
Has the Fed Been Making A Mistake?
Audio Summary
AI Summary
Dans cette vidéo, nous analysons la décision de la Réserve fédérale (Fed) de ne pas suivre la tendance des rendements à deux ans et si cela constitue une erreur. Le rendement à dix ans se situe actuellement autour de 4,8 %, tandis que le rendement à deux ans, qui suit historiquement de près le taux des fonds fédéraux, a augmenté depuis février. La Fed, quant à elle, n'a pas relevé ses taux, malgré les signes d'inflation persistante, comme le prix du pétrole à 92 dollars le baril, et un marché de l'emploi solide avec un taux de chômage en baisse depuis fin 2025.
Cette divergence s'explique par l'incapacité ou le refus de la Fed de relever les taux, potentiellement en raison de pressions politiques de l'administration présidentielle. Les "vigilants obligataires" réagissent à cette situation, envoyant les rendements à long terme à la hausse. Le secrétaire au Trésor, Yellen, a annoncé un programme de rachats d'obligations, mais les rendements ont continué d'augmenter, démontrant que le marché teste la détermination de la Fed. La meilleure stratégie pour la Fed afin de faire baisser les rendements à long terme serait de montrer sa détermination à lutter contre l'inflation par des hausses de taux ou un resserrement quantitatif.
Actuellement, l'incertitude règne quant à la prochaine décision de la Fed. Le 8 septembre, les chances d'une hausse des taux en septembre n'étaient que de 60 %, une situation inhabituelle à huit jours de la décision, généralement caractérisée par une confiance de 80 à 90 % dans une direction ou l'autre. Cette incertitude accrue peut entraîner des réactions plus violentes sur les marchés. La Fed a supprimé ses indications prospectives, laissant les marchés dans le flou.
L'orateur estime que la Fed commet une erreur en ne relevant pas ses taux. Une hausse de 25 points de base en septembre ramènerait le taux des fonds fédéraux près de 4 %. Deux hausses seraient nécessaires pour atteindre ce niveau. Le marché anticipe deux hausses, mais leur calendrier est incertain. Si la Fed ne relève pas ses taux en septembre, le marché obligataire continuera de protester. L'orateur critique le fait que certains, comme Kevin Warsh, critiquent les politiques passées de lutte contre l'inflation tout en n'agissant pas eux-mêmes.
Il y a une divergence entre la stratégie de Yellen, qui vise à faire baisser artificiellement les rendements à long terme par des interventions, et celle de Warsh, qui s'attend à ce que les rendements à long terme fassent le travail. Ces deux approches sont contradictoires. Une hausse des taux, bien que potentiellement douloureuse pour les actifs les plus sensibles à la durée, est nécessaire et peut indiquer une économie forte, comme ce fut le cas en 1997 où une hausse de taux a été suivie d'une longue période de croissance boursière.
En résumé, l'incapacité de la Fed à agir face à l'inflation et à la vigueur du marché de l'emploi pousse les rendements à long terme à la hausse. L'incertitude entourant les futures décisions de la Fed augmente le risque de volatilité sur les marchés. La seule façon de rétablir la confiance serait que la Fed démontre sa détermination à maîtriser l'inflation par des actions concrètes, notamment des hausses de taux. Couper les taux dans une économie forte ne ferait qu'aggraver l'inflation.