
Joe Rogan Experience #2496 - Julia Mossbridge
AI Summary
Julia Mossbridge, scientifique spécialisée en neurosciences cognitives et en informatique, explore les capacités humaines exceptionnelles, comme la précognition. Elle s'intéresse à la manière dont le temps fonctionne dans le cerveau humain et à des phénomènes tels que la prédiction d'événements futurs. Elle souligne que ces capacités, souvent perçues comme exceptionnelles, sont en réalité latentes chez beaucoup de personnes et peuvent être développées.
Bien que scientifique, Julia exprime une frustration face au monde académique qui tend à ignorer ou à supprimer activement ces sujets. Elle a publié des articles dans des revues à comité de lecture qui n'apparaissent pas sur Google Scholar, contrairement à d'autres articles des mêmes revues. Cette résistance l'a poussée à quitter l'académie pour se concentrer sur la création et l'application concrète de ces connaissances. Elle estime que ces capacités sont utiles si elles ne sont pas considérées comme honteuses ou ridicules par la culture.
Joe Rogan, l'hôte du podcast, perçoit Julia comme une personne sensible et une excellente auditrice, capable de cartographier le monde à travers diverses perspectives. Il s'interroge sur l'évolution de la culture vis-à-vis de ces capacités. Julia pense que des conversations ouvertes, comme celles disponibles en ligne, permettent une meilleure compréhension de nombreux sujets, au-delà des médias traditionnels, et aident à surmonter les préjugés et l'ego qui peuvent faire obstacle à l'acquisition de nouvelles informations. Rogan souligne que l'internet a démocratisé l'accès à l'information et encouragé la discussion sur des sujets autrefois tabous, comme les ovnis ou les capacités psychiques, sans la peur d'être ridiculisé. Il se décrit lui-même comme une "antenne" pour ces discussions, n'ayant pas peur de paraître fou.
Julia partage cette vision, rappelant son professeur de biologie qui encourageait la curiosité enfantine, similaire à celle d'Einstein, faite d'émerveillement et d'incertitude. Elle critique la pression académique à suivre des lignes de pensée établies pour obtenir des financements et avancer dans sa carrière, ce qui étouffe la véritable découverte. Elle a été conseillée de retirer ses travaux sur le "psychique" de son CV, ce qui l'a éloignée de l'académie, qu'elle juge trop lente et réticente au changement.
La peur d'être ridicule est un thème central. Julia, issue d'une famille excentrique, n'a pas cette peur. Rogan ajoute que les personnes intelligentes et bienveillantes sont ouvertes aux idées qui peuvent sembler folles, car elles sont prêtes à explorer des sujets obscurs sans se soucier du stigmate. Le phénomène des ovnis a été plus facilement accepté par le grand public que le monde psychique, bien que ce dernier ait été étudié par les services de renseignement depuis les années 50.
Ils discutent de la polarisation politique et de la tendance des deux camps à vouloir avoir raison ou à prouver leur intelligence, ce qui entrave la découverte et la résolution des problèmes. Julia souligne que ces idéologies, souvent rigides, ressemblent à des cultes, où la déviation est punie par l'exclusion. L'académie, selon elle, présente des dynamiques similaires, ce qui est perturbant pour des lieux censés rechercher la vérité.
Le problème de l'ego humain est mis en avant, en particulier chez les experts qui exigent le respect inconditionnel et rejettent toute remise en question. Rogan et Julia critiquent cette arrogance, qui nuit à la communication et à la compréhension. Ils prônent l'humilité, surtout face à la complexité de l'esprit humain. Rogan, en tant qu'hôte de podcast, bénéficie d'une exposition à une grande diversité de pensées, ce qui enrichit sa compréhension du monde.
Julia suggère que la tendance masculine à vouloir être "alpha" et à dominer les conversations est souvent liée à l'insécurité. Elle voit l'écoute comme un trait profondément féminin, lié à l'humilité. Rogan pense plutôt que la curiosité est le moteur de l'écoute, indépendamment du genre, mais admet que la pression sociale sur les hommes pour être "alpha" peut entraver leur capacité d'écoute. Ils conviennent que l'immaturité émotionnelle et le désir de prouver son intelligence sont des obstacles à des conversations authentiques.
Rogan mentionne que les arts martiaux, en forçant à l'humiliation et à l'auto-évaluation objective, aident à surmonter l'insécurité. Julia compare cette expérience à celle d'obtenir un doctorat, où l'on réalise que l'on n'est pas la personne la plus intelligente. Ils critiquent l'idée culturelle selon laquelle l'intellect prime sur la personnalité, rappelant un scientifique arrogant dont le comportement a gâché la valeur de ses informations. Pour eux, l'amour et la connexion humaine sont plus importants, car ils permettent une véritable communication.
La conversation dérive sur la recherche du bonheur, la nature humaine et l'absence de "manuel d'utilisation" pour l'esprit. Julia différencie le cerveau (l'organe physique) de l'esprit (la pensée, l'émotion), ce dernier étant encore très mystérieux. L'absence de guide pour l'esprit humain pousse les gens vers des cultes ou des solutions simplistes.
Julia partage une expérience personnelle de naissance et de mort, qu'elle décrit comme des "réinitialisations" psychédéliques qui nous reconnectent à l'essentiel, loin des préoccupations de domination et d'insécurité. Rogan suggère que les activités physiquement exigeantes, comme le yoga, peuvent vider l'esprit et nous permettre d'être simplement. Julia ajoute que l'accouchement, pour les femmes, est une expérience similaire de dépassement de soi, comparable à un entraînement intensif. Ces expériences difficiles, qu'il s'agisse de sports d'équipe, de musique ou d'arts martiaux, nous sortent de notre tête et nous aident à mieux nous comprendre.
