
Les USA n'ont plus de missiles! La guerre change complètement!
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L'Europe doit se préparer à un "automne iranien", marqué par la reprise de la guerre, l'envolée du pétrole, la résurgence de l'inflation et des factures salées. Malgré les promesses de cessez-le-feu, de nouveaux échanges de missiles ont eu lieu à Ormous, perturbant le passage de nombreux navires. Seuls 13 bateaux ont franchi le détroit le 31 août, contre une centaine habituellement, avec 437 pétroliers en attente.
Les tentatives de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran ont échoué à plusieurs reprises. En septembre, la marine américaine a frappé 90 cibles iraniennes, démantelant méthodiquement leur dispositif autour du détroit. Le conflit a déjà causé de lourdes pertes, avec 17 navires marchands endommagés, 7 abandonnés, 2 capturés, 1 remorqueur coulé et 12 marins tués ou disparus. Les grands armateurs refusent de faire passer leurs navires, certains naviguant en "dark tanker".
L'Iran détient toujours la clé d'Ormous. La première puissance militaire mondiale, les États-Unis, manque de munitions, ayant consommé 67% de ses missiles Patriot en six mois. La reconstitution de l'arsenal prend des années. Israël et l'Arabie Saoudite sont également à court de munitions.
Les pays du Golfe tentent de contourner Ormous en construisant des pipelines et des ports, mais ces efforts sont coûteux et insuffisants pour remplacer les 20 millions de barils par jour qui transitent normalement par le détroit. En Europe, la volatilité du Brent est maximale, dépassant les 95 dollars le baril. Le diesel européen a augmenté de plus de 30% depuis février. L'inflation est en hausse et la BCE envisage de remonter ses taux. La France, fortement dépendante du pétrole, s'attend à de nouvelles mesures de sobriété.