
NFA Live! Where the Next Bull Run is Hiding
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Bienvenue à NFA live. Cette émission aborde la question cruciale de l'endroit où se situe le prochain marché haussier, compte tenu de la volatilité actuelle des marchés, qu'ils soient traditionnels ou numériques. Les intervenants, Guy de Coin Bureau et Ben, discutent de diverses perspectives, allant des tendances macroéconomiques aux cycles spécifiques du marché des cryptomonnaies.
Guy de Coin Bureau commence par écarter l'idée d'un marché haussier imminent dans le domaine des cryptomonnaies. Il souligne plutôt un intérêt croissant pour le secteur de la mémoire et des puces, notamment avec des entreprises comme Micron et SanDisk. Il explique que malgré les dépenses importantes des hyperscalers dans le domaine de l'IA, l'argent est principalement dirigé vers l'infrastructure physique de ce secteur, à savoir la mémoire et les puces. Micron, en particulier, a affiché des résultats financiers exceptionnels, dépassant largement les attentes et prévoyant une croissance encore plus forte pour le trimestre suivant. Guy met en avant la demande croissante de mémoire et de puces, non seulement pour les centres de données et l'IA, mais aussi pour les véhicules semi-autonomes et les robots humanoïdes, ce qui suggère une thèse haussière à long terme pour ce secteur, même si le rythme de l'IA venait à ralentir. Il qualifie ce secteur de « ennuyeux mais fondamental », un trait qu'il apprécie dans ses analyses d'investissement.
Ben, quant à lui, partage une analyse plus axée sur le marché boursier traditionnel. Il avait anticipé une légère correction en juin, ce qui s'est effectivement produit. Il observe que les années d'élections de mi-mandat voient souvent une correction modérée en juin, suivie d'un rebond en août-septembre, avant une baisse plus significative en fin d'année. Il suggère que les marchés internationaux pourraient également connaître une trajectoire similaire. Cependant, Ben envisage un possible retour du marché haussier vers Bitcoin si le marché boursier global connaît une correction plus importante au second semestre de l'année, potentiellement vers le quatrième trimestre.
La discussion se tourne ensuite vers les cycles quadriennaux, un concept que certains adeptes du marché des cryptomonnaies suivent de près. Rob, l'animateur, cite Tony Robbins sur l'importance de reconnaître les modèles. Les intervenants sont unanimes sur la pertinence persistante des cycles quadriennaux pour Bitcoin. Ben affirme que c'est le seul indicateur qui n'a pas échoué jusqu'à présent et suggère de s'y fier tant qu'il se révèle exact. Il critique ceux qui luttent contre cette simplicité apparente, soulignant qu'une stratégie consistant à acheter à la fin de l'année d'élections de mi-mandat et à vendre au quatrième trimestre de l'année post-halving aurait historiquement surpassé la plupart des autres indicateurs. Guy acquiesce, citant la phrase « l'investissement de cette époque est différent » comme étant la plus fatale, et ne voit aucune raison pour que le cycle quadriennal change. Il admet qu'il aurait dû y prêter plus d'attention. Rob ajoute que ce ne sont pas tant les creux que les sommets qui sont importants dans ces cycles, et que même avec une multitude d'indicateurs, le cycle quadriennal aurait suffi à générer des rendements significatifs.
En ce qui concerne les indicateurs de creux, Rob mentionne la moyenne mobile sur 200 semaines comme un point de référence, notant que le prix de Bitcoin se situe actuellement au-dessus de ce niveau, avec des niveaux de support potentiels autour de 57 000 $ et même 47 000 $ selon la moyenne sur 350 semaines. Il encourage à ne pas avoir peur de ces niveaux, car les cycles ont historiquement été cohérents.
La conversation aborde ensuite la question fondamentale : faut-il s'asseoir et attendre, ou déployer des capitaux maintenant ? Rob présente des graphiques montrant la courbe ascendante de la masse monétaire M2 depuis 2018, mais aussi sa baisse en 2022, expliquant la volatilité et les marchés baissiers. Il souligne la tendance à la hausse prévue pour 2026, mais met également en garde contre les facteurs négatifs potentiels : les décisions de la Réserve fédérale concernant les taux d'intérêt, les tensions géopolitiques (notamment avec l'Iran), la quantité importante de stablecoins sur le marché (314 milliards de dollars selon DeFi Lama) et les réserves de trésorerie considérables détenues par des entités comme Berkshire Hathaway (près de 400 milliards de dollars). De plus, le revenu disponible réel est devenu négatif pour la première fois en deux ans et demi, signalant des « goulets d'étranglement » potentiels.
Guy répond en premier à la question de savoir s'il faut attendre. Il met en garde contre le danger d'attendre une opportunité qui pourrait ne jamais se présenter, citant l'exemple de Berkshire Hathaway qui accumule des liquidités sans action immédiate. Bien qu'il reconnaisse l'importance de détenir une part significative de liquidités dans un portefeuille, il considère que rester entièrement liquide et ne pas investir du tout est une recette pour le désastre. Il rappelle que l'inflation érode constamment la valeur des monnaies fiduciaires, ce qui justifie l'existence de Bitcoin. Attendre un point d'entrée générationnel pourrait signifier laisser l'inflation anéantir les gains potentiels. Guy insiste sur la nécessité de détenir des actifs pour se protéger contre l'inflation et sur l'importance d'un horizon temporel long, en faisant confiance à la tendance haussière à long terme des marchés. Il utilise la métaphore du proverbe chinois sur la plantation d'un arbre : le meilleur moment était il y a 20 ans, le deuxième meilleur moment est maintenant. Il conclut que sans la volonté de prendre des risques, il n'y a pas de récompense, et que l'action des prix à court terme n'est que du bruit. L'investissement est une question de « temps passé sur le marché plutôt que de timing du marché ».