Julia révèle que ses propres expériences précognitives, remontant à l'enfance, l'ont amenée à étudier ces phénomènes. Elle a fait un rêve très spécifique à 7 ans, où elle a prédit la perte de la montre d'une amie sur une aire de jeux. Ses parents ont eu des réactions différentes : son père, physicien, a parlé de coïncidence, tandis que sa mère, thérapeute, l'a encouragée à tenir un journal de rêves. Julia a continué à avoir des expériences similaires, y compris des phénomènes étranges comme la foudre en boule dans leur maison, que son père a refusé d'expliquer. Elle a dû "compartimenter" ces expériences pour poursuivre une carrière scientifique, mais son intérêt pour la nature du temps est resté, la ramenant finalement à la précognition.
Elle a contacté Dean Radin, chercheur en parapsychologie, qui lui a conseillé de terminer son doctorat dans un domaine "conventionnel" avant d'explorer ces sujets. C'est ce qu'elle a fait, étudiant le système auditif tout en menant des recherches sur le "psychique" en parallèle. Elle a mené une expérience sur le "pressentiment", montrant des changements physiologiques (conductance cutanée, rythme cardiaque) avant des événements aléatoires. Elle a observé une différence de genre notable : les hommes montraient une excitation physiologique accrue avant de "gagner" une tâche de devinette, tandis que les femmes réagissaient moins intensément. Elle attribue cette différence à des facteurs culturels, comme l'importance de la "victoire" chez les hommes, potentiellement liée à des instincts de survie tribaux.
Ils se demandent si ces capacités psychiques sont en déclin ou si elles ont été atrophiées par le langage. Julia pense qu'elles sont toujours présentes, mais que le langage les supprime. Elle cite une étude où des patients ayant subi un AVC dans une zone spécifique du cerveau (zone frontale orbitale gauche) montraient une meilleure capacité psychique à déplacer un curseur sur un écran, suggérant que cette zone inhibe normalement ces capacités. La stimulation magnétique transcrânienne, qui diminue l'activité de cette zone, a produit des résultats similaires chez des personnes saines.
Julia émet l'hypothèse que les enfants autistes non-verbaux pourraient avoir un accès accru à ces capacités, car leur zone du cerveau liée au langage est moins activée. Elle travaille avec une équipe qui étudie la télépathie chez ces enfants. Elle raconte l'histoire d'un élève non-verbal qui a décrit un "ciel magnifique" alors qu'il était censé recevoir une vidéo en télépathie, sans que personne d'autre ne connaisse la cible. Il a également suggéré l'idée de "claquer un ballon de plage" pour se concentrer sur la bonne ligne temporelle lors des essais de télépathie, une idée reprise par un autre élève sans communication verbale. Ces enfants semblent être dans une "conversation" constante, ce qui rend le monde physique plus difficile à appréhender.
Julia partage des expériences personnelles avec ces enfants, comme un rêve où un élève lui a "envoyé" un "globe prérévolutionnaire avec quatre étoiles tournant lentement", ce qu'il a confirmé le lendemain. Un autre élève a lu dans ses pensées, mentionnant une comète (Threeey Atlas) qu'elle était en train de "voir à distance" pour un ami, et même le nom de son beau-fils ou le nom d'un médicament pris par sa belle-mère. Ces incidents suggèrent une communication télépathique et précognitive.
Le fait que ces enfants autistes non-verbaux communiquent avec des "personnes décédées" ou des "magistrats du 16e siècle" soulève des questions sur la nature de la conscience et de la réalité. Julia estime qu'ils ne font pas de distinction entre les vivants et les morts, et reçoivent des informations contemporaines de personnes décédées. Cela remet en question notre compréhension linéaire du temps et de la conscience.
Julia et Joe discutent de la théorie du "substrat informationnel" qui sous-tendrait toute la réalité physique, contenant toutes les informations du début à la fin de l'univers. Julia pense que les capacités psychiques, comme la précognition, sont des preuves que le temps n'est pas linéaire et que l'information peut "fuir" du futur vers le passé. Elle relie cela au concept des "Archives Akashiques", une bibliothèque cosmique de tous les événements, pensées et intentions passés, présents et futurs potentiels.
Elle propose de penser au temps comme un paysage que l'on peut survoler en avion, plutôt que de le parcourir à pied de manière linéaire. Cela permettrait d'accéder à des informations de différentes époques. Elle fait le lien avec la physique quantique, où les particules subatomiques existent en superposition et sont non-locales. Elle pense que la conscience est également connectée de manière "étrange" à ces phénomènes.
Julia critique l'approche actuelle de l'informatique quantique, qui tente de "forcer" des particules uniques à se comporter de manière prévisible dans des systèmes super-refroidis, alors que la nature (comme une feuille faisant la photosynthèse) utilise l'informatique quantique à température ambiante avec des groupes de photons. Elle suggère que les photons pourraient être un lien entre l'esprit et la matière, étant des particules bosoniques sans masse qui peuvent exister au même endroit au même moment.
Elle explique l'expérience de la double fente, où une seule particule semble traverser les deux fentes à la fois, montrant une non-localité dans l'espace. Julia a répliqué cette expérience en montrant que l'interférence se produit aussi dans le temps : les photons peuvent interagir avec des photons futurs. Cette découverte pourrait révolutionner l'informatique quantique en permettant des calculs à température ambiante avec des groupes de photons.
L'effet de l'observateur dans la double fente, où l'observation modifie le comportement des particules, est interprété par Julia comme une interaction entre l'esprit et l'esprit. Si les photons se comportent comme l'esprit, alors l'esprit qui observe le photon modifie le comportement du photon.
Ils abordent la question de l'existence extraterrestre, mais