
Refaire sa vie en Thaïlande à 65 ans : courage ou grosse erreur ?
Audio Summary
AI Summary
Philippe, un Français de 65 ans résidant en Suisse depuis 30 ans, a décidé de quitter l'Europe pour s'installer en Thaïlande. Après avoir vécu en France puis en Suisse, il ne se sentait plus à sa place et cherchait un changement radical de mode de vie. La pandémie de Covid-19 et la privation de liberté qu'elle a entraînée ont été un déclencheur majeur dans sa réflexion. Il a ensuite découvert la Thaïlande à travers des vidéos YouTube, qui semblaient correspondre à ce qu'il recherchait.
Sa première expérience en Thaïlande a été un choc culturel, mais il s'y était préparé en regardant de nombreuses vidéos et en se documentant. Il souligne que les règles et le mode de vie sont très différents de ceux de l'Occident. Il trouve la Thaïlande plus libérale, citant l'exemple de personnes faisant des barbecues portables dans des lieux publics, ce qui serait impensable en France.
Philippe a eu une carrière variée, travaillant une dizaine d'années dans l'industrie mécanique en France, puis une vingtaine d'années dans le commerce. Plus récemment, il a travaillé comme chauffeur Uber à Genève, une activité qu'il a trouvée enrichissante et moins fatigante physiquement, compte tenu de son âge. Il a également eu des expériences dans la restauration et le bâtiment.
Il insiste sur l'importance du respect, tant envers les personnes qu'envers les lieux. Il note que la notion de respect peut varier d'une culture à l'autre, donnant l'exemple de l'effort physique qui est perçu différemment en Thaïlande et en France. Il a appris de ses erreurs, comme lorsqu'il est monté sur un banc pour prendre une photo dans un night market, ce qui lui a valu une réprimande de la part d'un agent. Il reconnaît que même après des années d'expérience, on continue d'apprendre et de découvrir de nouvelles subtilités culturelles.
La barrière de la langue est la principale frustration pour Philippe. Il ne parle pas anglais et connaît seulement quelques mots de thaï. Il compte s'inscrire à une école pour apprendre le thaï et l'anglais, et utilise Google Translate pour communiquer au quotidien. Il a rencontré sa petite amie thaïlandaise dans un bar, une rencontre qui s'est faite de manière inattendue. Il précise qu'elle ne lui a pas demandé d'argent, soulignant l'importance d'une relation saine, surtout dans ce contexte.
Concernant ses préférences de localisation en Thaïlande, Philippe recherche un lieu animé mais pas trop bruyant, et surtout, il a besoin d'être proche de la mer, du sable et des palmiers. Il a visité Bangkok, Pattaya et Koh Samui. Il a trouvé Pattaya trop grande et bruyante pour s'y installer. Il a apprécié le paysage de Koh Samui, le comparant à la Polynésie française, mais a trouvé le trajet trop long (11 heures) et potentiellement coûteux en avion. Il n'est pas attiré par Chiang Mai car il n'y a pas de mer. Il envisage Hua Hin comme une destination potentielle, car elle offre la mer et n'est pas trop éloignée de Bangkok, ce qui lui permettrait de rester connecté à sa famille en France et en Suisse tout en profitant de sa retraite.
Il a eu une expérience marquante en entrant par erreur sur une bretelle d'autoroute en scooter, une "grosse connerie" qu'il a dû corriger en roulant à contresens sur plusieurs centaines de mètres. Il reconnaît les dangers de la circulation en Thaïlande, notamment les accidents de moto, et souligne l'importance du port du casque.
Philippe aborde également la question des pourboires, expliquant qu'en Thaïlande, il est courant d'en donner, surtout pour remercier un service. Il raconte une anecdote où un touriste français a rendu seulement 100 bahts à un Thaïlandais qui lui avait rendu une somme équivalente à 100 000 bahts, contrastant cela avec sa propre expérience en France où il n'avait rien reçu après avoir rendu une sacoche contenant une somme importante. Il estime que le pourboire est une manière d'accompagner un remerciement, voire une forme de reconnaissance.
Il souhaite s'intégrer au maximum en Thaïlande, et pour cela, il considère l'apprentissage de la langue comme essentiel. Il est motivé à apprendre le thaï et l'anglais, considérant que la communication est la clé d'une bonne intégration. Il critique ceux qui vivent en Thaïlande depuis des années sans apprendre la langue locale.
Ses prochaines étapes incluent la finalisation de ses démarches administratives en Suisse pour notifier officiellement son départ, puis son retour en Thaïlande pour obtenir un numéro de résident fiscal et un visa retraite. Il souhaite faire les choses correctement pour éviter tout problème avec les autorités.
Philippe trouve la Thaïlande plus libérale que la Suisse et la France, notamment en ce qui concerne les règles commerciales pour les petits entrepreneurs. Il compare le système des auto-entrepreneurs en France, où les charges sont demandées dès le début, à la Thaïlande où la création d'entreprise semble plus accessible pour les petites activités.
Il tempère cependant en affirmant que la Thaïlande n'est pas un pays "facile" et qu'il faut avoir le bon contexte et une décision mûrie pour s'y installer. Il reconnaît qu'il y aura des obstacles, mais il est convaincu que ce sera mieux que les difficultés qu'il a rencontrées en Suisse et en France, qu'il trouve désormais insupportables.
Il exprime un grand enthousiasme à l'idée d'être en Thaïlande, se sentant comme un enfant redécouvrant le monde. Il est impatient de commencer cette nouvelle vie, même s'il doit retourner en Suisse pour régler des formalités. Il est confiant dans sa décision et est heureux d'être là, malgré les défis à venir. Il espère que sa nouvelle vie en Thaïlande sera une réussite.