse qui étouffe les affaires.
La troisième partie se concentre sur l'affaire Epstein, affirmant que la Suisse était la véritable base opérationnelle d'Epstein en Europe, et non Paris ou Londres. Epstein n'était pas seulement un pédocriminel et trafiquant d'enfants, mais aussi un fraudeur financier d'envergure. La Suisse, étant une capitale mondiale du crime financier, a joué un rôle central dans ses activités. L'auteur soutient que la Suisse est complice en termes de fourniture de moyens, de réputation et de prestige, même après la condamnation d'Epstein pour pédocriminalité aggravée aux États-Unis. Il dénonce le système bancaire suisse qui, selon une blague courante, est indulgent envers les criminels fortunés.
Le document accuse la Suisse de négationnisme face à la pédocriminalité organisée, la comparant au refus de J. Edgar Hoover de reconnaître l'existence de la mafia. Pour la Suisse, la pédocriminalité organisée n'existe pas, et les cas comme les six pédophiles de la RTS ou le soutien apporté à Epstein sont réduits à des "hasards statistiques". L'auteur met en avant la version officielle suisse qui nie toute organisation et attribue à la chance la surreprésentation des pédocriminels suisses à l'international.
Les données sont pourtant disponibles, notamment via gmail.org, qui a organisé les courriels du compte "Jeffrey Epstein Vacation". Epstein aurait représenté la branche suisse des Rothschild, considérée comme les "moutons noirs" de la famille, impliqués dans des affaires douteuses. L'auteur, s'appuyant sur des mémos, les fichiers Epstein, et des communiqués officiels, affirme que la Suisse n'a pas seulement servi de décor, mais a fourni les comptes, les banques, les interlocuteurs, les lieux et une inertie institutionnelle qui a rendu l'entreprise Epstein plus durable, opaque et socialement acceptable. La Suisse a rendu un criminel contre l'humanité "fréquentable".
Trois niveaux de complicité sont identifiés :
1. **La Suisse bancaire :** Des comptes privés sont rattachés à Epstein après sa condamnation de 2008, notamment trois chez HSBC Private Bank Suisse. La banque Edmond de Rothschild et sa dirigeante Ariane de Rothschild ont entretenu une relation professionnelle et personnelle intense avec Epstein de 2013 à 2019, après sa condamnation. UBS aurait servi Ghislaine Maxwell pendant des années, déplaçant même des fonds après l'arrestation d'Epstein.
2. **La Suisse territoriale :** Genève et son aérogare étaient des lieux privilégiés pour les déplacements d'Epstein. Zurich était un point d'origine pour des propositions de jeunes femmes, désignées comme "assistantes". Verbier et Montreux étaient des lieux de séjour. L'auteur rappelle que la police suisse n'a rien trouvé à redire, et que la Suisse a également protégé Polanski et Gonia.
3. **La Suisse réglementaire :** Les propres textes de la FINMA imposent des devoirs de diligence aux intermédiaires financiers. Or, des institutions comme Rothschild Bank AG, HSBC Private Bank Suisse SA, Credit Suisse Service AG et UBS ont été associées à des "manquements graves" ou à des "conduites de dissimulation active", ce qui les rendrait passibles de poursuites aux États-Unis.
Ces manquements répétés invalident toute défense basée sur l'accident isolé. La Suisse doit être qualifiée de facilitatrice. Le dossier démontre que la Confédération a fourni au réseau Epstein l'infrastructure nécessaire à un trafic sexuel transnational : argent, secret, mobilité, statut et silence. Les victimes pourraient ainsi demander des réparations à la Suisse.
L'entreprise Epstein avait besoin non seulement de victimes et d'avions, mais aussi de banques, d'avocats, d'intermédiaires, de lieux pour loger et former des femmes, et de salons où paraître respectable, ce que la Suisse a fourni après sa condamnation. Ce n'est pas une question de présomption d'innocence, mais de soutien post-condamnation.
Une chronologie détaillée des faits est présentée :
* **1996 :** La Suisse devient une base d'opérations pour Epstein.
* **1996-1997 :** Les plans de vol d'Epstein impliquent Genève.
* **2008 :** Condamnation d'Epstein en Floride pour infractions sexuelles sur mineur. Toute banque sérieuse aurait dû le traiter comme un client à risque extrême.
* **2013-2019 :** Relation suivie entre Epstein et Ariane de Rothschild, dirigeante d'une banque privée suisse, avec échanges professionnels et personnels, même après sa condamnation publique.
* **2013-2015 :** Epstein est impliqué dans des questions juridiques et stratégiques sensibles concernant Edmond de Rothschild. Un projet de contrat de 25 millions de dollars est rapporté.
* **Décembre 2015 :** Le DOJ annonce un accord avec Edmond de Rothschild Suisse pour avoir aidé des clients américains à dissimuler des actifs.
