
Hume and the Zen Buddhists Arrived at the Same Insight About the Self
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L'orateur aborde la question de savoir si l'incapacité de connaître la structure globale de l'espace-temps de l'intérieur a un rapport avec le fait que la connaissance à la première personne est irréductiblement de l'intérieur. Il ne voit pas de connexion directe, mais note une similarité dans les limites de ce que l'on peut savoir, ainsi qu'un problème de sous-détermination similaire concernant le soi.
Concernant la sous-détermination du soi, l'orateur explique qu'il s'agit d'un sujet abordé dans son cours de philosophie des sciences. Après avoir étudié la logique de base et le problème de la sous-détermination en général, puis un cas d'étude en physique (la sous-détermination cosmique à grande échelle), le cours examine le soi comme second cas d'étude. Il fait référence aux écrits d'empiristes comme Hume, qui, en cherchant à s'observer et à répondre à la question "qui suis-je, qu'est-ce que je suis", constate qu'il n'a aucune observation directe de lui-même.
L'orateur établit un parallèle avec l'approche de Hume en matière de causalité. Hume, en observant des boules de billard, voit les données empiriques et les corrélations de mouvement, mais jamais la cause elle-même, qu'il considère comme une chose métaphysique insaisissable. De même, en cherchant le soi, Hume voit toutes sortes de données empiriques et de perceptions – l'amour, la haine, le plaisir, la douleur – mais jamais le "moi" lui-même.
Cette perspective est ensuite comparée aux idées bouddhistes sur le non-soi. Bien que le bouddhisme soit vaste, des principes importants comme l'impermanence et le non-soi le relient. L'orateur souligne que les empiristes comme Hume et les bouddhistes semblent tous deux identifier un type de sous-détermination qui part de données empiriques sur le soi mais ne parvient pas à définir ce qu'est ce soi.
Il est mentionné que Hume aurait été effrayé et confus par ces investigations, cherchant à s'évader dans des jeux comme le backgammon. De plus, la revendication de Hume est épistémologique, concernant les limites de l'introspection, tandis que la revendication bouddhiste sur le non-soi semble ontologique. L'orateur est invité à expliquer comment il fait le pont entre ces deux positions.
L'orateur, pratiquant le bouddhisme Zen, précise que l'idée de non-soi dans cette tradition n'est pas une affirmation à laquelle s'accrocher. Il y a un certain scepticisme dans le Zen quant à la capacité des mots à exprimer des vérités profondes. Le non-soi, pour un bouddhiste Zen, est plutôt un lâcher-prise de l'idée de soi, une manière de ne pas s'accrocher follement à des choses qui dépassent l'expérience directe ou les données empiriques. C'est une façon d'être face à la sous-détermination, en refusant de s'accrocher à une idée, même si cette idée est une négation comme le non-soi.
Il clarifie que les bouddhistes ne devraient pas être vus comme s'accrochant à l'idée de non-soi. L'interlocuteur demande si l'idée du "non-soi" comme une sorte de "saisie du non" est une mauvaise interprétation occidentale. L'orateur confirme que cela peut être le cas, citant l'exemple d'un maître Zen qui réprimanderait un élève s'accrochant à l'idée du non-soi, car s'accrocher à quoi que ce soit va à l'encontre de la pratique Zen.
L'orateur admet ne pas être un expert en bouddhisme, mais explique qu'il a été attiré par le Zen en raison de sa simplicité et de son approche qui dévalorise les mots, les théories et les "ismes". Le Zen met l'accent sur l'expérience directe plutôt que sur l'articulation verbale des vérités, considérant les mots comme un simple doigt pointant vers la lune, et non la lune elle-même.
Initialement, il a été attiré par le bouddhisme après avoir grandi mormon et avoir ressenti un vide spirituel après avoir quitté cette religion. Un professeur de philosophie lui avait parlé des idées bouddhistes et des bienfaits de la méditation. Ce n'est qu'après avoir obtenu sa titularisation en tant que professeur, ce qui lui a permis de disposer d'un "espace" et d'un désir de clarté, qu'il s'est vraiment tourné vers le bouddhisme. Il a trouvé un groupe pratiquant le zazen dans son quartier et a commencé à méditer avec eux.
La méditation est devenue une partie intégrante de sa vie quotidienne et de celle de sa famille, servant de cadre et de structure, une sorte de religion personnelle qui l'aide à appréhender les événements de la vie.