
Sarah VALOGNES réconcilie psychologie et spiritualité pour transmuter les blessures intérieures
AI Summary
Sarah Valogne, psychologue et thérapeute, partage son parcours de vie atypique, marqué par une quête profonde de soi et des expériences spirituelles transformatrices. Dès son enfance, elle se sentait déjà "câblée" pour l'archéologie, non pas au sens littéral, mais comme une recherche des éléments du passé pour les assembler à sa manière. Cette inclination à faire émerger ce qui est enfoui est restée une constante dans sa vie.
Elle n'a jamais douté de sa légitimité en tant qu'individu, bien qu'elle ait eu du mal à composer avec sa propre singularité et puissance. Contrairement à de nombreux thérapeutes qui connaissent le syndrome de l'imposteur, Sarah a toujours été poussée par une force intérieure puissante qui la guidait. Son chemin n'a pas été linéaire ; elle a dû emprunter des détours pour apprendre à accueillir pleinement l'énergie avec laquelle elle est venue au monde. Sa difficulté majeure n'a pas été de se chercher, mais de se rencontrer, de comprendre son essence profonde.
Sarah décrit un féminin "néant" dans son histoire familiale, un féminin dégradé, au point mort, ayant oublié sa véritable nature et son potentiel. Elle a grandi "de travers, tordue, malmenée", mais cette matière a été pour elle une opportunité à transmuter. Elle ne considère pas qu'on "sort" de ces expériences, mais qu'on les transmute, on les transforme. Son travail a été de se souvenir de qui elle est vraiment, de voir le chaos comme une opportunité. Pour elle, il est indispensable de retourner dans le souvenir, non pas seulement mnésique, mais d'écouter ce que le corps a engrammé, car c'est lui qui effectue le travail de transmutation. Elle guide ses patients à travers ce processus, les aidant à nettoyer leur corps des manifestations émotionnelles.
À 33 ans, Sarah décide de reprendre ses études. Elle commence par une licence professionnelle en sociologie de l'illettrisme, puis un master professionnel, avant d'intégrer directement la troisième année de licence de psychologie. Ces études universitaires, bien que classiques, lui ont permis de réaliser qu'elle possédait déjà une connaissance intuitive. Elle se souvient d'un cours où, en regardant des vidéos de personnes atteintes de troubles psychiatriques, elle captait des informations incroyables, ressentant l'histoire de vie des personnages au-delà des mots de l'enseignant. Cette expérience fut une révélation : elle comprit qu'elle devait apprendre à maîtriser cette sensibilité qui l'avait rendue malade par le passé, cette capacité à être envahie par les émotions d'autrui.
Un autre événement marquant survient lors de son master en didactique professionnelle, alors qu'elle filme un boulanger. Elle observe l'homme plonger sa main dans la pâte de manière machinale. En l'interrogeant, elle le pousse à explorer les repères, les mémoires techniques et affectives qu'il utilise pour estimer la cuisson de sa pâte. Cette observation, combinée à une expérience similaire avec un chef cuisinier qui testait la cuisson de son rôti avec les doigts, lui révèle l'importance de "contacter la matière" et la richesse des mondes intérieurs.
Parallèlement, Sarah rencontre une femme channel, Marianne, qui devient une rencontre clé dans sa vie. Marianne lui ouvre les portes du monde spirituel, l'initiant à l'hindouisme et aux maîtres avatars. Cette éducation spirituelle passe par des séances individuelles d'une grande pureté et précision, où Sarah s'abandonne, brisant les cristallisations et les croyances. Elle prend conscience des boucliers derrière lesquels elle s'était abritée.
Après avoir décroché ses diplômes, le destin frappe à sa porte. Marianne, sa mentore spirituelle, lui propose de partager son cabinet, une synchronicité qui confirme son chemin. Pour Sarah, toutes ces épreuves et ces rencontres sont des preuves d'amour, des moyens pour la vie de lui dire qu'elle est aimée et guidée. Ce n'est pas une méthode, mais "juste de l'amour".
Sa foi, déjà présente, est profondément ancrée lors d'un voyage aux Philippines en 2024, où elle rencontre des guérisseurs philippins. Ces guérisseurs sont connus pour leurs "chirurgies à mains nues", plongeant leurs mains dans le corps pour extraire ce qu'ils appellent des "programmes" ou des "croyances" matérialisées sous forme de tissus non humains. Sarah a vécu cette expérience à plusieurs reprises. Elle décrit une sensation désagréable, entre irritation et brûlure, mais sans douleur. Le plus étonnant est l'absence de cicatrice et le fait que les analyses des tissus extraits sont inexplicables par la science.
Lors de ces "opérations", qui se déroulent dans une chapelle, sans asepsie ni bloc opératoire, Sarah témoigne de l'intervention de l'Esprit Saint. Elle raconte comment une guérisseuse, après un "scan" avec une feuille A4 blanche, identifie des dysfonctionnements biologiques et procède à des injections sacrées, ressenties comme des piqûres sans contact physique direct. Ensuite, lors de la chirurgie, la guérisseuse a plongé sa main dans son sein droit (alors que Sarah avait une problématique au sein gauche), en a retiré une "escalope rouge foncé", sans laisser de trace. Pour Sarah, ces guérisseurs matérialisent des programmes ou des croyances que le corps contient. Elle a vu des cas de guérisons spectaculaires, notamment un homme atteint d'un cancer avancé dont les examens se sont avérés négatifs après son retour.
Ces expériences aux Philippines ont été pour elle les "preuves ultimes" dont son mental avait besoin pour cesser de douter. Elle y retourne régulièrement, accompagnant des groupes de personnes cherchant cette transformation. Le voyage n'est pas touristique, mais une immersion de quinze jours d'introspection et de méditation, culminant avec les chirurgies. Ces guérisseurs, humbles et souvent issus de familles chamaniques, ne se décrivent pas comme des faiseurs de miracles, mais comme des canaux pour l'Esprit Saint.
Aujourd'hui, l'activité principale de Sarah est les constellations familiales, qu'elle pratique et enseigne. Elle offre également des séances individuelles, son approche étant complètement ouverte et sur mesure. Elle a publié deux ouvrages, "L'insoumise" et "La valeureuse", des romans qui racontent son histoire de vie à travers différents personnages, rendant ses concepts profonds plus accessibles. Un troisième tome, "La souveraine", est en préparation.
Sarah conclut en exprimant le désir que l'on retienne d'elle la simplicité, la joie, la foi et la paix. Elle qui était une "machine de guerre" à 18 ans est aujourd'hui en paix, un "beau retournement" qu'elle attribue à son parcours et à sa foi inébranlable, renforcée par des expériences comme celles des Philippines. Elle invite les sceptiques à vivre l'expérience, car "la foi, c'est aller sans savoir, c'est ne pas chercher de preuves, c'est accepter de ne pas comprendre".