Ben partage son avis, estimant que pour les cryptomonnaies, le moment opportun pour s'abstenir était il y a environ huit mois. Il recommande actuellement d'ignorer le marché des cryptos jusqu'à la fin de l'année d'élections de mi-mandat, puis de rechercher des opportunités, une stratégie qui aurait fonctionné en 2018 et 2022. Il est d'accord avec Guy sur le fait qu'il faut détenir des actifs à long terme pour contrer l'inflation, mais souligne l'importance de choisir les « bons actifs ». Il critique la tendance de certaines personnes à acheter des actifs de mauvaise qualité en espérant s'enrichir. Pour ceux qui ne souhaitent pas sélectionner d'actions individuelles, investir dans des fonds indiciels qui suivent le marché global est une option moins énergivore et qui tend à croître avec le temps. Il réitère que détenir des actifs sur le long terme est essentiel, et que la fin des années d'élections de mi-mandat offre souvent de bons points d'entrée pour le cycle suivant.
Rob conclut cette partie en soulignant que ne pas détenir d'actifs équivaut à être dévoré par l'inflation, et que cela serait également « ennuyeux ». Il évoque le frisson de voir son portefeuille augmenter ou diminuer, ce qui est l'essence même du marché des cryptomonnaies et des actifs numériques.
Il aborde ensuite un sujet plus léger et ludique : un pari sur Polymarket concernant sa participation à la conférence ITC à Miami en novembre. Il révèle avoir des informations internes, mais le pari reste à 50/50. Il fait la promotion de la conférence, soulignant qu'elle offre une échappatoire aux froids de novembre dans le reste des États-Unis, et liste plusieurs intervenants attendus, dont Ben, David Lin, Garrett Soloway, Aldo, Epic Economist et The Crypto Kid. Un QR code et un lien dans la description permettent d'accéder au site web de l'événement.
Guy, interrogé sur sa participation à la conférence, reste évasif, indiquant que c'est une possibilité en cours de discussion, mais qu'il ne peut pas confirmer. Il mentionne la longue distance entre Dubaï et Miami. Ben, en tant qu'organisateur de sa première conférence, exprime son enthousiasme et mentionne l'organisation de fêtes ITC, une tradition à laquelle Rob a déjà participé.
La discussion se déplace vers des questions diverses et des observations plus informelles. La conversation tourne autour du football, ou « soccer » comme on l'appelle aux États-Unis. Ben, qui est américain, montre un vif intérêt pour le sport, ce qui amène Rob à s'interroger sur le fait que les Britanniques critiquent les Américains pour utiliser le terme « soccer » alors qu'il est originaire du Royaume-Uni. Guy explique que le terme « soccer » n'est plus utilisé au Royaume-Uni, où le sport est appelé « football » car on utilise les pieds pour frapper le ballon. Une anecdote sur un sketch du SNL sur George Washington et la création du « football américain » est partagée.
Concernant la conférence ITC, des détails logistiques sont abordés, notamment les heures d'arrivée recommandées (vendredi à 17h pour des boissons de bienvenue) et la date principale de la conférence (samedi), avec des activités supplémentaires le vendredi et le dimanche. Des suggestions d'hôtels sont également mentionnées. Une question sur la présence de conférenciers comme Lynn ou Bob est posée, et Ben indique que des démarches ont été entreprises, que des ajouts de conférenciers sont prévus, et que Jason Pizzino pourrait être intéressé, bien que la conférence ne se limite pas uniquement aux cryptomonnaies mais englobe également d'autres domaines d'investissement, conformément à la philosophie qu'il y a toujours un marché haussier quelque part. L'objectif est de proposer une expérience différente des conférences crypto traditionnelles.
Une question sur les actions de calcul quantique est soulevée, évoquant l'intérêt du gouvernement américain pour ce domaine. Guy mentionne que des entreprises comme IBM et Google sont impliquées dans le calcul quantique, et que cela aura un impact sur Bitcoin et le marché en général, bien que cela prenne du temps.
La discussion sur le football reprend, avec une question sur la popularité du soccer aux États-Unis. Ben explique qu'en dépit de l'engouement pour le basketball, le baseball et le football américain, même une petite fraction de la population américaine intéressée par le soccer représente un public conséquent, comparable à celui de nombreux pays européens. Il souligne que l'immigration latino-américaine a contribué à l'essor du soccer aux États-Unis, car le football est profondément ancré dans la culture de nombreux immigrants. Guy compare la situation avec le Royaume-Uni, où le football est une pierre angulaire culturelle, mais reconnaît la forte concurrence des autres sports américains.
Enfin, les intervenants concluent l'émission, remerciant les invités et rappelant les liens dans la description. Ils annoncent la prochaine apparition de Guy sur la chaîne Coin Bureau. L'animateur exprime sa gratitude envers Ben et Guy, et l'émission se termine sur des salutations informelles et des références à des discussions futures.