* **2015-2016 :** Epstein détient trois comptes chez HSBC Private Bank en Suisse.
* **Octobre 2016 :** Un courriel propose à Epstein une "assistante" à Zurich, terme utilisé pour des jeunes femmes exploitées.
* **2017-2018 :** Références à Ariane de Rothschild dans des documents opérationnels d'Epstein.
* **Juillet 2018 :** La FINMA constate que Rothschild Bank AG a gravement enfreint les règles suisses anti-blanchiment.
* **2018-2019 :** Karina Schouliak, proche d'Epstein, s'inscrit à l'Institut Villa Pierrefeu à Glion Montreux, payée par une entité liée à Epstein, sous recommandation d'Ariane de Rothschild.
* **Juillet 2019 :** Au moment de l'arrestation d'Epstein, Schouliak est en Suisse et il lui est conseillé d'y rester.
* **2019-2020 :** UBS gère jusqu'à 19 millions de dollars pour Ghislaine Maxwell et déplace des fonds après l'arrestation d'Epstein.
* **Juin 2024 :** La FINMA établit que HSBC Private Bank Suisse a gravement violé le droit des marchés financiers et ses obligations anti-blanchiment.
* **Mai 2025 :** Credit Suisse Service AG admet avoir conspiré pour cacher plus de 4 milliards de dollars au fisc américain.
L'auteur dénonce le fait que la Suisse a moins bien traité Jacques Baud, un "héros de son service de renseignement", que Jeffrey Epstein. Il rappelle également que la Suisse a gelé les actifs russes mais n'a jamais gelé ceux d'Adolf Hitler.
Le dossier démontre une "aide de fait" (aiding and abetting) de la part de l'État suisse et de sociétés privées suisses, qui ont fourni à Epstein des moyens rendant son fonctionnement criminel plus facile. Sans cette infrastructure (comptes, relations, conseils, voyages, hôtels, formation, absence de réaction rapide), l'entreprise Epstein aurait été plus coûteuse, visible et fragile. La Suisse l'a fait pour l'argent, mais aussi en raison d'une structure qui favorise la pédocriminalité organisée.
L'imputation à la Suisse est double : elle vise les institutions privées suisses et l'État régulateur. L'auteur anticipe les défenses habituelles : "relations sociales" (faux, car il s'agit de conseils stratégiques et de rémunérations massives), "absence de connaissance des crimes" (faux, car le risque était visible après 2008), "entités privées" (insuffisant, car le système financier est autorisé et surveillé par la Confédération), "décisions Finma et DOJ portent sur d'autres affaires" (ces affaires démontrent la répétition des manquements), et "aucune demande d'entraide judiciaire américaine" (faux et n'exclut pas une enquête suisse).
L'auteur exige des mesures d'enquête immédiates : tous les KYC, les évaluations de risque, les fichiers des bénéficiaires effectifs, les revues de réputation concernant Epstein et ses entités, tous les comptes et contrats bancaires détenus en Suisse ou par des filiales suisses, tous les signalements MROS et décisions de non-signalement, toute correspondance entre Edmond de Rothschild et Epstein, les registres d'aéroports suisses, les dossiers de l'Institut Villa Pierrefeu, les communications des autorités suisses avec d'autres pays, et une revue indépendante par la FINMA.
En conclusion, l'auteur affirme que la Suisse a cessé d'être un simple pays de passage pour devenir un "multiplicateur de puissance" pour le réseau Epstein. Elle a fourni la confidentialité, les liquidités, le prestige, la mobilité et l'absence de questions nécessaires au crime organisé de haut niveau. La Suisse est accusée d'être une facilitatrice de fait (aiding and abetting) d'un crime contre l'humanité.
L'auteur dresse une liste exhaustive des chefs d'accusation qui auraient pu être retenus en droit suisse contre le réseau Epstein et les banques complices, mais "aucun n'a été retenu, pas un, zéro". Ces chefs incluent la participation et l'omission, l'exploitation sexuelle, le soutien à une organisation criminelle, le blanchiment d'argent, et la gouvernance bancaire déloyale. Il souligne l'absence d'enquêtes pour gestion déloyale ou faux dans les titres concernant Jeffrey Epstein en Suisse, malgré les preuves accablantes.
Enfin, il énumère les personnes et entités qui auraient dû être mises sous enquête, comme UBS, HSBC Private Bank, Edmond de Rothschild, Julius Bär, et les comités de conformité des banques. Il rappelle que Ghislaine Maxwell n'a pas été mise sous enquête en Suisse en 2019, alors que lui-même l'a été la même année. Il conclut que la justice suisse n'a rien fait de tout cela, laissant les faits se disperser sans aucune enquête.